Dry

En matière de survie, il n’y a pas de seconde ou de troisième place qui tienne. C’est la médaille d’or ou la tombe. Et je ne crois pas que les autres se rendent compte à quel point nous sommes proches de la fin.

Dry, Neal Shusterman

Grâce (ou à cause ?) de ce livre, à chaque fois que je bois de l’eau ou que j’en utilise c’est avec un oeil nouveau.

Oui bon dit comme ça on dirait un truc incroyable, mais ce livre fut une vraie prise de conscience qui est plus que nécessaire de nos jours.

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En effet il y a plusieurs jours nous avons atteint le niveau de dépassement de ressources de la Terre, c’est à dire qu’à présent nous vivons à crédit en épuisant encore et toujours notre planète.
Le réchauffement climatique et la surconsommation est quelque chose de très grave, et peu en prennent réellement conscience. Ou alors n’agissent pas en conséquence, ce qui est même plus important que d’être informé.

Bref, ce livre m’a fait réaliser l’importance de l’eau, et ce qui adviendrait si elle disparaissait pour de vrai.

En effet on suit l’histoire d’Alyssa et autres personnages dans une véritable catastrophe : il n’y a plus d’eau dans tout l’état de la Californie.
Surviennent alors d’immenses problèmes, et surtout une nouvelle vision de l’humain.
Quand survient une situation aussi critique, qui met en danger notre vie, la déshydratation comme épée de Damoclès, le comportement humain peut changer du tout au tout.
Et alors, même l’espèce humaine retourne à sa nature animale, ce qui entraîne un chaos dans le chaos.

C’est donc une tension qui nous accompagne tout au long du livre, aux côtés d’Alyssa et les autres.

D’ailleurs suivre ces personnages et leurs différents points de vue fut un vrai régal, car c’est un livre très polyvalent au niveau des caractères.
Et pour moi, avoir des personnages variés qui nous surprennent jusqu’à la fin, c’est un vrai point fort.

D’ailleurs petit coup de coeur pour Jaqui et son intrépidité, ainsi que son côté mystérieux qui m’a captivée.
Ce mystère est aussi entretenu tout au long du livre, et pas uniquement au niveau de Jaqui…

Vous l’aurez compris, ce livre, c’est le genre de lecture qui prend aux tripes et qui coupe le souffle.
Le genre de livre qui sonne comme une urgence, réunissant à la fois tous les critères d’une bonne lecture et également ceux d’un coup de poing littéraire.

Autant dans l’intrigue qui est recherchée jusque dans les détails, qui m’a littéralement captivée, car la panique qui émane des pages a su me saisir aussi.
Autant dans les personnages auquels je me suis attachée et dont j’ai adoré la diversité.
Autant dans les rebondissements, et la réalité de cette histoire qui m’a choquée.

Dans tout ce qui compose ce livre, c’est réussi.

A travers cette histoire l’auteur nous offre une fiction superbement menée, et la plume de Neal Shusterman ne cessera jamais de me surprendre par son talent. Mais il nous offre au delà de ça une prise de conscience bien réelle, que je vous invite plus que grandement à découvrir.

Merci @redandbooks de m’avoir sortie des sentiers battus grâce à cette lecture.

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Covenant


Tu es un peu dingue. Tu jettes des pommes à la tête des gens quand tu es en colère. Tu agis sans réfléchir la moitié du temps. Et je trouve ça très amusant. Donc, si c’est ce que tu appelles irrationnelle, j’espère que tu ne changeras rien. Je kiffe.

Covenant tome 3, Jennifer Armentrout

Du Jennifer Armentrout dans tout son art.

Après avoir lu Lux, qui comme vous le savez fait partie de mes sagas préférées de tous les temps, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je voulais retrouver une ambiance antraînantre, une intrigue ficelée jusque dans les moindres détails et des personnages construits. Et bien j’ai retrouvé tout ça.

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Déjà LES PERSONNAGES O.M.G.

Ils sont pensés sous toutes les coutures, et ça, c’est pas quelque chose qu’on retrouve tous les jours. Même après trois tomes ils arrivent à me surprendre à chaque chapitre. (car à l’heure où j’écris cette chronique je ne suis qu’au tome 3 sur 5, mais je pense que c’est largement suiffisant pour donner un avis haha). Cette dose d’adrénaline est très importante, car c’est en effet à travers les personnages que l’ont vit l’histoire, non ? 😉

Du coup, j’étais tenue en haleine jusqu’au bout, aux côtés d’Alex, Aiden et Seth (et autres personnages de ouf). A travers Covenant j’ai découvert toute une palette de personnalités, entre intrépidité, douceur, courage et mystère.

ET ON EN PARLE D’ALEX ? Vous savez à quel point je kiffe les femmes badass, surtout quand elles sont le personnage principal. Elle m’a fait bien rire à travers ses remarques sarcastiques bien placées et son franc-parler à toute épreuve. Et à côté de ça on retrouve de la générosité, et une sensibilité qui la rend d’autant plus attachante.

Car oui, l’auteure sait rendre ses personnages humains, avec des qualités comme des défauts. J’ai d’ailleurs été relativement hypnotisée par Seth, car une telle intrigue pèse autour de lui (et Alex) que je ne savais pas quoi en penser. Durant certains chapitres on distinguait une sympathie et une gentillesse qui le rend vraiment cool, et durant d’autres on retrouve ce voile d’ombre qui tombe sur lui… brouillant mes certitudes. Un personnage complexe et à la fois plutôt simple, un paradoxe littéraire que j’ai grandement apprécié.

AH MAIS JE VOUS AI PAS ENCORE PARLE D’AIDEN ?? Ok alors en trois mots : beau gosse, innaccessible, courageux, une pointe de mystère et qui ne cesse de me surprendre en bien… (comment ça ça fait pas 3 mots ?)
Bref, trêve de blabla sur les persos, je crois qu’on a compris que je les adore.

Parlons de la romance, qui est à chaque fois présente dans les livre de Jennifer Armentrout, et occupe d’ailleurs une place importante entre les actions qui rythment parfaitement l’histoire. En effet, c’est le combo parfait : la romance et l’action sont parfaitement dosées, et entremêlées à la perfection. Bon, je vous cache pas qu’il y a une sorte de triangle amoureux, et on sait tous que j’ai horreur de ça. Sauf que pour vous prouver à quel point elle est bien menée : ça ne m’a pas dérangée ! Au contraire, ça a apporté encore plus de piquant à l’histoire, déjà très dynamique.


Et oui, en plus de tous ces éléments qui rendent ce livre génial, on a une intrigue de fou malade, entre mythologie et action… un pur plaisir qui a fait battre la chamade à mon coeur ! Une intrigue développée jusque dans les moindres détails, qui n’a cessé de me surprendre au fil des chapitres… Et c’est ça qu’on attend d’un bon bouquin, alors devant cette histoire originale et bien pensée, j’ai été ravie !

Mais vraiment cette intrigue est génialement bien ficelée, entre rebondissements et diversité. L’auteure nous offre à travers ses mots une histoire hors du commun. Puis cette fin olalalala… Jennifer Armentrout est décidemment la reine pour nous laisser bouche bée. Je ne suis toujours pas remise de la fin de ce troisième tome (et d’ailleurs chacun de ses livres est époustouflant, dans Covenant comme dans ses autres sagas).


Bref, j’ai surkiffé ma lecture. Mais vraiment. Wow. Elle a réussi à me conquérir encore une fois, et j’ai vraiment super hâte de lire la suite.

Bah oui, comment ne pas être irresistiblement tenté après une lecture qui rassemble tous les points positifs nécéssaires ?

Rois de cendres


C’est pourtant simple, bordel. Pourquoi personne ici n’arrive à se fourrer ça dans le crâne ? Jack est mon unique constante. Mon point fixe.

Rois de cendres, K. Ancrum

J’aime quand une lecture m’abime
Qu’elle me fasse couler des larmes à 1h du matin
Qu’elle dépose de la nuit sous mes yeux 
Des sillons salés sur mes joues
Des froncements de sourcils 
Et un coeur qui bat frénétiquement 
Blessé.

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J’aime ce genre de lecture qui percute
Comme un camion en pleine face
Une lune (un traumatisme) qui se dévoile petit à petit de son ombre (ou qui s’intensifie)
J’aime regarder la Lune se draper d’un voile sombre qui éclaircit mes pensées  (paradoxal) parce que je n’ai d’autre choix.
Parce que mon crâne repose sur le bitume des mots, avec une auréole rougeâtre.
Parce que oui, métaphore un peu sinistre 
Pour un livre qui percute 
Comme un camion en pleine face 
Et une Lune qui se dévoile.

J’écris ces mots à 2h07 du matin, avec l’esprit chamboulé, des sentiments confus, et une beauté urgente dans l’épiderme, là où ont effleuré les mots.

Il est 2h07 du matin et mon rythme cardiaque est haut. 
Il est 2h07 du matin et j’ai les joues pleines de suie.
Il est 2h07 du matin, coup de coeur vibrant.
Il est 2h07 du matin et les aiguilles semblent avoir arrêté leur danse sur le cadran.
Il est toujours 2h07, comme éternellement.
J’ai été face à une maladie, avec l’esprit impuissant.
Il est 2h07 du matin, et je ne vais pas m’en remettre d’ici là, je le sens.

On m’a fait entrer dans un monde particulier,  entre réalité et visions, telle une funambule au fil des pages, plongée dans la complexité de l’esprit, brut et beau… Mais qui peut vite sombrer dans la folie.

En effet, quand Jack est envahi par des hallucinations inquiétantes, c’est le monde d’August qui s’effondre.
Il réagit alors de la seule façon qui lui semble envisageable : en plongeant dans la folie de Jack.

Attendez pause on fait un instant superficiel : EST CE QU’ON EN PARLE DE LA BEAUTÉ DU LIVRE ?! 
La couverture est sublime, et l’intérieur du livre aussi d’ailleurs : les pages se noircissent au fil de la croissance du danger… Et ça nous plonge dans une ambiance d’autant plus prenante.

Prenante, c’est le mot. J’ai dévoré ce livre en une (un ?) après-midi, complètement obnubilée par des questions tiraillantes « comment ça va évoluer ? » « Que va-t-il se passer ? »…
Une intrigue à couper le souffle, traitant des maladies mentales dans un cadre que je n’avais jamais retrouvé avant. Une plongée dans les pensées du personnage qui est aux côtés de son ami, jusqu’à complètement plonger dans son monde lui aussi.
Une ambiance assez sombre dans un contexte réaliste, pour une histoire qui prend aux tripes, retournant le cerveau.

Et les personnages, oh mon dieu… Une complexité étonnante, et des personnalités si bien ficelées… Un vrai plaisir de les suivre, si bien que j’ai fini par m’attacher corps et âme à eux.

Vraiment, une addiction. On dit souvent qu’un livre est addictif, mais ici c’est vraiment la définition même de ce mot qu’on retrouve dans ces pages.

J’ai le coeur qui a claqué, les yeux écarquillés, et un sourire ébahi sur le visage, au rythme du rouge sur mes joues.
Une teinte dûe au rythme effréné, à la prise aux tripes, aux personnages et à l’intrigue si importante.
Car en plus d’être un coup de coeur, ce livre est une prise de conscience.

Miss Peregrine et les enfants particuliers : La carte des jours


Le passé est beaucoup moins terrifiant que le futur, nous a-t-il expliqué. Même l’époque la plus terrible du passé a l’avantage d’être connue. On peut l’étudier. Le monde y a survécu. Alors qu’au présent, il y a toujours le risque que la fin du monde arrive brutalement.

Miss Peregrine tome 4, Ransom Riggs

J’attendais depuis 1 an et demi la sortie de ce livre.
Après le plus gros coup de coeur de tous les temps que j’ai eu pour cette saga, j’attendais avec immense impatience  (et un peu d’appréhension aussi) ce quatrième tome.

Et bien je n’ai pas du tout été déçue.

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A vrai dire j’ai même eu le même ressenti que pour le tome 1. (Et je pense que c’est une bonne chose que les même émotions m’assaillent, car ce 4e tome marque le début d’une nouvelle trilogie, où les particuliers font face au monde moderne).

Dans ce livre j’ai retrouvé le style d’écriture bien propre à Ransom Riggs : simple mais envoûtant.

Comme pour le premier tome, j’ai trouvé des longueurs au début, mais qui ne sont pas dérangeantes car nécessaires à la (ré)introduction de l’univers des particuliers, et ce qui est arrivé suite aux événements du tome 3.

En effet je scindrais ce livre en deux parties : la première est comme une « suite » du tome 3. Je veux dire par là que l’on redécouvre nos particuliers d’amour (Omg ils m’avaient tant manqué, ça m’a fait tellement plaisir de retrouver cette petite équipe aux caractères variés qui comme toujours ont su faire briller mes yeux d’amour face à leurs répliques et leurs actions blblbl) (Oui je parle comme une maman oups).

Bref, cette première moitié est la mise en place d’un nouvel univers combiné à celui-ci que l’on retrouve dans les tomes précédents. Et d’ailleurs cela l’auteur l’a réussi avec brio, car introduire une nouvelle intrigue sans une trilogie déjà parfaite à la base, et bien cela aurait pu être de trop, dire de faire un autre tome simplement pour continuer la saga, sans réel intérêt derrière.
Et bien là c’est touuut le contraire ! 
L’intrigue est encore plus développée, on amène pas mal de nouveaux éléments sans pour autant perdre le charme de l’histoire… Et moi je dis, chapeau Bernard ! (C’était pour la rime ok).

Bref, cette nouvelle intrigue qui est un vrai régal est mise en place dans la seconde moitié du roman où là BIM BAM BOUM les actions commencent et on est emporté dans un voyage à travers le monde des particuliers aux côtés de Jacob qui va entraîner ses amis dans une quête de vérité et d’héroïsme…
Mais ce périple au travers du temps, entre modernité et traditions particulières, s’avére révéler plusieurs dangers. En effet, ici nos chers personnages se retrouvent en Amérique, et non plus en Grande Bretagne, et les règles sur ce continent pourraient bien être très différentes, quitte à les mettre dans des situations délicates.

Mon coeur s’est emballé plus d’une fois,  j’ai été emballée, surprise, heureuse, triste… Bref, j’ai ressenti tout ce que je voulais ressentir.

Il y a des passages qui m’ont fait extrêmement sourire, d’autres qui m’ont touchée, certains qui m’ont fait lever les yeux au ciel d’amusement…
Bref, toute une palette de sentiments parce que j’ai été complètement transportée dans ce bouquin, au point d’enfiler 400 pages en un après-midi alors que je m’étais dit d’y aller doucement… (oups)

Franchement, juste wow. Ce 4e tome est totalement à la hauteur de mes attentes et surtout SURTOUT (Oui j’insiste car c’était important pour moi) l’auteur n’a pas dénaturé son histoire.
Il l’a justement rendue encore plus belle, nous emmenant à travers sa plume dans un monde particulier à souhait, plein de mystères, de nouveaux affronts et de passion.
Mon coeur a de nouveau été conquis par cette saga, et c’est avec trépignation que j’attends le tome 5 !!!

La cave


Tout ce qui me terrorisait avant me semble bête désormais. Une fois qu’on a vécu son propre film d’horreur , on est blindé.

La cave, Natasha Preston

Encore un livre coup de poignard.

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Jusqu’à la fin on ne cherche pas le happy end, on laisse la part de mystère lugubre qui nous a accompagné à chaque chapitre. 

On y trouve toujours un réalisme presque dérangeant, car il m’a arraché quelques tremblements. Jusqu’à la fin le suspens est maintenu, et cette fin n’est pas bâclée. En effet dans un thriller de ce genre la fin est importante, car elle doit être menée avec brio.

Ici pas de dénouement trop rapide, et encore une réalité qui prend à la gorge, ce qui m’a ravie, car j’attendais cette sensation de malaise en refermant le livre.

Car oui, ici on parle d’enlèvement, et on est plongés à travers les pensées de Summer  (la victime), de Trèfle (le ravisseur), mais aussi de Lewis (le petit ami de Summer).
C’est donc un roman très riche au niveau des points de vue, ce qui rend la plume de l’autrice très polyvalente.

En effet on est transportés entre l’angoisse de Summer, qui deviendra Lilas sous l’emprise de Trèfle, et la triste détermination de sa famille. 
J’ai donc eu les pensées chamboulée dans une noirceur réelle, car même si ici c’est une fiction, l’enlèvement et ses conséquences est une réalité qui a déjà touché de nombreux disparus…

J’ai admiré le génie de l’autrice, qui a su travailler chacun des personnages afin de créer une ambiance propre au livre.
J’ai adoré la détermination sans faille qui anime tant Summer d’un côté que sa famille de l’autre.
Et j’ai aussi trouvé extrêmement intéressant le point de vue de Trèfle, qui sous son apparence ordinaire cache une folie de la famille parfaite et des envies vengeresses délirantes, ce qui l’a amené à emprisonner quatre filles innocentes dans sa cave…

Tout au long de l’histoire l’angoisse m’a habitée, des questionnements fusaient dans mon esprit : que va-t-il se passer ? Quels est le fond des motivations de Trèfle ? La famille de Summer va-t-elle la retrouver à temps ? 

Autant de questions que de mystère, qui nous tient en haleine au fil des pages, un rythme effréné au fil du danger des peurs… Le tout teinté d’espoir, mais ne sera-t-il pas trop tard ?

Vous avez déjà lu un livre qui vous plonge au coeur d’un enlèvement vous ? Qui est giga prenant et surtout qui ose traîter de ce sujet relativement sensible ? Moi non, et c’est d’ailleurs pour ça que je l’ai adoré.

D’autant plus que la plume de l’auteur est tout bonnement brillante, fluide et avec un style très accrocheur. Oui, je me suis enfilé ce bouquin.

C’est rare qu’à travers de simples pages de papier une réelle tension nous prenne au coeur, comme si on était devant un réel fait divers.

Ou non, ici c’est mieux. On VIT le fait divers.

Alors moi je dis chapeau, et merci pour cette expérience littéraire unique. Et je dis surtout : découvrez aussi ce livre, cet enlèvement, cette histoire pleine de richesse psychologique.

Appelez moi Nathan

Je me déteste. Je ne suis pas normale. C’est quoi mon problème ? Mes parents appellent ça ma crise d’adolescence. Ils sont mignons, mais ça m’aide pas.

Qu’est-ce que j’ai bordel ?

Appelez moi Nathan, Catherine Castro et Quentin Zuttion

Une bouffée de fraîcheur, de modernité et d’ouverture d’esprit, le tout dans un roman graphique de qualité. Quoi de mieux ?

Oui bon ok vous en faites pas je vais vous écrire une chronique en peu plus détaillée que cette simple phrase :,)

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Déjà un roman graphique c’est quoi ? Pour moi, c’est un mélange entre un livre et une BD. (un livre majoritairement composé d’illustrations mais pas au même format qu’une BD). Bref, je sais pas si je m’exprime très bien, mais au moins vous avez le vocabulaire de base pour comprendre mon avis lol.

Donc ce fameux roman graphique traîte de la transidité. Et c’est là que professeure Lou intervient de nouveau car le terme de transidité n’est pas forcément connu de tous. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai d’autant plus apprécié ce livre, car il permet de faire découvrir à travers l’histoire de Lila (ou plutôt Nathan) la transidité et ce que cela implique dans une vie. 

Du coup, pour (enfin) parler du bouquin en lui-même, je l’ai beaucoup aimé car il aborde le sujet dans toute sa vérité. Ce que je veux dire par là c’est que l’on ne retrouve pas de termes scientifiques, ni une histoire édulcorée de ce qui arrive vraiment. La transidité n’est pas un choix (mais pas une fatalité non plus), et à travers Nathan on découvre les interrogations que cela créé, la réaction des proches, la dysphorie, etc. (La dysphorie c’est la détresse que ressent une personne transgenre face à l’inadéquation entre son sexe et son genre, qui entraîne de l’anxiété ou du mal-être par exemple).

Bref, ici on est aux côtés de Nathan, on vit avec lui son évolution, ses questionnements, ses défaites et ses victoires, mais surtout son acceptation de soi. Le tout est écrit avec fluidité, et l’histoire est très réaliste, ce qui permet de bien mieux comprendre la transidité.Les illustrations sont tout bonnement superbes, elles retranscrivent parfaitement les mots, sans en faire trop.

Car oui, c’est ça, ce livre n’en fait pas trop. Il raconte une expérience humaine telle qu’elle se passerait dans la réalité, sans exagérations ni fioritures…On retrouve d’ailleurs la réaction des proches de Nathan, qui eux non plus ne sont pas exagérés, mais tout en simplicité. On y retrouve l’incompréhension, le doute, l’acceptation, le soutien… Toute une palette d’émotions qui a su me toucher par sa vérité.

J’ai adoré découvrir tous les aspects de la vie de Nathan, tout en modernité et qui nous offre une nouvelle ouverture d’esprit, qui pour moi devrais être acquise par tous de nos jours. En effet c’est ici l’histoire de Nathan que l’on suit, à travers des mots et des illustrations, mais la transidité n’est pas fictive, et cette histoire est en réalité l’histoire de nombreuses personnes. Les personnes trans ne sont pas toujours comprises, et on prend cela comme une différence à blâmer, ou encore une maladie… Alors que chacun ne demande qu’à être soi-même.

Ce livre est donc très beau, autant graphiquement parlant que part le message qu’il fait passer, et mérite d’être lu par tous. (et pour ceux qui douteraient encore : l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne…)

17 mai, journée contre l’homophobie, transphobie etc. No more hate.

(Tu es valable)

Fluidité


Je peux encore entendre parfois Les battements de ton coeur contre le mien
Etait-ce une frénésie romantique 
Dis moi
M’aurais-tu rendu poétique

Fluidité, Hélène delanoy

La poésie est un genre que l’on ne peut pas vraiment juger, car elle touche de façon différente chacun. 
Et ce sursaut de coeur, cette esquisse de couleurs ressentie par ces poèmes, est une résonances des mots différente pour chaque personne.
Alors qui peut vraiment juger, émettre un avis sur une justesse qui résonne d’une façon particulière à chaque oreille ? Personne.

Cependant, je vais quand même vous conter mon ressenti.

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Ce fut un très joli voyage à travers l’âme de l’auteure, son vécu, un périple poétique entre douceur de la vie, océan et affirmation… Mais surtout une beauté dans les mots très touchante.
C’est le genre de livre qui est une découverte, de soi, d’autrui, du monde qui nous entoure… 
On nous offre un autre vision du monde, une oeuvre dans la tête.
C’est rare de pouvoir plonger ainsi dans l’histoire d’une personne, s’y reconnaître parfois, dessiner un sourire face aux mots. 

Ce sentiment de fleurir, une poésie qui s’épanouit dans l’esprit est quelque chose de très beau, et Hélène Delanoy a réussi avec brio. Quelques poésies banales, d’autres touchant l’âme.

Cette simplicité était peut-être un défaut parfois, mais aussi créait des surprises, car en tournant une page on pouvait soudainement tomber sur des mots magnifiques. Alors même si la simplicité est parfois légèrement décevante, elle reste d’une douceur exeptionnelle, et qui reste importante selon moi, comme un effleurement sur la peau.

Sur certains poèmes, j’ai retrouvé mes émotions… chose très précieuse dans le fait de lire, et que ne retrouve que rarement.
J’ai vécu au fil des pages en même temps que l’auteure, qui nous transmet un message, une ôde à la femme, à l’humanité, aux constructions comme aux déconstructions des sentiments et de la personne.
J’ai vécu une histoire, une leçon de vie, une beauté révélée et un véritable cheminement.
L’auteure s’adresse à nous par sa poésie, nous conte une réalité qu’elle sublime, tout en ne la dénaturant pas.
Encore une fois, bien que la simplicité à fait pâlir quelques sentiments, elle a su en rendre d’autres véritablement beaux.

Ce fut une lecture très fluide, et d’ailleurs ce livre porte magnifiquement bien son titre, Fluidité. 
On est emporté par les mots, qui s’enchaînent, dans une danse pleine de fleurs et de vagues.
Car oui, ce livre est une éclosion, et aussi une représentation des profondeurs océaniques qui peuvent nous faire virevolter le coeur dans tous les sens et nous rendre étourdis de malheur, comme de bonheur.

Je ne dirais pas que c’est de la grande poésie, que vous allez forcément être touchés, que vous allez aimer, que vous allez ressentir avec vibrance.
En effet ce livre est tout simplement une transmission de sentiments, sans superflu, sans beauté avec un grand B, ce n’est pas pompeux, pas rallumeur d’étoiles…
C’est un vécu. 

Et raconter un vécu, même si ce n’est pas parfait, et bien pour moi c’est déjà une belle réussite.
Et d’ailleurs ce livre est en fait comme l’histoire qu’il raconte : avec des défauts, des soupirs, du bleu à l’âme.
Alors non, ce ne fut pas du Rimbaud ou de l’Apollinaire,
ce fut Hélène Delanoy
son humanité 
son éclosion
tout cela en poésie.

Tous nos jours parfaits


– Tu mérites mieux. Je ne peux pas te promettre d’être toujours là, pas parce que je ne veux pas, mais… c’est difficile à expliquer. Je suis un râté. Je suis détraqué et personne ne peut me réparer. J’ai essayé. J’essaie toujours. Je ne peux aimer personne parce que ce ne serait pas juste pour la personne qui m’aimerait en retour. Je ne te ferai jamais de mal, pas comme à Gabe. Mais je ne peux pas te promettre que je ne vais pas te détruire petit à petit, jusqu’à ce que tu sois en pièces, comme moi. Je veux que tu le saches avant de t’embarquer là-dedans.
– Au cas où tu n’aurais pas remarqué, on est déjà embarqués là-dedans, Finch. Au cas où tu n’aurais pas remarqué, je suis détraquée aussi.

Est ce que je me suis retrouvé le soir à pleurer en story car j’avais fini ce chef d’oeuvre ? Totalement.

Bon, les gars, pour cette chronique je vais réduire l’humour au strict minimum. 
En effet je vais vous parler de Tous nos jours parfaits.
Mon livre préféré de tous les temps.
Celui qui m’a pété le coeur.
Alors pour illustrer ce magnifique coup de coeur je veux que cette chronique dépeigne parfaitement ce que je ressens.
Ça va être dur pour moi, car je chéris ce livre de toute mon âme et il est si puissant que presque indéfinissable, d’où l’inexistence de chronique de ma part à son sujet.
Bref, c’est parti, je vais essayer de vous parler de Tous nos jours parfaits. 

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Ce livre a pris toutes mes émotions pour les décupler. Dès les premières lignes, dès les premières pages. J’ai eu un sursaut dans la poitrine, une brève accélération. Bien léger aperçu de ce que j’allais ressentir.

On nous dit souvent que les livres véhiculent milles et unes émotions, une ribambelle d’histoires… 
Ce livre ci m’a fait tomber amoureuse.
Est ce que vous vous rendez compte de la déflagration de ce sentiment ? 
Lorsque mes pupilles ont accroché les mots, caractères noirs sur blanc, un million de couleurs se sont peintes dans mon coeur.
Une danse effrénée s’est engagée, faisant virevolter les pages.
Je me suis accroché de toutes mes forces à chacun des chapitres, me délectant de chaque ouverture de dialogue, qui sonnait comme une ouverture à l’âme.
J’ai adoré infiniment chaque phrase, lorsque les personnages essoufflaient quelques temps leurs mots, pour permettre à l’auteur de nous proposer un voyage dans ses lignes, pour nous faire plonger dans son univers.
J’ai vécu une éclipse, un coup de foudre solaire et lunaire, un coup de gouffre, un goût amer, une larme d’hier et la mise en mouvement d’un coeur plein de prières.
Ce livre, c’est une poésie. Une délicatesse, un amour comme l’onde d’une goutte de pluie, un murmure au carreau, un feu d’artifice, un lampadaire qui s’éteint, une fleur sous la brise, une joue teinté de rose, une nuit où les étoiles fanent, une griffure sur le papier et une toile achevée.
Ce livre, c’est un tout. Un absolument tout. 
Une simplicité, un souffle entre deux mots, un « je t’aime » chuchoté et un grand éclat.
Un éclat de rire, un éclat de pleur, un éclat de surprise et un éclat de joie.
Et mon coeur qui a éclaté en 20 milliards de morceaux, s’éparpillants comme des perles sur un parquet grinçant.
Un déchirement, une plainte.
Le noir sur blanc qui se floute,
Une erreur de prise de vue peur être ? 
Alors je stoppe ma lecture. J’attends trois jours. 
Je reviens je relis, je vois que ça ne change pas, que non ce n’est pas flou, pas d’erreur de cadrage littéraire, rien.
Juste mon coeur parti.
Vacant.

Et toutes les partitions qui s’effondrent, les notes qui dégringolent, la mélodie des mots qui valse… douce, pourtant.
Douce et triste, douce et ardente, douce et terrible, douce et flambeau.
Une éternelle etincelle qui s’accroche dans la pupille, même lorsque les dernières lignes viennent.
Des souvenirs qui pointent, peut être timides mais persistants, comme une bavure de Polaroïd dans la poitrine.
Une présence continue, une peine, et surtout, surtout une beauté sublime.
Pas d’hyperbole, simplement la plus pure des justesses.

Un attachement profond pour les personnages, à chaque trait de caractère, chaque couleur qu’ils nous offrent, chaque part de lumière ou d’ombre. Ils sont un kaléidoscope, une palette de ressentis, et ils m’ont marquée. Uniques.
Comme un ciel sans parures de nuages, ou tantôt orageux, comme un crépuscule ou une aurore. Je les ai Aimés.

Et les événements, si intensément justes.
Une note finale vibrante dans tout mon être, un ultime soupir tremblant de force, un sursaut du coeur et la peau brûlante sous la fièvre des dernières pages. Une intensité qui baisse, un baume aux blessures, comme une odeur de fleur en hiver. 
Une réconciliation avec le coeur brisé, un amour infini, 
et un livre
un vrai 
Tous nos jours parfaits.

After


J’aime ce salaud, endommagé, qui se déteste, je l’aime tellement que je crains que cela ne me détruise.

After Tome 1, Anna Todd

After, ça a été un saut dans l’inconnu pour moi. Je dirais même, un saut sans parachute.
En effet, je n’aime pas les romances clichés. Et d’après le résumé qu’est-ce que ce livre est ? Une romance cliché !!
Et pourtant, j’ai sauté dedans les yeux fermés.

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Je vais commencer cette chronique directement par le point négatif que j’ai trouvé, comme ça après je peux faire l’éloge de ce livre en paix.
Le petit hic est donc : le schéma répétitif de la romance entre Hardin et Tessa.
J’ai eu un peu envie de les remuer, de faire cesser ce petit jeu de « je t’aime moi non plus »… Mais je fut tellement happée par ce livre que j’ai même pas eu mon mot à dire.

Eh oui, j’ai été plusieurs fois estomaquée. Bon, il faut avouer que la plume d’Anna Todd est magique : on ne se rend pas compte des pages qui défilent, complètement obnubilés par les sentiments tumultueux des deux personnages complètement opposés. 
Ce bouquin fait 800 pages, et je l’ai dévoré en 4 jours, sachant que je me forçais à faire des pauses dans ma lecture car sinon j’allais faire un arrêt cardiaque.
Malsain ? Oui, un peu. Mais c’était tellement addictif !!

Bon du coup mon point négatif est un peu nul car même si la schématique de l’histoire est tout le temps la même, les actions changent et m’ont amené de surprises en surprises. (On me dit à l’oreillette que parfois je retenais ma respiration tellement j’étais à fond dedans. Ah, on me dit aussi qu’à certains passages je ressemblais à une guimauve ramollie) (Quelqu’un pourra dire à l’oreillette de ne plus inclure ce genre de détails ? Merci.)

Bref, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce livre, même si ce n’est pas un coup de coeur. (Parce que le « je t’aime moi non plus », ras le bol).
J’ai immensément hâte de lire la suite parce CETTE FIN LES AMIS, MAIS OLALALA CETTE FIN !!!
(L’oreillette me dit que là je ressemblais à une tomate cramoisie avec les yeux écarquillés).
(On avait pas dit à l’oreillette de se taire ?).

Entre joie, peur, amour, stupeur, colère et douceur… Le tout dans un cadre réaliste et à la fois si prenant… 
Ouais, c’est sûr, After mérite sa renommée.

Lux


– Question suivante, exigea-il. 
– Pourquoi es-ce que tu es un connard ?
– Tous le monde excelle dans un domaine, pas vrai ?
– Et tu fais du très bon boulot.

Lux Tome 1, Jennifer L Armentrout

Et c’est là que les ignorants en littérature qui cornent les pages disent : c’est quoi Luuuux ?

Oui, je vous fait les gros yeux derrière mon écran. J’ESPÈRE QUE VOUS ALLEZ RATTRAPER VOTRE ERREUR ET COURIR LIRE LUX DE CE PAS BANDE DE FRIPONS !

C’est une saga hors du commun (vraiment à 200%), extraordinaire, géniale, fabuleuse, drôle……..

Ouais bon pardon je m’égare.
Tout ce qui fait que cette saga est giga super trop bien c’est que l’auteur est partie d’un schéma « classique » (et encore je sais pas vraiment si on peut appeler ça classique, mais bon disons que y’avais rien de grandement folichon dans l’intrigue de base) POUR AU FINAL NOUS SORTIR UN TRUC DE FOU MALADE !!! 

Bref, je vais essayer de faire un truc construit et arrêter de crier en écrivant en majuscules.

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Donc comme je disais, Jennifer Armentrout a réussi à faire de quelque chose de simple à priori un univers incroyable. Au fil des pages, au gré des tomes, on en découvre toujours plus. Un vrai univers s’est construit autour de cette saga, qui de base part d’une simple romance. 
Je sais pas vous, mais moi je trouve ça giga dingue, et je pense que ce don de donner vie à toute une saga de la sorte, sans lasser ses lecteurs et au contraire les mener de surprises en surprises, c’est pas donné à tout le monde.

J’ai été littéralement sous le charme des personnages : Daemon, avec son caractère bien trempé et son courage  (ET SON CHARME INCROYABLE BLBL), Katy, avec son intrépidité,
Dee avec son Deenamisme (rigolez svp), Luc et son indéniable charisme, Archer et sa justesse, Paris avec sa loyauté….
Je pourrais vous citer tous les personnages de cette saga, leurs qualités (et leurs défauts) qui font que l’ont s’attache tant à eux, et qui apportent chacun leur pierre à l’édifice que fut ce coup de coeur, mais ce serait trop long car je finirai par fangirler.

Avec ces (merveilleux) personnages on vit une histoire merveilleuse (ouais ouais, on vit vraiment, tellement on est transportés dans le bouquin), c’est pas merveilleux ça ? 
(Comment ça j’abuse encore avec mes « merveilleux » ?)

Bref, ce livre contient tout ce qu’il faut : de l’action, de l’humour, de l’amour, de l’amitié… Tout cela ficelé dans une intrigue superbe et lié grâce à une écriture fluide et transportante. Que demande le peuple ?

Je n’avais jamais ressenti ça pour une saga : en plus de m’avoir conquise par toutes ses qualités, elle m’a aussi provoqué un énorme coup de coeur. Vraiment, je ne pouvais plus lâcher mon livre, et j’ai savouré chacune des pages.

Cette chronique a été jusqu’à présent beaucoup axé sur l’humour et mon fangirlage intempestif, mais j’espère vraiment avoir réussi à vous transmettre à quel point je chéris cette saga.

J’aurais pu vous donner un avis plein de poésie, larmoyant d’amour et renversant d’émotions, parce que tout ce que j’ai vécu au fil de ces 5 tomes ne s’explique pas en ces quelques malheureuses lignes que j’ai écrites ci-dessus, mais j’en suis bizarrement incapable.

Peut être parce que je me suis tellement attachée aux personnages que les décrire serait comme m’en séparer ? Peut être est-ce le fait que je me suis jetée corps et âme dans toutes les aventures de Katy et Daemon ? Ou encore que je ressentais chaque émotion, chaque ligne, que je retenais mon souffle à chaque chapitre ? Ou alors le fait que j’ai vu l’histoire évoluer comme jamais je n’aurais pu l’imaginer au fil des tomes ? Je ne sais pas, un peu de tout ça.

En fait, ces livres sont de tels chefs d’oeuvres que j’ai laissé une partie de moi dedans. Mon pseudo évoque que je une évasion des livres, mais ici j’ai plutôt complètement plongé dedans…