Called game

Quand les éditions Kazé m’ont proposé de recevoir Called game, je vous avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Une princesse, Alna, promise au roi du pays voisin, qui échange son identité avec sa servante, découvrant ainsi en tant que garde du corps une cour rongée par les complots, les alliances et les intrigues. Au centre de tout cela : la romance. En effet, Alna n’était pas la seule promise du roi : elle va devoir se disputer le trône avec 5 autres prétendantes, prêtes à tout pour l’obtenir…

J’ai tout de suite été très intriguée par cette 4e de couverture, qui laissait entrevoir une histoire originale et très intéressante. Mais, car il y a toujours un mais, cette histoire paraissait complexe, et qui dit complexe dit risque de choses inexploitées et d’incompréhension.
J’avais donc une petite appréhension en ouvrant ce manga, car l’histoire elle même paraissait déjà complexe, mais en plus de cela notons que celle-ci se déroule dans le cadre d’une cour, entraînant ainsi beaucoup de personnages et d’intrigues…

Et bien verdict : je ne me suis pas perdue ! Je suis très vite déboussolée face à un univers riche, et j’ai tendance à décrocher quand trop de choses sont en jeu.
Et là, certes il y a pas mal de personnages, certes beaucoup de choses sont en jeu, mais tout est si bien ficelé que ça se lit tout seul !
Ainsi on obtient une histoire qui en a dans le ventre, avec de l’intrigue à revendre, et avec des personnages tous bien différents. En bref, on ne s’ennuie jamais.
Je n’ai pas vu les pages défiler, car c’est à peine le premier tome, donc il reste beaucoup de flou, mais pourtant je voulais déjà avoir des réponses à mes questions. J’ai été complètement immergée dans cette histoire, et décidément elle mérite l’adjectif « original ». Je n’avais encore jamais vu un cadre châtelain exploité ainsi, encore moins dans un manga. Le côté manuscrit est donc très bien, mais il est d’ailleurs aussi porté par des planches de qualité. Les dessins sont très beaux, détaillés, et ils donnent une dynamique vraiment fluide à l’histoire.
En bref, tout s’emboîte vraiment bien, de façon à nous offrir un manga à la hauteur de mes espérances.

J’ai très hâte d’avoir le tome 2 en ma possession, car le personnage d’Alna m’a conquise. Elle est courageuse, belle, et possède un franc-parler à toute épreuve. La définition de badass quoi. Et on sait tous que les femmes badass, j’adore ça 😎.
Je suis donc impatiente de découvrir ce qu’il va arriver à Alna, qui n’a pas hésité à échanger son titre de princesse avec sa servante, afin de passer pour une simple garde du corps dans ce pays qu’elle ne connaît pas. Car en effet, celui-ci regorge de dangers. Alna devra se plier aux jeux du pouvoir pour survivre…
On s’en rend bien compte en découvrant les 5 autres prétendantes au trône. On a vite un sentiment de méfiance, ne sachant à qui se fier, et où sont disséminés vérité et mensonge… C’est sur plusieurs tableaux que va devoir jouer notre héroïne si elle ne veut pas voir sa couverture tomber et sa vie mise en danger. Dans cette histoire, il n’est effectivement pas seulement question de pouvoir, mais aussi de vie ou de mort. Accèder au trône semble présenter bien plus d’enjeux et de dangers que je n’aurais pu l’imaginer, et c’est donc un vrai plaisir pour le lecteur, car cela donne une intrigue avec une certaine tension, qui pousse à essayer de deviner qui seront les ennemis et qui seront les alliés.
À voir lors des prochains tomes si mes estimations sont justes !

J’ai aussi hâte d’en découvrir plus sur plusieurs personnages, qui n’hésitent pas à avoir un caractère unique pour chacun, et qui ont ainsi grandement piqué mon intérêt. Tout un panel de personnalités qui rend cette histoire d’autant plus intéressante, et je suis donc vraiment pressée de voir l’évolution qu’auront les personnages. Je suis aussi impatiente de voir comment l’intrigue évoluera, cette bataille pour le trône, entre romances, alliances et complots.
La tension instaurée dans l’histoire est vraiment délicieuse, en un seul tome on décèle déjà qu’elle cache plus que ce que l’on croit déjà mit en jeu. On a déjà eu des coups de théâtre, des révélations et des surprises dans ce tome, mais on sent très bien que ce n’est que le début… Et j’adore ça !

Beaucoup de questions restent sans réponses, beaucoup de personnages ont su m’intriguer, et l’histoire me fait retenir mon souffle… Là n’est-il pas un très bon combo obtenu par un seul et unique tome ?
Je me demande bien ce que me réserve la suite de Called game, mais une chose est sûre : c’est mission réussie pour cette nouveauté parue chez Kazé, j’ai adoré !

Merci à Kazé pour l’envoi de ce manga !

L’écuyer du roi

Il se remémora tout ce qu’il avait vu en chemin, tout ce qu’il avait vécu et tout ce qu’il avait appris. Il comprit alors que ce n’était pas le but qui comptait, mais le chemin parcouru pour l’atteindre.

L’écuyer du roi – Tonke Dragt

« L’écuyer du roi », c’est un roman historique, qui remplit tous les critères qui font que c’est une histoire réussie dans ce genre.

En effet, on retrouve une histoire de chevaliers, avec comme personnage principal Tiuri, qui va avoir pour mission de porter dans le royaume voisin une lettre qui semble d’une importance capitale… Mais évidemment, fourberies, dangers et ennemis viendront lui compliquer la tâche.

On suit donc ce jeune homme, Tiuri, dans sa quête. Et plus qu’une histoire portant sur la mission chevaleresque, les combats et les aventures, c’est aussi une portée très humaine que nous offre ce livre. En effet, on a certes une route semée d’embûches, mais surtout une avancée personnelle. Tiuri va rencontrer beaucoup de personnes, toutes lui permettant d’évoluer, de découvrir la beauté de l’humanité, dans les côtés sombres tout comme dans sa bonté.

C’est cela qui différencie donc ce livre des autres romans historiques que l’on pourrait avoir en tête. Les combats sont tant physiques que mentaux, montrant le courage, la réflexion, la joie, la tristesse, l’audace que poussent à avoir cette mission dont Tiuri est porteur. De plus la plume de l’auteur possède un style descriptif, qui nous permet de réellement immerger dans les pensées du jeune homme. Ainsi cette experience morale est d’autant plus forte, car on doute avec Tiuri, on sourit avec lui, et au fil des pages j’avais également le poids du voyage qui se posait sur mes épaules, les paysages à foison qui s’imprégnaient sur mes pupilles, et les rencontres qui marquaient mon cœur.

Cela peut aussi paraître long à certains moments, car même si ce long périple est marqué par beaucoup d’événements, les personnes avides de combats sanglants et de rythme effréné risquent d’être déçues. C’est un voyage qui nous offre des paysages magnifiques, des relations tout aussi belles. On ne se presse pas particulièrement, on nous laisse profiter du cadre spatio-temporel. On est plongés dans le royaume de Dagonaut et d’Unauwen, dans les châteaux, sur les routes, à travers la forêt…

C’est une réelle aventure que l’on vit, et d’ailleurs je me suis retrouvée à éprouver un fort attachement pour Tiuri, qui est naturel comme tout, et qui nous permet donc de nous identifier à lui sans aucun anicroche. Mention spéciale à Piak également, qui a su montrer l’importance de l’amitié, du soutien dans la vie. Son dynamisme, sa candeur, et son énergie m’a fait fondre, et ce fut vraiment un plaisir de suivre ce duo. D’ailleurs chaque personnage présent dans ce livre, bon ou mauvais, apporte indirectement ou non un message, une valeur.

Ainsi sur la longue route de Tiuri sont disséminées plein de valeurs, qui s’installent au creux de notre lecture, accrochées noir sur blanc.Le tout a fini par me paraître aussi réel que les pages qui effleuraient la pulpe de mes doigts, tellement j’ai été immergée. Et franchement, ce côté humain rehaussé dans un livre historique, c’était une première pour moi. Je n’avais pas l’habitude de lire ce genre sous cet angle, et ce fut une très belle découverte. Je pense que ce livre risque uniquement de déplaire aux personnes qui recherchent de l’action sans interruption. L’action est vraiment présente, mais elle n’a pas pour but d’être au cœur du livre, même si j’ai eu à plusieurs reprise le rythme cardiaque qui augmente.

Comme je vous le disais, ce livre remplit tous les critères du genre historique : les lieux épousaient parfaitement l’intrigue, qui nous plonge au cœur d’une mission chevaleresque, nous offrant donc un cadre spatio-temporel parfait. Humanité et histoire parfaitement mêlés !

À tous ceux qui sont prêts pour un long voyage chevaleresque qui vous enrichira de couleurs, d’images et de valeurs : foncez.

Merci aux éditions Gallimard Jeunesse pour l’envoi de ce roman !

Check me up!

Idiote ! Avant d’être infirmière, tu es une femme. Même moi je respecte ça !

Check me up! Tome 2 – Maki Enjoji

Alala « Check me up », quel manga !

Un combo assez particulier à vrai dire, puisque l’on retrouve le docteur Tendô et la jeune infirmière Sakura, qui a dailleurs choisi ce métier dans le but de retrouver Tendô qui l’avait soignée il y a des années et pour lequel elle avait eu un réel coup de cœur…
Alors oui, il y a du cliché. Oui, on lève parfois les yeux au ciel, car Tendô incarne le cliché du badboy dans son rôle de docteur sombre et inaccessible pour Sakura. La jeune femme quant à elle est symbole de la fille complètement gaga, prête à tout pour cet amour visiblement impossible.
Maiiis malgré cela, j’ai quand même accroché à l’histoire, car même si on retrouve l’inévitable « je t’aime moi non plus » de ce genre d’intrigue, il y a tout de même une rythmique et une évolution non négligeable.
Sakura ne s’écrase pas tant que ça face à Tendô. Elle sait prendre position face à sa mauvaise humeur, et s’imposer grâce à sa ténacité et son humour. Alors certes, elle a des cœurs dans les yeux, mais quand même un minimum de plomb dans la tête. On obtient alors un personnage auquel on s’attache, car Sakura est très naturelle, voire même un peu maladroite, et ça la rend adorable ! Surtout qu’on a en opposé cette ténacité que je kiffe 😉

Tendô quant à lui évolue également (et heureusement !). C’est un personnage très froid avec Sakura, mais adorable avec les patients. On se demande donc pourquoi ce caractère si hétérogène… Au début, peu de réponses à nos questions concernant ce caractère si énigmatique ne sont données. En effet, Tendô reste presque totalement froid et fermé. Et ok, ça donne lieu à des scènes tout bonnement épiques, car face au naturel et au manque de tact de Sakura, Tendô est tourné au comique. Mais… Il reste un personnage relativement impénétrable, et ça peut être agaçant car on tourne fortement autour du cliché de ce fait.

Mais au fil des tomes (j’en suis au tome 4 sur 7), la relation évolue, pour notre plus grand plaisir ! Tendô s’ouvre plus, nous offrant une douceur et un côté protecteur insoupçonné. On obtient donc une histoire vraiment feel good, alimentée par les deux caractères des protagonistes, des rebondissements, et le milieu hospitalier qui apporte encore plus d’originalité.
Alors certes, le cliché est présent, mais l’auteure à su nous offrir une bouffée d’air frais avec cette histoire qui a su me faire rire, me surprendre, et me faire passer un moment de lecture très très sympathique !

J’ai hâte de lire la suite, car le passé de Tendô ressurgit, les plot twist ont su donner un tournant totalement inattendu à l’histoire, et l’histoire de Tendô et Sakura a donc vivement piqué mon intérêt !
Le seul bémol sont mes yeux levés au ciel à encore certains passages, mais hormis cela on obtient quelque chose qui s’éloigne peu à peu du cliché. Ce côté doux de Tendô ne tend qu’à être développé, et j’ai hâte de voir ça, tout comme je suis pressée de retrouver la pétillante Sakura.
De nouvelles aventures hospitalières, grâce notamment aux personnages secondaires et aux nouvelles révélations, nous attendent, et je me demande fortement ce que ça va donner !

Hâte de découvrir le tome 5, qui promet amour et rebondissements… 😏

Merci aux éditions Kazé pour l’envoi de ces tomes 1, 2, 3 et 4 ! 🙂

Dévisagée

Je une bête curieuse qu’on observe, pas une personne à qui l’on parle. Voilà pourquoi je n’ai pas besoin de miroir, je rencontre mon reflet dans les yeux de tous ceux qui m’entourent.

Mon visage me revient sans cesse en pleine face.

Dévisagée – Erin Stewart

Ce livre m’a fait penser à « Les mille visages de notre histoire », de Jennifer Niven. En effet, la caractéristique principale de cet ouvrage, c’est qu’il est incroyablement humain.
Ce qui m’a marqué, c’est donc la force humaine de ce livre. Il est vraiment plein d’une force provenant des personnages, de leur histoire.
On suit en effet Ava, dont la vie est partie en fumée dans un incendie où elle a perdu son père, sa mère, et sa cousine Sara. Mais elle y a également laissé son corps, son visage défiguré.
Ainsi un livre n’a jamais aussi bien porté son titre : « Dévisagée ».

Ava vit en effet sous le poids des regards… Ils peuvent dénaturer, blesser, car notre reflet dans la pupille d’autrui est bien souvent soumis au plus dur des jugements. Ainsi la jeune fille va devoir apprendre de nouveau à vivre, trouver sa « nouvelle normalité ». Mais Ava est détruite, son identité s’en est allée dans les flammes. Cependant, elle va faire la rencontre de la pétillante Piper, et de l’atypique Asad, qui vont tous les deux l’accompagner dans l’épreuve, mais surtout la chance qu’est la vie.

« Tout le monde a des cicatrices, certaines sont juste plus visibles que d’autres. »

J’ai donc embarqué dans une histoire faite de blessures, de sourires rafistolés, de rires, de rêves s’épanouissant doucement…
On évolue au côté d’Ava et de Piper, portés par leurs cicatrices. On les suit face à ce regard des autres, et j’ai adoré la force qui anime chacun des personnages. Piper, qui fonce dans le tas mais qui pourtant se révèle tout aussi blessée qu’Ava. Et Ava elle-même, qui apprendra à se reconstruire. J’ai aimé que ces personnages, ces êtres humains, aient su me surprendre jusqu’au bout. Que leur parcours ne soit pas tout beau tout rose, que l’on ne soit pas dans le cliché de ce genre d’histoire qui nous apprend à faire de nos blessures une force. Ici, rien est forcé. Certains passages on un petit goût de déjà-vu certes, car ce n’est pas le premier livre comme celui-ci à exister. Mais cependant, il y a ce sarcasme, cette force, cette émotion, qui ne peut s’empêcher de déteindre, et de donner à ce livre cette atmosphère. Il a su m’émouvoir, me rappeler avec justesse ce que la vie apporte, que les apparences ne sont pas si importantes, et que l’on peut apprendre à composer avec l’instant même si on se pense emplit de fumée.

J’ai aimé cela, que ce livre n’hésite pas à montrer les creux, les larmes, les ratés
Il m’a appris qu’on pouvait choisir de rester à se perdre dans nos larmes, ou qu’on pouvait au contraire se lever et faire un doigt au ciel. Piper et Ava ont su me montrer l’importance de l’amitié, que celle-ci n’est pas toute rose non plus.
J’ai appris que nos blessures font partie de notre identité, mais que l’on ne doit pas les laisser nous définir.
Tout ne tourne pas forcément autour de la tragédie, l’adolescence dans toute sa splendeur agaçante et aussi dépeinte. On ne joue pas forcément tout le temps au docteur de l’âme, on nous offre aussi des moments simples.
Et d’ailleurs petite mention spéciale à Asad, tu as su aussi faire vibrer ce roman d’une autre manière.

J’ai appris la cohésion, les cordes vocales qui vibrent, le creux dans la poitrine, les larmes, les joies, la tentation d’abandonner, la vie face à autrui.
Comme le dit d’ailleurs si bien la quatrième de couverture, « Dévisagée » est aux adolescents ce que Wonder est aux collégiens. Et, tout comme moi Wonder, ce livre fut pour moi une expérience de l’instant, une vie vécue en quelques heures, puissamment humaines. Ce sont des moments importants fait pour marquer dans l’éphémère. C’est le genre de livre dont je ne me souviendrai pas particulièrement, mais pour moi l’éphémère est loin d’être une calmité. Cela montre que l’on peut marquer sans pour autant s’approprier l’âme du lecteur. Ça montre que c’est encore plus beau, encore plus humain.
Ça montre que Piper, Ava et Asad ont devant eux une continuité, dont on ne sera pas témoin. Qu’ils ne vont pas rester enfermés dans ces pages car elles n’ont pas été assez puissantes pour cela.
Ça montre que l’on renaît de ses cendres.

Merci aux éditions Albin Michel pour l’envoi de ce roman !

Le livre bleu

Ce livre est le genre de livre auquel on ne s’attend pas vraiment. On part avec quelques idées : une histoire de femme amnésique qui vit au jour le jour sans se souvenir de la veille, une plume qui a l’air fort poétique, une histoire touchante… Et oui, ce livre est tout ça. Il fut poétique et touchant, exploitant la maladie et le cadre médicale d’une façon qui n’est pas pesante. La plume de Mathilde Fournier est tout bonnement emportante, me faisant tourner les pages toujours plus vite, toujours plus avide de cette douceur, cette immense beauté empreinte dans ses mots. J’ai, dès le début, été prise d’affection pour Maria, le mystère qui l’entoure, elle est sa vie, à cause de son amnésie. Mes pupilles se sont vite abandonnées aux mots, les parcourant encore et encore, s’attachant de plus en plus à cette histoire si belle, ces personnages si humains. Tristan et son amour si loyal, Lisa et sa ténacité pétillante… L’auteure nous offre une gamme de personnages, tous si différents, tous si justes, qu’ils rendent cette histoire parfaite. C’est le genre de livre qui, lors d’une pause entre deux chapitres, m’a fait prendre conscience des petites choses qui m’entourent. Qui a su donner de l’importance, et de la beauté aux détails. Ainsi la vie prend une texture différente, comme emplie de milliers d’images sur photographies, de senteurs… Ce livre est une ôde à l’importance de la vie. Ainsi j’en été toute émue, d’avoir la chance de lire cette histoire qui conte les petits moments qui comptent. Qui m’a fait voir l’évolution de ces personnages, incroyablement humains. Lorsque l’on est privé de mémoire, on doit réapprendre à aimer, à savourer la vie et tout ce qu’elle contient. C’est ce que j’ai appris à faire, en compagnie de Tristan et Maria, de Lisa et Rachel. Petit à petit, comme un papillon déployant pour la première fois ses ailes, l’évolution se fait. On observe Maria qui réapprend la vie, et quelles émotions de voir la joie, la tristesse, ou les questionnements se peindre dans son cœur. On évolue avec l’histoire, avec les personnages, comme quelque chose que l’on écrirait un peu nous même, et c’est quelque chose de rare et vraiment joli. Et puis… La beauté, la pureté des instant qu’imprimaient en moi chaque caractères en noir sur blanc, a donné lieu à un dénouement inattendu, une atmosphère différente. J’ai eu le cœur qui s’emballe, la poitrine qui se compresse. J’avais toute une beauté, fragile, entre les doigts. Et puis, les battements se sont emballés, l’histoire s’est rythmée, le mystère a donné lieu à une impulsion, et à la révélation. Tout s’emboîte, les clefs se tournent dans les serrures, les images défilent… Et, en une note finale de symphonie, la fin s’offre à nous. En bref, un livre en deux rythmiques, qui fut un coup de cœur je pense. J’ai été empreinte de toute la poésie qu’il contient. J’ai été émerveillée par toute l’importance que l’auteure a su donner à la vie, aux souvenirs. Elle a su faire du banal quelque chose de Beau, avec une majuscule pleine d’un kaléidoscope d’instants. Un livre qui nous fait grandir, qui grandit à nos côtés. J’ai été quelque peu déstabilisée quand le livre a pris cette autre tournure, mais celle ci a su donner un coup étonnant d’originalité. Le genre de tournant inattendu, qui je ne sais pas encore si il m’a vraiment déstabilisée ou si il m’a entièrement convaincue.C’est un vrai coup de maître, d’avoir su dépeindre les choses ainsi, de savoir immerger le lecteur de cette façon. Cette histoire est de celle qui marque le cœur d’une façon légère et précieuse, et que, si c’était un film, ce serait le genre dont on reste encore ébahis devant le générique.Et je reste, oui, encore ébahie. J’ai encore les yeux pleins de paillettes, le cœur rougis, des photographies qui tournent dans l’esprit, et un sourire qui s’imprime sur mon visage, le rose colorant mes joues. J’ai encore, ces mots se déposant sur mon âme comme des pétales de cerisier. Marquée, en douceur, avec l’éclat de larmes sur les joues, et l’effleurement que provoque la justesse de cela.

Merci à Mathilde Fournier pour l’envoi de son roman, et sa douce patience 💕

Alters

Bon, les amis, si je vous dis Twilight, ça vous dit quelque chose ? Et bien, prenez « Alters », et ça en fait une sorte de remake à la Jupiter Phaeton.
Bon, je vous arrête tout de suite, pas besoin de crier au plagiat. Jupiter nous offre ici une histoire tout à fait différente de l’œuvre de Stéphanie Meyer. Cependant pour moi, oui, c’est dans la même dynamique.
En effet on retrouve dans ce livre l’histoire de Faith, adolescente plutôt classique qui va attirer l’attention de Logan, le populaire du lycée… Oui, oui, cette fois on aurait pu crier au cliché. Cependant, c’est du Jupiter Phaeton, et donc évidemment, ça ne va pas se passer comme prévu.

Oui, Logan est le cliché du populaire, mais à première vue seulement. En effet, il nous cache bien des secrets… Secrets que Faith va être poussé à découvrir. Logan est effectivement loin d’être banal, puisqu’il s’agit d’un Alters, soit un être surnaturel disposant de pouvoirs et vivant incognito au milieu des humains… Jusqu’à ce que Faith découvre la vérité.
Sa défunte mère, du FBI, lui avait déjà révélé l’existence des Alters par le passé, et lui avait surtout bien conseillé de fuir si elle en croisait…
C’était sans compter la ténacité de Faith, et les bonnes intentions de Logan, jusqu’à ce que ça dérape…

Et là BIM : une intrigue digne de Twilight : le groupe de Logan, composé du mystérieux Eter et des adorables Emriel elle est Sierra, qui m’évoquaient des vampires sous canicule. Logan me faisait penser à Edward : mystérieux, avec un charisme à toute épreuve, et surtout plein de douceur et courageux.
Ah, pour ceux qui sont plutôt team Jacob, sachez qu’il me fait aussi penser à lui. Bienveillant au possible, loyal à toute épreuve, et drôle. En bref, le personnage parfait. Je n’ai donc pas manqué de m’attacher très rapidement à lui. D’ailleurs, mon cœur a également fondu face à Emriel et Sierra, qui sont entièrement dévoués à Logan comme pourraient l’être les proches d’Edward. Ils sont très mystérieux, mais une fois la glace brisée le personnage de Faith permet de faire ressortir en eux des personnes tout bonnement adorablissimes, à l’amour indéfectible. Faith est d’ailleurs elle aussi très attachante, car elle me rappelait Bella : tenace et déterminée. Elle m’agacait aussi un peu parfois, mais son enthousiasme a su me faire passer au-dessus de sa naïveté.

En bref, pour ce roman Jupiter nous offre toute une palette de personnages qui m’ont fait fondre, et qui participent grandement au coup de cœur qu’est ce livre. Même l’impassible Éther a su provoquer mon attachement, ainsi que les personnages secondaires tel que Vald.
Car si un mot d’ordre est bien adapté pour ce livre, c’est la loyauté. Elle est l’essence des liens entre les personnages, et forge l’intrigue, menant et les quatre Alters a une confrontation contre le clan entier… En effet, connaître l’existence des Alters, c’est s’exposer à un danger, et pas des moindres… Il inclut tant le monde des humains que celui des Alters.

Ainsi l’incroyable douceur de ce livre se voit contrebalancée par une intrigue explosive, qui a su littéralement m’emballer. Le côté fantastique de ce livre donne lieu à des enjeux captivants, pleins de mystères que je suis avide de percer.
Ainsi, loin de devenir trop irréaliste, ce livre se fait de plus en plus addictif au fil que l’intrigue évolue et que le danger augmente…

Bref vous l’aurez compris, c’est encore un coup de génie de Jupiter Phaeton. Même quand il s’agit de traiter de magie et de pouvois, elle sait ne pas négliger le côté humain et le développement de l’intrigue. De ce fait la part fantastique du livre n’est pas trop dévorante, elle sait être dosée à la perfection, pour donner cette histoire qui a tant su me faire penser aux qualités de Twilight. L’action dûe aux enjeux de l’intrigue a su être tout bonnement palpitante, mêlée à une enquête qui a su me captiver et finir de piquer mon intérêt.

Jupiter m’avait habituée à des ouvrages parfaitement dosé en tout, et celui-ci ne fait pas exception. Elle m’offre ainsi un merveilleux coup de cœur.
J’ai adoré découvrir l’univers des Alters, et c’est sans réfléchir que je plongerai à leurs côtés dans de nouvelles aventures, car l’histoire est loin d’être finie…

Merci à Jupi pour l’envoi de son roman ❤️

Broken things

Enfin qui sait ? Peut-être qu’on a toujours été abîmées. Peut-être que j’ai toujours été une menteuse, et Mia, quelqu’un de faible. Peut-être que la mort de Summer ne nous a pas transformées, peut-être qu’elle a seulement révélé ce qui était déjà présent en germe.

– Broken things, Lauren Oliver

« Pari risqué… mais pari gagné ! »

Tels étaient mes mots lorsque je vous parlais de ce livre en story, entre deux pages avidemment tournées. Oui, pfiou, quel pari ! Je pensais que c’était de simple personnages, une simple histoire en jeu… Mais c’était bien plus que ça. C’était une Histoire, du genre de celles qui méritent une majuscule, et c’était surtout mes émotions, mon coeur et mon cerveau qui furent mis en jeu.

En effet, ce livre, c’est un sacré truc. Je suis sûre que vous voyez de quoi je parle, cette sensation de se sentir beaucoup plus impliqué dans l’histoire que ne le serait un lecteur lambda. La sensation que nos tripes se nouent, que notre coeur s’échauffe… Si vous ne connaissez pas ce sentiment d’importance des mots, d’adrénaline courant dans les veines à chaque fin de paragraphe, lisez ce livre. Et puis… même si vous ne voulez pas prendre ce risque de vous sentir si impliqués, lisez le quand même, rien que pour rencontrer les personnages. Un pannel un peu typique du thriller young adult : la fille tourmentée un peu naïve, son amie forte et audacieuse, mais blessée, le beau gosse du passé… Tout ça agrémenté de l’extravagante pas si sûre d’elle que ça, et du nerd bizarre sur les bords mais finalement très utile. Mais, surtout, ne vous vous arrêtez pas à ces traits qui ne dépeignent que la surface. Effectivement, ce n’est que le premier reflet du miroir, car dès qu’on laisse l’image s’offrir à nos pupilles, on se rend compte d’une profondeur inouïe.

Ce livre, c’est du grand insoupçonné. C’est la glace qui se brise, l’explosion inattendue, un cri solitaire. Parce que, derrière cette image vite compréhensible des personnages, il y a toute cette multitude de secrets, de souvenirs diffus, de sourires effacés, et de larmes qui roulent. Et tout cela c’est vraiment, vraiment beau.

Une beauté de celles qu’on ne pourrait qualifier en détails, un peu floue, prenante comme une mélodie qui ne s’arrête pas. Ah, l’attachement que cela provoque… J’ai donc vécu cette histoire, littéralement, aux côtés de Brynn, de Mia, d’Abby, d’Owen et de Wade. 5 personnages, une drôle d’équipe, un peu bancale, un peu ébranlée, mais dont les engrenages permettent parfaitement à l’histoire de tourner. Mention spéciale à Brynn d’ailleurs, qui a su m’époustouffler par le paradoxe qu’elle est. L’euphémisme qu’elle est, aussi. Elle est forte, déterminée, presque insolente sur les bords, et même ses blessures permettent d’illuminer son personnage. Elle m’a paru fichtrement authentique, complètement brisée. Mia aussi, même si elle m’a percutée à moindre mesure. Elle est plus douce, heurtée en plein coeur, mais empreinte d’un délicatesse criant de douleur qui a su tempérer le feu qui anime et consumme Brynn.

Face à ces deux éléments si percutants, on aurait pu faire face à des personnages secondaires plutôt fades, effacés. Mais ce n’est pas le cas. Abby apporte de l’originalité presque pudique avec son côté malicieusement extravaguant, et Wade inspire cette odeur de café et ce pétillement dans les yeux caractéristiques de cette bizarrerie attachante, intelligente, qui le constitue. Mêlé à tout cela, Owen, Owen et la touche mystérieusement douce-amère qu’il apporte, et qui permet de s’attacher à lui. En bref, une multitude d’émotions, de couleurs, qui frappe ces âmes malmenées, pleines d’interrogations et d’espoirs quasi déchus.

C’est donc une équipe totalement incongrue qui nous entraîne, complètement attachante, raffistolée et unie. Car oui, là réside un lien terrible : la mort de Summer, meilleure amie de Brynn et de Mia. Et ses assasins ne sont d’autres que… Brynn et Mia.

« Il y a 5 ans, juste après avoir fêté mes 13 ans, j’ai tué ma meilleure amie. »

Seulement… le point final est loin d’être encré dans le papier, et au sens propre. Toute cette astmosphère si prenante, si pesante sur la cage thoracique et provoquant cette tension dans le bas-ventre… tout cela est lié à une chose aussi mystérieuse que tout ce qu’il implique : Retour à Lovelorn, une fan fiction écrite par Summer, Mia et Brynn à cette funeste époque. Cependant ce livre, cet univers, s’est insinué dans leurs vies, sous leur peau… Fiction et réel s’entremêlent, et donnent lieu à cette ambiance qui suinte des non-dits, du meurtre de Summer, qui nous entraîne dans ces questions, cette magie presque sombre de Lovelorn. Le point final, pourra-t-il jamais s’écrire ? Une interrogation qui reste en suspend, parmis tant d’autres, au fil de l’histoire. Cela donne ainsi lieu à une réelle aventure, quelque chose d’unique, d’incroyable, dangereux sur les bords… Car les morts sont comme ce point final, ils n’ont pas fini de se taire. Et si en Summer ne se révélait pas une certaine antithèse, des relents d’amer et de sucré ? Et elle était en réalité l’incarnation du complexe, de l’humain dans son horrible beauté ? Cette histoire, comme je vous le disais, est donc loin de n’effleurer que la surface. Elle s’insinue en profondeur, elle remue les blessures, remet les choses à leur place, suit son cours presque perfidement… Car au milieu de tout ça sont nos personnages, Abby, Mia, Bynn, Wade et Owen, plongés dans le passé entremêlé au présent. Notre coeur fait des loopings, il essaie de rester accroché, bien vivant. Le tout est si intense, mêlant thriller et fantaisy, dans un mélange surprenant, prenant, et réussi. Mon corps, mon âme furent impliqués dans cette histoire, dans ce démélage du vrai du faux, avec cette atmosphère si particulière qui nous colle à la peau.

Il m’a percuté, jusqu’à la fin. Cette fin si parfaite, si inattendue, qui a fait de ce livre quelque chose d’autant plus marquant, à un point… Il a violemment pénétré mon esprit, il m’a inspiré son mystère, il a emmêlé mes certitudes… Jusqu’au bout, il aura été si marquant. Dès les premières lignes, je fus aspirée dans ce monde, ordinaire et pourtant si peu. Je l’ai laissé me berner, m’étonner, m’attendrir. Il est incroyablement humain, sous toutes les facettes. Il m’a fait passer par toutes les émotions possibles, il m’a vivifiée comme pousée à l’effarement. Je me suis impliquée jusqu’au bout dans l’enquête, le mystère, les remous du passé.

Un chef-d’oeuvre, je pense que je pourrais le qualifier ainsi. Et comme tous les chefs-d’oeuvres, il n’est jamais vraiment fini…

Merci infiniment aux éditions Albin Michel pour l’envoi

Les pandas sans bambous sont-ils des tueurs à gages ?

Wow… Toujours vivants ? Oui, je demande car bon, après un roman pareil, pas sûre que vous en soyez sortis indemnes. « Les pandas sans bambou sont-ils des tueurs à gages ? ». Rien que le titre nous met déjà en garde : Archie est encore plus déjantée que dans le premier tome… Et attention, cette fois elle a un lance-flammes entre les mains.

Bref, vous l’aurez compris, c’est un cocktail explosif que nous met Jupiter Phaeton entre les mains. Et quel cocktail ! Je me suis régalée. L’action qui est mise en place dans le premier tome et ici approfondie, et on éclaire peu à peu notre lanterne. Le seul bémol que j’aurais à souligner est que le rythme s’essouffle parfois un peu. On court partout, on crame quelques trucs, on fait des crise de manque de chamallow… Bref, j’ai été encore une fois emballée par l’atmosphère si particulière de ce livre.

Dans ce second tome en effet, on ne perd pas ce charisme d’Archie, et son côté mordant m’a fait mourir de rire. Il se passe encore une fois beaucoup de choses, et je vous avoue qu’heureusement que Shawn et là pour freiner notre garde du corps préférée… La balance est donc encore une fois bien dosée de chaque côté, la douceur de Shawn contrebalançant le feu qui anime Archie. Les personnages sont donc de nouveau une pièce maîtresse de l’ouvrage puisqu’ils y apportent tous leur touche et y donnent chacun une dynamique particulière (d’ailleurs entretenue par l’enthousiasme d’Esteban).

Comme je vous le disais, le seul hic, c’est que ce rythme déjanté se freine parfois. On pourrait ainsi apercevoir une certaine lassitude… Cependant celle-ci ne m’a pas réellement touché. En effet, toute cette folie contenue dans l’univers d’Archie est relevée par l’aspect fantaisy du roman. Effectivement celui-ci est développé dans ce tome, on en apprend un peu plus sur le passé d’Archie, ou en tout cas certains renseignements s’offrent à nous. Dans ce livre, on explore plus les pistes, et l’enquête se mène… Tout le mystère autour d’Adam joue alors sur l’intrigue, s’épaississant et s’évaporant tout à tour. Ainsi ce second tome s’inscrit quelque peu sur une autre lignée, plus « théorique ». On calme un peu l’action prendre le temps de comprendre, de se poser des questions…

Bref comme je disais ce livre et un parfait cocktail, car il a su ne pas perdre de vue le fil directeur de l’intrigue et les questionnements qu’il inspire. Je me suis encore une fois totalement laissé emporter par les aventures d’Archie et les autres. L’action est toujours aussi prenante, Archie toujours aussi vive… Et attention, cette fois, elle doit faire face à de nouveaux événements, notamment ses parents. La relation est tendue, et il se pourrait bien que la jarre de chamallow ai déjà été vidée. Un mariage avec un lance-flammes ne serait pas la solution rêvée ?

Si vous vous posez la question « les pandas sans bambou sont-ils des tueurs à gages? », la réponse est indéniablement oui.

Merci à l’incroyable Jupi pour l’envoi de son roman, mais aussi son soutien, sa bonne humeur et sa patience /+

Le feu des vivants

Le choix est une simple perfidie du destin, malmenant avec plaisir valeurs et routes, imposant ses probabilités à dessein, qu’il nous faut suivre en absence de doutes…

Les royaumes démoniaques, tome 2 – Christopher Evrard

Alors, les gars, ce livre, c’est un sacré truc. Préparez les lances incendie et la tenue de pompier, car c’est sacrément enflammé ! Comme son nom l’indique, « Le feu des vivants », nous propose du feu… Et des vivants.

Ouais bref, plus sérieusement, on a chaud aux fesses, mais il reste quelques personnes en vie. Ah bah oui, avec tout ce remue ménage sur la pierre des âges, et la fin délirante du premier tome, fallait pas s’attendre à un truc tout doux tout calme. Quoique… Certains personnages auraient dû suivre cette ligne de mire. En effet, dans cet ouvrage, on fait face à une guerre, et pas des moindres. Tous les peuples, Ondins, Elfes, Nains, ou encore Démons vont s’affronter. Ainsi, on est propulsé dans une atmosphère de champ de bataille (attention à la fumée, sortez les masques, ça vous servira plus que pour le Coronavirus). Au programme, des corps, du sang, de la mort, et un certain Créateur qui a décidé de semer la destruction partout. Pas mal hein ? Si vous redoutiez de vous ennuyez, n’ayez pas peur, j’ai été transportée par un rythme endiablé, qui a bien failli me faire trépasser aussi plusieurs fois, et qui est rythmé par les changements de point de vue.


Au milieu de tout ces personnages, tout ces événements, on aurait pu se retrouver perdus, et c’est d’ailleurs ce qui s’est produit 2-3 fois pour ma part. Le récit est dense, riche en informations car l’univers est construit comme jamais (du génie moi je vous le dit). Mais malgré ce gros meli mélo qui m’a inspiré des bim bam boum…
Ouais nan, ça fait pas pshit ni vroum. On est quand même dans de la dark fantaisy, et avec la guerre qui se prépare, on est loin de rigoler et de faire des tiktok dans des avions. On est plutôt en mode « DANGER ! », et on suit tant bien que mal Ciwen et les autres dans ces affrontements et ces préparatifs mouvementés. D’ailleurs, l’attention n’est plus focalisée que sur Ciwen, bien qu’on en apprend plus sur lui et son passé. Les autres personnages ont tous leur moment sur le feu de la rampe (encore ce feu qui revient), et ainsi on apprend à mieux les connaître et toute la magie de ce livre se révèle enfin à nos yeux…
Ça, c’était vraiment un coup de maître de la part de l’auteur. La plume très immersive de Christopher Evrard permet une belle représentation des choses, et si jamais vous n’y arrivez pas, des illustrations à couper le souffle sont là pour nous guider.
Du génie je vous dit… Tout est bien pensé. Les tenants et les aboutissants de l’histoire et de tout ce qu’elle implique nous sont peu à peu accessibles, et ça c’est un gros point positif. En effet, avec tous ces mystères, on se demande où on allait, et cela se règle dans ce tome.


Mais pour ceux qui en veulent encore, rassurez vous, c’est loin d’être fini. Certes, on en connaît plus sur ce qui fonde ce bouquin, mais beaucoup de choses restent inexplorées… Pour mon plus grand plaisir d’ailleurs, car Christopher Evrard a créé un univers si sombrement fantastique que j’ai envie d’en connaître tous les recoins, sans pour autant gâcher ce mystère qui installe cette atmosphère si particulière.


Alors voilà, maintenant vous savez, je reviens de ce livre toute chamboulée. Les événements ont su me happer, au point que j’ai bien cru y laisser un bras ou une jambe dans un jet de magie ou une lame trop affûtée. Chapeau à l’auteur pour avoir su gérer tout ça de manière fluide et maîtrisée, bien que les chapitres furent fort longs.
Ainsi, j’abaisse mon chapeau (ou mon casque de pompier) face à cette œuvre qui a su mêler l’ombre à la lumière, dans une ambiance unique et toujours aussi saisissante. Je n’ai pas pu lâcher l’ouvrage, j’en voulais toujours plus (notamment sur Thorwa, qui est le personnage qui m’intrigue le plus).


Si vous ne connaissez pas Les royaumes démoniaques, je vous invite grandement à plonger tête baissée dedans, vous en ressortirez avec quelques dommages certes, mais le jeu en vaut la chandelle. Rien que pour les personnages, tous plus construits les uns que les autres, foncez. Je suis vraiment impressionnée par cette profondeur que l’auteur a donné à son ouvrage, qui nous laisse toujours pantelants et avides de connaître la suite. Car oui, encore une fois, comptez sur Ciwen pour nous emporter dans des aventures toujours plus risquées… Mais qui ont su vivement piquer mon intérêt. J’ai vu grâce à ce second tome que la brutalité peut être contrée par une belle douceur, et que la guerre cache bien des enjeux…
J’ai hâte de voir où cela va nous mener, et c’est presque les yeux fermés que je suivrai Ciwen et tous les autres personnages dans leur quête, et je suis bien prête à tourner encore pas mal de pages…

Merci à l’auteur pour sa confiance et l’envoi de son roman !

La sorcière oubliée

C’est difficile d’accepter ce que tu es, et non ce que tu croyais être, d’accepter un monde qui n’est pas comme tu le pensais. Mais Bea, quand on y pense, est-ce si surprenant que le monde contienne davantage que ce dont on a jamais rêvé ?

La sorcière oubliée – Melvin Burgess

Ce livre fut ma première déception, et mon premier abandon de 2020. En lisant le résumé, j’étais très intriguée par toute cette histoire de magie. Je m’attendais à plonger dans un univers en clair-obscur, mi fantastique mi dystopique. Et bien… il n’en fut rien.

En effet dès les premières pages j’ai vite déchanté, comprenant que l’atmosphère particulière que j’attendais n’aurait tout bonnement pas le temps de s’installer, vu la vitesse fulgurante des événements.

Pour vous dire, en 60 pages, l’intrigue (complètement improbable) était déjà installée. Une adolescente lambda qui se rend compte d’univers parallèles lors d’une rencontre mouvementée avec un lièvre, et qui ensuite tombe in love d’un skater, puis se retrouve quelques chapitres plus loin à être confrontée à son destin de sorcière après avoir découvert tout un tas de trucs ?? C’est tellement tiré par les cheveux que j’ai simplement eu l’impression d’être prise pour une débile. Certes, un bon rythme dans une histoire, c’est important. Mais là… Ca allait tellement vite que c’était juste irréaliste. De ce fait l’histoire a vite perdu toute once de crédibilité à mes yeux, et cela a créé un cercle vicieux puisque cela m’a empêchée de m’attacher aux personnages.

Béa par exemple m’a parue creuse, sans intérêt, et surtout trèèèès naïve. C’est le personnage principale et pourtant on ne sait quasiment rien sur elle. Heureusement, la bande de sorciers qu’elle rencontre sauve quelque peu la mise, même si ils ont malheureusement eux aussi été affadis par cette intrigue qui semblait ne pas avoir le temps de se mettre en place correctement.

Tout était très simple, très vite relaté, pour tout enchaîner très vite. Cela donnait un aspect totalement burlesque à cette lecture, qui, dans le meilleur des cas, aurait pu me faire penser au lapin d’Alice au pays des merveilles. Mais malheureusement plutôt que d’atterrir dans un monde merveilleux, ma chute dans le trou fut sans fin…

Ainsi j’ai vite été mise à la place de spectatrice et non de lectrice, levant tellement les yeux au ciel qu’ils auraient fini coincés. (Boh, ça aurait achevé le ridicule de la situation).

Je ne suis pas là pour tailler ce livre à tout bout de champ, certains éléments étaient plutôt pertinents, mais coincés dans cette trame déconstruite et beaucoup trop rapide. Et puis, je met de l’eau dans mon vin en me disant que certains apprécieront de voir une héroïne confrontée à son destin de sorcière avec pleins de trucs wtf en 100 pages… non ?

Ce bouquin fut ainsi pour moi comme un brouillon… De bonnes choses étaient amorcées, notamment dans certains éléments de l’intrigue ou dans quelques personnages, mais malheureusement l’histoire fut mal menée je trouve. L’idée était bonne, mais pas sa mise en place.

Bref, vous l’aurez compris, ce livre fut une déception. La plume trop gnangnan et cette intrigue bien trop surréaliste m’a poussé à l’abandonner. Pourtant, le résumé était très prometteur, et comme je l’ai dit plusieurs éléments étaient tout à fait exploitables. Un rythme plus léger, plus réaliste dans l’enchaînement des événements et moins jeunesse aurait été super ! Les personnes auraient ainsi eu un charisme indéniable et l’atmosphère que j’attendais tant aurait été au rendez-vous. Cependant ce livre a sonné trop enfantin pour moi de part sa rapidité, et ce sentiment de non-crédibilité n’a cessé de me coller aux doigts, m’empêchant de tourner plus de pages que la centième.

Merci tout de même aux éditions Gallimard Jeunesse pour l’envoi de roman, qui fut intéressant à découvrir, mais qui malheureusement ne l’a pas fait du tout avec moi. Notons tout de même que je me suis arrêtée à la page 100, et qu’ainsi il me restait plus de 200 pages à lire. Ainsi je suis peut-être passée à côté d’un soudain retournement de situation qui aurait inversé mon jugement… Je n’ai pas pu explorer le côté relation toxique qu’aborde le résumé. Peut-être que celui-ci fut bien mené, ou au contraire tout aussi wtf que le début du livre.

Bref, une partie de cet ouvrage reste donc en suspend pour moi, ainsi je vous conseille malgré tout de le découvrir par vous même, qui sait ?