Five feet apart

Nous avous besoin de ceux que nous aimons presque autant que de respirer. Je n’avais jamais mesuré l’importance de ce contact, de son contact… Avant d’en être privée

Five feet apart, rachael lippincott

Au début ce livre fut loin d’être transcendant : une bonne histoire, avec des personnages attachants, mais comme on l’a déjà vu dans beaucoup de livres avant celui-ci.

Une petite déception donc pour moi, qui m’attendais à quelque chose plein d’originalité dans ce monde médical déjà bien exploité.

Mais non, on tombait dans quelque chose qui n’a pas attisé ma curiosité.

Certes, le cadre de l’hôpital était cool, le personnage maniaque de Stella assez atypique, mais au niveau de Will…

Pfiou, le cliché du personnage sûr de lui et rebelle sur les bords !
Oui oui, celui qu’on retrouve dans tous les livres à tendances « Nos étoiles contraires ».
Et OUI on retrouve ce petit truc qui fait que bim le mec est direct intéressé par la fille (bah oui ils sont malades pas le temps d’instaurer une vraie romance avec du réalisme).
BIM d’un coup ils se parlent, et BIM comme par hasard ils ne se lâchent plus.

Mais bon, comme je le disais, ça, c’est qu’au début. 😏

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Après, les éléments du résumés qui m’ont tant donné envie se mettent réellement en place, et on a surtout DU RÉALISME ET DES TRUCS PLUS INTÉRESSANTS ET ORIGINAUX QUI SE PASSENT.
(Oui je crie car j’étais contente que ce livre ne soit pas un livre parmis tant d’autre qui m’aurait affreusement déçue).

Bref, là déjà j’étais accro.
Pourquoi ?

Déjà parce que la plume de l’autrice est giga fluide, et donc je me suis vite accrochée à ce roman comme un koala à sa branche de bambou.

La relation de Will et Stella devient naturelle et surtout SUPER BELLE.
Le genre de romance qui va plus loin que le coup de foudre, qui décrit l’amour à sa juste valeur et lui donne un rôle tout bonnement magnifique.

Franchement, j’ai trouvé cette relation pleine de poésie, et surtout d’espoir.
Car en effet, les deux protagonistes étant atteints de mucoviscidose, ils sont contraints de rester à 3 pas d’écart constamment, et donc aucun contact entre eux.

Et dieu sait que quand on aime, 3 pas peuvent se transformer en la pire des distances.
Ils vont donc, malgré la maladie, vivre leur histoire à fond (Bon, avec une distance de sécurité quand même du coup).

Ils vont vivre des choses qui m’ont fait sourire, qui ont rendu cette histoire incroyablement touchante.

Ils m’ont beaucoup touché, par leur amour vrai et surtout puissant.
Ici, pas de clichés, et pas de yeux levés au ciel (ce qui relève du miracle).

Franchement, c’est une histoire comme ça qu’on recherche.
Des émotions
De la beauté
Du réalisme
Et mon coeur qui a éclaté.

Parce que oui, j’ai pleuré.
J’ai eu la poitrine éclatée en 20 000 morceaux.

J’ai souris à travers mes larmes.
Et, moins glamour, j’ai ris malgré la morve qui coulait.

Bref, je pense que ce livre est un coup de coeur.
Il est vraiment beau, parle d’un sujet bien peu abordé, et sait toucher en plein coeur.

Merci aux éditions Albin michel pour cet envoi !

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Banana girl

J’oubliais que j’étais chinoise sauf quand on me le rappelait.

– Mais tu as le visage tout aplati !!!

– Non, mais en vrai ton prénom c’est quoi ?

– Vous mangez vraiment des chiens ?

Banana Girl, Kei Lam

Ce livre fut une jolie découverte, pleine de fraîcheur et qui colle parfaitement à ces températures estivales… bref, en ce moment j’étais dans le mood parfait pour ce  type de lecture.

Quoi ? Comment ça faudrait que je vous dise de quoi ça parle avant de me prendre pour miss météo ? 
Bon ok ça va…

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Bref. Ce petit bouquin, aka Banana Girl, est un roman graphique autobiographique. Oui oui, dedans l’autrice nous raconte sa vie.
Et pas n’importe quelle vie !

En effet, à l’âge de 6 ans elle est venue directement de Hong Kong  (en Chine pour les nuls en géographie comme moi) pour atterir dans notre pays, c’est à dire la France.

Ce livre est une bouffée d’air frais (bah oui faut bien quelque chose pour éponger notre sueur en cette canicule) (Oui bon ça va hein…) dans le sens où l’écriture est très fluide, ainsi que notre lecture dans son ensemble !

Parce que oui, ici pas seulement du texte, mais aussi des dessins réalisés par l’autrice, et variés niveau techniques.
Elle ne se cantonne donc pas à un seul type d’illustration au fil de ses anecdotes, tantôt drôles tantôt pleines d’apprentissage.
C’est ça super cool ça ? Déjà de un c’est un plaisir pour les yeux, et de deux vous plongez grâce à ce livre entre deux cultures !

De plus, ce côté ci du livre fut ce qui m’a le plus plu.
Outre les expériences personnelles qui touchent à son adaptation à la vie française, Kei Lam nous conte à merveille ses origines chinoises et ce qu’elle en a gardé. On parle par exemple de nourriture (qui n’aime pas quand on parle de nourriture ?), de traditions ou encore du nouvel an chinois ! 
J’ai donc fait un voyage en France, mais également en Chine grâce à l’histoire de cette autrice. 

D’ailleurs, en parlant de voyage en France, ce fut vraiment une lecture enrichissante de découvrir notre pays sous un oeil nouveau, celui d’une petite fille chinoise qui doit apprivoiser toute une nouvelle culture, un nouveau rapport avec les autres, une nouvelle vie… Car quand on ne connaît pas un mot de français, c’est pas facile ! 

Cela a donné lieu à des situations cocasses, qu’elle nous raconte avec légèreté, mais aussi à un vrai travail d’adaptation qu’elle a su retranscrire de manière à ce que l’on se mette complètement à sa place, et j’ai ainsi été plus qu’immergée dans cet autobiographie.

En parlant d’autobiographie… Cela est un genre qui a priori fait peur, car on s’attend à du complexe, un livre lourd et assommant  (Oui oui, les livres qu’on trouve chez les grands parents et que personne ne lit). 
Mais ce fut ici tout le contraire ! Kei Lam apporte une touche de fraîcheur (décidément, on aura bientôt plus besoin de ventilo) à ce genre un peu poussiéreux.

Elle nous emmène avec elle dans son histoire, de façon originale de part le format du livre, tout en nous apportant une vraie richesse culturelle et humaine à travers sa vie.

De plus, cela permet de parler à d’autres personnes immigrées, comment s’adapter, comment vivre un changement de pays… Le tout directement à travers ses yeux, et donc à travers une histoire pleine de justesse.

Ce livre s’adresse donc à un public très large, mais surtout met en avant ce sujet qui n’est pas souvent abordé.

Et qui de mieux pour parler d’immigration que Kei, qui l’a vécu ? 
Dans son livre j’ai donc trouvé de l’humour, de la diversité, de l’originalité mais surtout de la vérité sur comment se passe la vie lorsque l’on vient habiter dans un pays inconnu.

Elle m’a appris tout ce qu’être étranger implique, entre racisme ordinaire, anecdotes drôles, vie de famille et croissance entre deux cultures.

Car Kei est avant tout une banane : jaune à l’extérieur, blanche à l’intérieur. Et c’est ce qu’elle nous conte à travers son roman.

Magic Charly

Sur ces mots, Maître Lin fit voler sa crinière et Charly dut se pencher en arrière pour l’éviter. À croire que ce type se prenait pour une licorne. 

Magic Charly, Audrey Alwett

Ce livre fut pour moi une retrouvaille chaleureuse avec le fantastique, genre que je n’avais pas eu l’occasion de lire depuis pas mal de temps. J’ai donc plongé avidement dans les pages de ce livre tout bonnement magnifique (je ne me remettrai jamais de cette couverture), et c’est avec plaisir que j’ai découvert le monde magique dans lequel va être plongé Charly.

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Cela m’a un peu fait penser à un Harry Potter simplifié et bien sûr différent. Côtoyer de nouveau la magie, dans un autre univers, m’a beaucoup plu. Malgré le fait que dans ce livre l’intrigue n’est pas des plus élaborée aux premiers abords, ce fut une lecture extrêmement fluide et qui a saupoudré mon âme de lectrice de sucre.

Car oui, ce bouquin est une vraie douceur. Il mélange avec simplicité (parfois un peu trop appuyée) magie, aventures et gourmandise. L’autrice nous propose un univers qui nous fait retomber en enfance, sans pour autant paraître gnangnan. Tout tient parfaitement la route, et certes ce livre reste dans la catégorie jeunesse, mais ce fut tout de même un plaisir pour moi de le lire. (Ça m’a reposé des lectures aux univers complexes qui ont malmené mon coeur ces derniers temps !).

Franchement l’univers de ce bouquin m’en a mis plein les yeux. Il est beau, magique, et surtout bien travaillé. Il m’a fait rêver sans pour autant paraître complètement illusionniste, et c’est ÇA qu’on veut dans un bon bouquin qui traite de magie !
J’ai vraiment été transportée, au point de lire ce livre en une journée… Et ça, j’achète ! 

Hormis la plume un peu jeunesse, le seul vrai bémol que je peux retenir de cette lecture fut que certains éléments arrivaient / se dénouaient comme par magie (haha lol), dans le sens où certaines situations étaient un peu tirées par les cheveux et se résolvaient bien facilement compte tenu du contexte dans lequel nos personnages hauts en couleurs se tenaient.

D’ailleurs pour parler des personnages, j’ai beaucoup aimé la diversité de ceux-ci. L’autrice a pris soin de créer des caractères différents et bien propre à chaque personnage présent dans le livre, ce que j’ai énormément apprécié !
J’ai notamment bien relevé le mauvais caractère de Sapotille qui justement la rend attachante, ainsi que paradoxalement la sensibilité de Charly. 
J’aurais aussi aimé que June soit plus approfondie, car j’adore ce genre de personnage au caractère bien trempé ! 

Je voulais aussi faire remarquer que le personnage principal, Charly, est noir. Cela peut paraître extrêmement anodin et c’est vrai qu’en soit c’est le cas, mais je tenais quand même à relever que c’est assez rare que le personnage principal soit de couleur, tout simplement.

Pour conclure ce livre fut donc une bonne lecture, ce n’est pas un coup de coeur à cause du manque de développement sur certains points et du tirage par les cheveux de certaines situations, mais mis à part cela il respecte vraiment les attentes d’un livre fantastique plus ou moins jeunesse !

(J’ai beaucoup dit dans cette chronique qu’il était jeunesse, mais attention ce n’est pas pour autant qu’il ne doit être lu que par des gamins de 10 ans, loin de là. Simplement on ne peut pas placer les même attentes en lui qu’un livre « normal »)

En bref, j’ai hâte de voir ce que va donner le tome 2, en espérant voir plus de développement car wow cet univers promet beaucoup, et les personnages et leurs épopées m’ont emballés ! 
Hâte de monter sur mon balai à leurs côtés, et vous ? 😉

Je remercie les éditions Gallimard pour cet envoi !

La pomme

Naïveté est de croire que le mal n’existe pas. Croire au bien, c’est simplement choisir son camp.

La pomme, Aaron

Au début de ce livre j’étais perplexe.
En effet la plume de l’auteur est assez spéciale, très poétique.
Il faut donc un temps d’adaptation au style d’écriture, pour laisser nos yeux filer sur les lignes, car au début ils ont eu tendance à buter sur les mots, comme imprégnés d’une hésitation.
J’ai donc eu un peu peur, peur de trop de description ou pas assez de fluidité…

Mais passé les 50 pages, une fois que l’on est habitué… On fait face à ce style d’histoire qui nous prend nos pensées pour les anesthésier et nous plonger dans une autre réalité. Pas un monde imaginaire et fantaisiste ici, mais une histoire, une vraie.

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Au début, on découvre pièce par pièce un puzzle intriguant, que l’on ne comprend pas tout de suite, car on ne sait pas vraiment où l’auteur va nous emmener. 
Cela peut dissuader certains de continuer, mais je vous en prie ne lâchez pas cette histoire des yeux.

En effet par la suite tous les éléments s’assemblent et les différents chapitres se lient, et ça en devient passionnant.
De la tradition arabe, où l’on va d’abord traiter de pauvreté, de religion, de vie quotidienne… On se retrouve à Paris, avec des accélérations, des envies toujours plus grandes, et le progrès incommensurable. Viennent s’ajouter au fil de l’histoire d’autres valeurs, d’autres enseignements…

C’est une histoire à priori banale, mais pleine de leçons de vie.
J’ai vu à travers ce roman beaucoup de poésie, d’humanité, et c’est comme si j’avais reçu les conseils d’un père. Des mots empreints d’une sagesse légère et à la fois puissante. A travers une simplicité très appréciable, car qui a besoin de choses compliqué pour apprendre ? Personne !  L’auteur a réussi avec brio.

Ce livre est un concentré d’authenticité, un cadre Libanais puis Parisien, deux adolescents pauvres et leurs familles pleines d’enrichissements culturels.
On suit leur évolution, qui va les faire beaucoup grandir… 

Je n’aurais jamais imaginé tous les sujets qu’a pu aborder cette histoire, sans pour autant perdre son charme particulier. 
On y trouve des images, des saveurs Libanaises qui emplissent nos sens, et puis une course au progrès, à la modernité qui galvanisent nos pensées…
On découvre une autre vision de l’humain et de l’humanité, riche et complète.

Mes quelques froncements de sourcils au début ont vite été remplacés par des yeux écarquillés, emportés par le fil de l’histoire qui passe de rustique à moderne dans une histoire humaine à laquelle je me suis attachée.

Ce livre fut un très beau message, simple, très important et empreint de poésie, de senteurs orientales et de fourmillement mondain.

Le règne de cristal

A qui faire confiance quand un ami peut cacher un traître ?

Le règne de cristal, Alison F Haring

Au Royaume de Lysendram, Riley et Crystallia règnent en maîtres. Des confins de la Rive Sud aux îles environnantes, la couronne ne connait aucun heurt, le pouvoir exercé avec bienveillance et le couple royal plus harmonieux que jamais.  

Quand un lointain ennemi rassemble des troupes à la Bordure du Fond des Mers, le pays s’alarme. Les Lords s’organisent et le pire est envisagé. Crystallia observe, Riley ordonne et tous se préparent. Entre peur et loyauté, les alliances séculaires s’émoussent.  

Entre intrigues à la Cour, propositions malvenues et manigances, la paix peut-elle encore être sauvée ?

Le seul vrai bémol du Règne de cristal fut les longueurs au début qui rendaient ma lecture très laborieuse, et à mon goût certaines descriptions étaient superflues. J’ai beaucoup de mal avec la description et les lenteurs dans un livre, alors peut être que ce n’est qu’une question de goût et que d’autres apprécieront que l’on s’attarde autant sur la construction de l’intrigue et des personnages. 

Mais pour moi en tous les cas ça a vraiment eu du mal à passer… Mais Alison France Haring s’est superbement bien rattrapée avec la deuxième moitié !!

Construire un livre avec autant de facettes est compliqué, et elle l’a vraiment bien mené, ce fut un plaisir à découvrir.

J’ai aussi beaucoup aimé les flashback qui ponctuent l’histoire. Ils cassaient les longueurs qui rendaient ma lecture si laborieuse, et étaient vraiment très bien faits !

Dans certains bouquins les flashbacks peuvent être seulement des pages en plus, fort inutiles, mais ici ils ont une réelle utilité.
Ils m’ont permis de mieux connaître les personnages, de plonger dans leur passé.
Ils m’ont aussi permis de découvrir d’autres lieux, et les évènements apportés par ces plongées dans le passé amènent l’action qui manquait (au moins dans la première partie). Ils ont rendu ma lecture plus addictive, et wow ! 

Ensuite on passait à la deuxième moitié du roman, où là les flashbacks n’avaient plus ce rôle de « bouche – défauts », mais bien d’éléments positifs qui venaient s’ajouter aux autres points forts qui sont apparus durant la deuxième partie.

Arrivée à la moitié et quelques je n’ai pas pu lâcher le livre, et j’ai fini par partir en retard de chez moi en pleurs tout à l’heure car je voulais à tout prix le terminer…

La fin est éblouissante, et une fois que l’action se met véritablement en place j’ai retrouvé cette addiction que j’avais ressentie lors de ma lecture de son premier livre. 

L’autrice a su mener tous les éléments correctement sans s’emmêler les pinceaux, ce qui n’est pas forcément évident pour ce type de livre à l’univers royal. 
Cette fin fut juste géniale et a encore une fois brisé mon coeur.

J’ai discuté avec l’autrice et il y aura un tome 2. Ainsi dans ce cas les longueurs se comprennent parfaitement… Mais du coup j’attends au tournant ce deuxième volume niveau actions ! 😉
J’ai beaucoup trop hâte de voir ce que va donner la suite des évènements…

Merci à Alison pour l’envoi de son roman et sa gentillesse !

Le dernier magicien

Survivre était une question d’équilibre : la crainte de la mort était ce qui nous poussait à bâtir une vie digne d’être vécue.

le dernier magicien, Lisa maxwell

À mi chemin entre Harry Potter et Six of crows, ce livre est donc la parfaite formule du coeur. 

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Tout est savamment orchestré : l’intrigue est menée avec brio et mystère jusqu’à la fin. Elle est complexe, mais on ne se perd pas trop pour autant. L’autrice a su amener de nouveaux éléments au fil de l’histoire, la rendant toujours plus complexe et haletante. 

Tout s’imbrique avec excellence, que ce soit les différents mystères amenés que les personnages, et aucune des actions ne m’a semblé brouillonne, ce qui est pourtant un grand risque dans des livres aussi complexes que celui-ci.

Bien sûr, j’ai parfois été un peu perdue, car je n’arrivais pas à retenir mon souffle tout en suivant le rythme effréné des pages.

J’essaye de vous faire une chronique un tant soit peu complète, mais en vérité tout ce que j’ai envie de faire c’est d’hurler à quel point ce livre est génial et à quel point il a malmené mon coeur.
C’ÉTAIT SUPERBISSIMEMENT TROP BIEN !!!
Oui, vous l’aurez compris, gros coup de coeur de A à Z.

Vous voyez cette sensation dès les premières lignes où votre coeur s’accélère et vous vous dites « wow. » 
Oui oui, cette sensation d’attachement aux personnages dès les premières pages.

Ce genre de livre fantastique – dystopique est complexe, car il ne doit pas perdre le lecteur tout en nous apportant un univers riche et absorbant. (J’ai l’impression de décrire du sopalin)
Bref, toutes les attentes que j’avais ont été remplies avec brio.
J’ai retrouvé du vintage, du vol, du danger, de la magie et des voyages dans le temps…
Le tout avec des personnages diversifiés et attachants.
Que demander de mieux ? 

Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un coup de coeur aussi fort, plongeant littéralement aux côtés d’Esta.
En effet, de nos jours tous les magiciens sont terrés à Manhattan, qu’ils ne peuvent quitter sous peine de mort. Elle seule peut se rendre en 1902, là où tout a commencé, là où le Magicien s’est jeté du pont de Brooklyn avec le livre contenant tous les secrets de la magie, condamnant celle ci à des lendemains sans espoirs…

Ça a pas l’air génial ? Si ça a l’air génial.
Est ce que c’est génial ?  Oui c’est génial ? 
Vous devez lire ce livre ?  Oui vous devez le lire.

Et si…

Vivez chaque jour en sachant que vous avez la possibilité d’en faire quelque chose de mieux. Vous pouvez recommencer… chaque jour. Tout ce qui importe est votre bonheur et que vous soyez exactement celui ou celle que vous devez être. 

Et si… , Rebecca Donovan

Ok ok les amis stoppez tout ! Courrez à la librairie acheter ce livre.

Comment ça vous allez pas acheter un livre si j’argumente pas un minimum ? Ok, c’est parti, je vais vous prouver que ce livre est une pépite et qu’il FAUT que vous le lisiez.

(Ah, et je vous préviens d’avance, vu que c’est un coup de coeur je risque d’écrire beaucoup en majuscules).

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1. Mon point positif préféré : Nyelle. Je me reconnais énormément dans ce personnage. Elle est magnifique, et surtout super travaillée. C’est rare que je m’identifie autant à un personnage, et ici ce n’est non pas par l’histoire de Nyelle mais plutôt niveau caractère. Bref, en réalité c’est assez compliqué à expliquer mais je me sens attachée à ce personnage au delà de l’histoire.

D’ailleurs cela ne m’est arrivé que deux fois : avec Finch (Tous nos jours parfaits) et Violette (Viens on s’aime). On peut donc ajouter Nyelle à cette liste de personnages auquels je m’identifie (et qui sont d’énormes coups de coeur).

Elle est juste sublime, avec un caractère riche que j’ai SURKIFFE dans les moindres détails. Elle est imprévisible, drôle, belle et complexe. Franchement chapeau à l’autrice d’avoir donné vie à une fille pareille, qui a su me toucher au plus profond de moi.

2. Les autres personnages. Eh oui, même si Nyelle est un coup de coeur intersidéral, les autres personnages apportent ENORMEMENT à l’histoire. Je pense que vous commencez à le savoir car j’énonce ce point dans chaque livre que j’aime particulièrement. J’ADORE quand les personnages sont diversifiés, et qu’ils apportent tous un petit truc spécial à l’histoire. Et là c’est totalement le cas. J’ai plus qu’adoré Cal, Richelle et Rae, qui sont tous les trois très différents et surtout très attachants.

3. L’intrigue. Je baisse encore une fois mon chapeau à l’autrice, car elle a su créer une histoire de DINGUE, qui m’a fait passer par une tonne d’émotions (ce qui explique ma tête de fraise déconfite à la fin de ma lecture, à force d’avoir ris, souris et pleuré). Franchement, ce livre réunit toutes les conditions d’une lecture parfaite. Je pourrais vous conter pendant des heures pourquoi je l’aime tant, mais je finirais par vous spoiler (et on sait tous que ce serait dramatique).

Pour vous dire à quel point il m’est cher, ce livre est en réalité une relecture. Je l’avais lu en 4e, il y a donc un petit peu plus de 2 ans, et ça avait été un coup de coeur intersidéral. Vraiment, cette lecture m’avait marquée au plus profond de moi par sa justesse, sa poésie par les reflexions qu’elle nous fait mener, et par sa sincérité. C’est très rare que je sois autant touchée par une lecture, et Nyelle ainsi que les autres personnages m’avaient tant marqués que j’y repensais souvent.

Cette histoire m’a ammené à réfléchir, à me donner encore plus goût à la vie… Mais surtout à affirmer ce côté insouciant de ma personnalité qui me fait faire des trucs sur des coups de tête, et j’avais tendance à oublier que ce sont souvent eux les meilleurs.

C’est un peu pour cela que je suis autant attachée à ce livre, et je n’avais pas réussi à remettre la main dessus depuis tout ce temps.

J’ai donc enfin eu l’occasion de le relire, et ce fut un coup de coeur tout aussi intense, qui m’a fait passer par les mêmes émotions. Je pense que l’on sait tous à quel point c’est difficile qu’une lecture ne perde rien de sa beauté lorsque c’est une relecture. Ici cet exercice est réussi avec brio, et mon coeur toujours aussi rougit par les mots.

La chambre des merveilles

Cette nuit-là, mon fils m’a aidée à ressusciter quelques pages de jeunesse trop vite tournées. Cette nuit-là, j’ai compris que la vie – la vraie, celle dont on se souvient – n’est rien d’autre qu’une succession de moments de grâce juvénile. Et qu’aucune ambition d’adulte ne peut rendre plus heureux qu’un carpe diem adolescent.

La chambre des merveilles, Julien Sandrell

Ce livre fut une vraie bouffée d’air frais. A travers l’histoire de Thelma et Louis, j’ai retrouvé l’importance d’une relation parent-enfant, de vivre pleinement sa vie et de ne pas avoir de regrets.

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Thelma m’a touchée par sa sincérité franchement humaine. Ici l’auteur ne nous met pas face à des personnages, mais face à des personnes, avec des réactions pleines de vérité.

En effet Louis va être victime d’un accident qui va le plonger dans le coma, et sa mère a un mois avant qu’on le débranche.

Après avoir lu quelques chroniques, je vois que certains ont un avis mitigé voire même carrément déçu vis à vis de ce livre, qu’ils qualifient comme niais, le sujet étant abordé avec trop de légereté, ou encore trop enfantin. C’est vrai que c’est un roman plutôt feel-good, et il peut être justement ressenti comme totalement irréaliste, ou même carrément cliché des films happy end.

Je comprends totalement ces points de vue, et je pense que cela dépend de la manière de chacun de vivre cette lecture.

Pour ma part je trouve que Thelma a fait preuve d’un courage et d’une force qui m’a beaucoup touchée, même si on assiste aussi à l’effondrement de la mère qu’elle est.

Mais le fait que celle-ci se lance dans une aventure extraordinaire pour réaliser tous les rêves de son fils afin de lui redonner envie de vivre, et bien j’ai trouveé cela juste magnifique.

J’ai été emportée dans un tourbillon de couleurs, entre voyages, expériences nouvelles et épreuves. J’ai vraiment adoré suivre Thelma dans cette folle aventure, car j’ai vraiment été plongée dedans.

Je n’ai vraiment pas eu l’impression d’être face à une fiction mais une histoire réelle, pleine de sentiments. J’ai ris, pleuré, souris, stréssé aux côtés des personnages, complètement prise dans l’effervescence des évènements.

Mais surtout on retrouve toujours cette part de justesse, qui entre les sourires fait pointer les larmes, car le sort de Louis reste tout au long de l’histoire incertain. Alors on espère avec les personnages, jusqu’à nous en tordre le ventre.

Vous l’aurez compris, c’est donc toute une palette de sentiments que nous offre la plume moderne et fluide de Julien Sandrell. Je n’avais que très rarement été emportée dans une histoire telle que celle là, tout simplement réaliste. Ici la fiction sert à la réalité, la rendant sublime, prenante et pleine de saveurs émotionelles.

Mon avis est donc aux antipodes des avis négatifs, même si encore une fois je pense que ce livre peut être soit vécu d’une façon magnifique si comme moi on est plongé dedans, mais aussi il peut être detesté si on garde trop de recul.

Car oui, certains évènements sont faciles à deviner, et il y a parfois bien trop de coincidences pour que ça paraisse vrai, mais personnellement je ne m’en suis pas rendue compte car c’est avant tout une lecture magnifique.

Concernant le sujet grave qui est d’avoir un enfant dans le coma que ce livre aborde, j’ai beaucoup aimé la façon dont il a été traîté. Cette aventure rocambolesque, ces personnages attachants et ces évènements à la limite du cliché m’ont tout simplement conquise, car après tout on ne demande qu’à être emporté dans tout ça. Je voulais vraiment de toutes mes forces être aux côtés de Thelma et ceux qui l’accompagnent dans ce périple qui se transforme en voyage émotionnel et physique.

Ce livre nous apporte ce détachement dont on a tous besoin, ce recul de la réalité. Il nous offre des sourires, de la joie et des expériences improbables pour cette mère qui réalise les rêves de son enfant de douze ans. D’ailleurs cela apporte un vrai avancement personnel pour Thelma, et par la même occasion une réflexion sur notre vie et nos envies.

Alors certes ça peut paraître totalement décalé de la vie réelle, mais justement j’ai adoré être embarquées dans ce méli-mélo de couleurs.

J’ai été émue par cette histoire, par ce qu’elle transmet, par ce qu’une mère est capable de faire pour son fils. Ce livre est une vraie ôde à la vie, car il nous confronte à sa fragilité, mais aussi à tout ce qu’elle a à nous offrir.

It

Il faut de la sagesse pour accepter ce qu’on est, mais il faut du courage, de la persévérance, de la confiance pour devenir soi-même.

it, catherine Grive

Bon, les amis, je suis déçue. Ô enfers et damnation, le pire dans tout ça, c’est ce livre ne fut pas une mauvaise lecture, et la plume de l’auteur a un vrai potentiel.

Comment ça je suis une drama-queen ?

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Tout d’abord, je suis déçue car le résumé nous vend une histoire sur la transidité… sauf qu’on en parle que pendant les 30 dernières pages. Mais alors qu’est ce qu’il se passe pendant les 150 autres ?

Et bien on a le droit à une intrigue d’incendie.

Incendie… transidité… Oui, moi aussi je cherche le rapport.

J’ai donc été très perplexe face à la trame de l’histoire, qui comme je l’ai dit n’avais pas de rapport, mais qui en plus n’était pas exploitée…

A commencer par le personnage principal. J’ai adoré son caractère, qui était vraiment complexe, et ce fut un personnage qui offrait une sorte de poésie et de mystère que j’ai vraiment beaucoup aimé. Ce fut le point fort de cette histoire, mais aussi une déception de plus car il n’est pas exploité alors qu’il avait un magnifique potentiel. On a donc un personne principal génial mais pas exploité, dans une intrigue sans queue ni tête…

D’ailleurs, les dialogues ont accentué mon desespoir car ils n’avaient strictement AUCUN intérêt. (oui, imaginez moi en larmes, desespérée).

On aurait pu compter sur les autres personnages pour rattraper le truc, mais nooon ! Si je devais vraiment leur donner un rôle, ce serait figurants. (notez donc à quel point ces personnages ont été utiles, wow).

Bon, on (ou plutôt je) commence à avoir une pile de mouchoirs aussi haute que la pile à lire de certains…

J’aimerais bien vous dire que les actions, ou les évènements présents dans ce livre lui donnent du sens et le dynamisent… Mais non ! Tout ce qui arrive dans ce bouquin est inutile, ou plutôt ils m’ont fait marmonner comme une mamie (quand je fais la mamie contrariée c’est que c’est vraiment pas ouf).

Bref, on est vraiment plongés dans un méli-mélo de choses qui arrivent (autant dans les actions que dans les personnages) et… elle arrivent. C’est tout.

Pas grande utilité, je suis d’accord. L’autrice nous offre pleins de trucs chouettes qui rendraient l’histoire super intéressante… Sauf qu’ils ne sont pas creusés ! (et donc mon état de drama queen reprenait de plus belle).

Et en plus, pendant tout ce que je vous ai raconté (ou plutôt, critiqué), on ne parle pas vraiment (voir du tout) de transidité, soit ce qui est censé être le sujet principal du livre. Bon certes, on parle d’art, du fameux incendie-wtf, d’adolescence… Tout cela c’est des sujets très intéressant (bon sauf quand ils ne sont pas exploités hum hum), mais pas le sujet que l’on attend !! Et quand il est enfin traité… et bien je suis déçue quand même.

Voilà, ce livre me brise le coeur car il a un potentiel (surtout au niveau de It), mais malheureusement ni le résumé, ni même le titre ne correspond vraiment à ce que l’on retrouve à travers ces 180, qu’au final j’ai trouvé très brouillonnes.

Bref, face à cette lecture je suis donc une drama queen au summum de la frustration.

Merci aux éditions Gallimard pour l’envoi de ce roman.

Le rosier de Julia

Elle avait ce don créateur de vie, qui ressuscitait les arbres morts, les fleurs fanées, illuminait les regards et attendrissait les coeurs les plus durs.

Le rosIER de Julia, Frédéric Doillon

70 pages. C’est un livre très court, mais cette notion d’éphémère est pour moi très importante pour cette histoire.
En effet, les nuances poétiques qu’elle inspire ne sont là selon moi que pour effleurer le coeur, ce qui est pour moi plus marquant que des mots qui s’imprimeraient grands et forts dans l’esprit.
Ici la délicatesse rend l’histoire pure, et un abus de ces mots imposants l’auraient abîmée.

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J’ai retrouvé à travers ces 70 une histoire simple (car qui peut faire compliqué en 70 pages ?), et surtout pleine de poésie.

Là est donc la beauté de cet ouvrage, car une poésie aussi belle est rare en si peu de mots que peut cueillir notre pupille.
Je ne peux donc pas vous conter l’attachement que j’ai eu pour les personnages, ou encore vous parler d’une intrigue, car ici l’auteur nous offre une histoire courte, faite pour marquer comme la fluidité d’une brise.

J’ai retrouvé dans cette histoire un attachement profond pour la nature, une beauté et une douceur qui fut dépeinte avec une légèreté tout bonnement magnifique.
J’ai ressenti le soleil, les fleurs, les animaux et la beauté que la nature transmet.
J’ai ressenti la pluie, le vent, la terre et la mélodie des éléments.
J’ai ressenti à travers ces pages la beauté pure que nous offre la Terre.

J’ai trouvé Julia très douce, si douce qu’elle en est intriguante. J’ai adoré suivre son histoire singulière, tout en fluidité et m’évoquant la rosée matinale.

Cette métaphore est parfaite car c’est cela qu’est ce livre : une goutte d’eau pleine de légèreté venant se déposer là, loin du but de vouloir déclencher un coup de coeur plein de puissance, mais simplement vous offrir la possibilité de cueillir cette histoire et les rêves qu’elle déposera à son tour sur vos pensées.

Ce livre m’a fait retourner au plaisir simple et ressourçant de la lecture : découvrir une histoire. Tout simplement. Sans exigences, laissant de côtés les critères que l’on a appris à appliquer en tant que fervents lecteurs. Simplement le plaisir de découvrir la vie de personnages, se laisser surprendre par les qualités d’une plume et de ce qu’elle conte, sans attentes qui relèveraient bien trop de défauts.

Je vous recommande donc de fermer les yeux, oublier vos exigences littéraires, et laissez vous porter par cette histoire.
Douce et naturelle, une poésie effleurant la pulpe des doigts. Une légèreté souvent oubliée, qui souffle à l’âme le plaisir d’une lecture dans sa simple beauté.