Ashes falling for the sky

La beauté se cache dans les imperfections, dans les contrastes, dans les âmes brisées.

Ashes falling for the sky, nine Gorman et Mathieu Guibe

Je pense qu’il faut parler de « Ashes falling for the sky » en mettant les deux tomes ensemble, sans les dissocier, ce serait un bien trop affreux crime.

Le tome 1 fut une petite déception, je vous l’avoue.
J’avais lu bien trop d’avis dessus, et j’étais donc partie dans ma lecture avec bien trop d’attentes.
Je n’ai donc pas vraiment découvert à 100% ce livre, puisque j’étais influencé par ce que j’en attendais suite aux avis lus.
Ça m’a donc empêchée de profiter pleinement de cette lecture, qui m’a déçue car elle ne m’a pas brisé le coeur comme je m’y attendais.

J’ai également deviné quelques éléments, dont un qui était une révélation essentielle de ce tome mais que j’avais malheureusement comprise très tôt.

De plus, j’ai trouvé beaucoup de ressemblances à After.

Cependant « Ashes falling for the sky » est très loin d’être After. Je ne sais pas vraiment comment poser mes mots sur ces ressemblances, mais dans ce livre c’est indéniable qu’il y a des éléments qui rassemblement complètement à After, et pour autant on est face à quelque chose de très différent.

Ici la romance et le jeu de sexe qui s’installe entre Ash et Sky n’est qu’une petite partie de l’intrigue, car ce livre est très profond (pour mon plus grand soulagement).
Leur histoire va plus loin qu’un défi, va plus loin que les clichés. Bien plus loin que toutes les idées reçues qu’elle peut nous inspirer.

Ce bouquin aborde les fêlures des êtres blessés. Il montre l’être dévasté. Il montre le mal être et le combat pour s’en sortir.
Tous les deux à la quête de la lumière dans les ténèbres.

J’ai été très touchée par Ash, qui est aux premiers abords le cliché du bad boy mais qui est pourtant tellement plus.
Et aussi Sky, dont j’ai adoré le caractère combatif, sincère et spontané.
C’est également sans compter Véro, en qui je me suis reconnue, Sybille ainsi que tous les autres personnages.
Mais surtout Zach, dont je vais simplement dire qu’il fut un gros gros coup de coeur.

C’est tout cela qui a fait de ce livre une très bonne lecture. Car l’histoire elle même est recherchée, plus profonde qu’une simple romance malgré les apparences.
Elle est surtout extrêmement puissante, me tirant des larmes par sa justesse et sa beauté.
Ici c’est de l’amour dans la noirceur de l’être blessé, l’amour pour se relever, l’amour qui assiste aux chutes aussi.

On ne peut qu’adhérer aux messages transmis dans ce livre car nous sommes tout bonnement tous humains, tous un peu cassés.

C’est ces éléments, cette beauté transcendante qui a rendu ce livre si puissant, malgré la légère déception.
Et c’est surtout ça qui, lors du tome 2, a transformé cette « très bonne lecture » en putain de coup de coeur.

Ce tome 2 fut un saisissement au coeur, une parfaite continuation, une apothéose.

Les personnages sont approfondis, tout comme l’intrigue.
On sent que tout est plus recherché, plus touchant, plus briseur de coeur aussi.

Parce que oui, bordel, pour ce livre j’ai eu le coeur pété.
Il a explosé sous la puissance de ce livre, sous tout ce qu’il nous transmet.
La tristesse qu’il dépeint,
Les blessures qu’il effleure,
L’humanité qui nous touche.

Il fut d’autant plus touchant.

Les événements s’enchaînent, m’ont fait vivre une myriade d’émotions.

Ce livre a fait des sentiments sombres une oeuvre pleine de lumière.

Les auteurs ne se sont pas dérobés face à la tristesse, face aux blessures qu’ils devaient décrire.
Ils n’ont pas fait dans le cliché, ou en tous les cas celui ci n’est pas flagrant, inquisiteur.
Ils ont fait dans la justesse, dans le vrai surtout.

Et ça, ça c’est rare.
De pouvoir prendre sa palette d’émotions
D’en construire un chef d’oeuvre
Et surtout de ne pas dénaturer la toile.

Et, accomplissement de plus, d’emporter le lecteur dans ce que l’on transmet, tant et si bien que je me suis retrouvée avec des rivières sur les joues.

L’histoire des personnages est d’autant plus bien construite, l’intrigue également.

On retrouve des êtres humains, avec une réelle évolution dans leur construction et surtout celle de leur histoire.

On retrouve aussi tous les bons éléments du tome 1, et d’ailleurs les ressemblances avec After s’effacent, pour nous offrir une découverte, une vraie.

Tout fut plus puissant, mieux décrit, plus approfondi et plus recherché.

Je ne sais pas vraiment poser mes mots sur tout ce qui a fait que ce tome 2 fut la continuation parfaite du tome 1, en mieux.

J’ai adoré, et été brisée en milles morceaux par ce qui fait que ces deux personnages sont eux aussi brisés.

C’était juste encore plus puissant.
Une sorte de déflagration.

Je l’ai eu, le coeur brisé que j’attendais au tome 1.
Je l’ai senti, la brûlure dans ma poitrine.

Ash, plus profond,
Sky, encore plus sincère,
Et une histoire pleine de parts sombres à apprivoiser.

Merci aux auteurs (que j’ai pu rencontrer à Lille) pour leur proximité, leur gentillesse, leur talent, et tout simplement pour leurs personnes.

Merci du fond du coeur pour cette dédicace de Zach (mon personnage préféré) qui s’est apparentée à un exercice d’écriture pas prévu, mais qui est tout bonnement magnifique. 💛

Merci également aux éditions Albin michel pour l’envoi de ces deux romans, et désolée du retard qu’a pris ce post. (La faute à la veste en cuir que je n’ai pas trouvé, car je voulais faire une autre photo que celle ci mais je n’ai donc pas pu, ce qui a entraîné pas mal d’indécision… Qui a dit qu’être chroniqueur était facile ? ;))

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Zoomancie

Il y a toujours quelque chose à craindre, et on ne peut jamais prévoir si le coup dur suivant sera du fait de Mère Nature ou de l’humanité à bout de nerfs…

Zoomancie, Adrien Tomas

Zoomancie, un livre intriguant qui met un point d’honneur à des valeurs menacées par les vices de l’humanité, sans pour autant se départir d’une intrigue originale et captivante !

En somme, le combo parfait.

https://www.instagram.com/evadee.des.livres/

On plonge ici dans un roman aux allures de dystopie, où nos protagonistes aux caractères variés et travaillés établissent d’étranges lien avec des animaux…

Rien ne les destiné à se croiser et pourtant, face à une humanité et un monde en déclin, ils pourraient bien être liés…

Dès les premières pages, j’avais d’ores et déjà accroché à cette intrigue mêlant des touches de fantaisy à une réalité horrifiante (du jamais vu, et moi j’adore.)

En effet, car ce livre, en plus de nous proposer une histoire originale aux personnages plus qu’attachants, tire la sonnette d’alarme.

Car oui, le monde vit des jours bien sombres entre une population ravagée par la colère et des capitales envahies par les eaux ou la pauvreté.

La fiction tisse ici un lien avec la réalité, sonnant mine de rien comme un rappel empli d’urgence face à la situation écologique.

On nous offre un aperçu de ce qu’il pourrait advenir si on ne fait pas bouger les choses, ou si on les fait bouger de la mauvaise façon.

Un récit mêlant réalité et fiction donc, le tout porté par une intrigue qui a su garder son intérêt jusqu’au bout.

J’ai été franchement (et agréablement) surprise par l’ingéniosité de cette intrigue qui a ravi mon côté fan de fantaisy tout en me ravissant d’un rythme tout bonnement délicieux (Bon je ne sais pas si c’est le terme approprié mais tous cas cette histoire a ravi mes papilles de lectrice avide d’action et de construction).

Ah bah oui ! Comment ça je vous l’avait pas dit ?
Dans ce bouquin tout est bien construit, que ce soit l’intrigue ou les personnages.

Je ne vous ai parlé que brièvement d’eux, mais je me dois de revenir sur le fait qu’ils apportent un gros plus à cette histoire déjà géniale à bien des niveaux. (Eh oui, jusque là elle remplit tous les critères d’une bonne lecture)

Ce qui a grandement fait que je l’ai adoré sont les protagonistes.

En effet, eux même ainsi que leurs histoires respectives sont tout aussi construits que l’intrigue dans laquelle ils sont plongés, qui mettra en lumière chacun d’eux et leur caractère.

C’est pas génial ça ? Ah bah si moi j’ai kiffé.

J’adore quand les personnages ont chacun leur utilité, et qu’ils apportent tous leur petite touche à l’histoire.

Je ne m’attarde pas vraiment en particulier sur eux car je préfère que vous découvriez par vous même, mais en tous cas j’ai apprécié chacun d’eux (et je peux vous affirmer que l’on est face à une palette variée de caractères).
Je ne pourrais vraiment pas choisir de chouchou officiel, même si Spider et ses mystères me font de l’oeil, ainsi que Nour et son aphrodisiaquité (faites genre que ce mot existe).

Bref, un livre aux valeurs importantes, transmises par des personnages variés plongés dans une intrigue originale et entraînante. Une réalité sombre dépeinte par une fiction à l’espoir aux caractéristiques fantaisy mais pour autant tout aussi porteur de messages à ceuillir à travers action, aventures, mystère et renouveau.

Car ce livre est un vrai changement.
Changement que nous devrions nous aussi opérer, au risque d’y laisser humanité et biodiversité.

Merci aux éditions Links pour l’envoi de ce roman !

Le matin de Neverworld

On croit se rappeller le passé, pourtant nos souvenirs sont aussi fantasques que des rêves.

Le mATin de Neverworld – marisha pessl

Ce livre possède une atmosphère étouffante et haletante, qui a bien failli me rendre asthmatique (on dirait pas comme ça mais c’est une bonne chose vous verrez, l’univers est tellement sombrement génial que j’en ai eu le souffle coupé).

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Bon malgré tout cette histoire a pas mal de petits défauts, notamment au début.

La plume de l’autrice par exemple me semblait un peu « lourde » au commencement, mais je me suis vite habituée à celle-ci.

Mais ce début me laissait aussi très perplexe car il y avait une TRÈS mauvaise dynamique de groupe.
En effet on fait face à des personnages sans réelle profondeur auxquels je me suis peu attachée.
Ils donnaient à l’histoire un côté « peu crédible » du fait de cet effet de groupe trop bancal, mais pourtant ces protagonistes étaient parfaitement accordés à l’intrigue.

Dans ce bouquin, on retrouve deux côtés : de la SF et du thriller, tous deux très bien mixés (on dirait que je parle d’un smoothie) pour nous donner un livre original, à l’atmosphère vue nulle part ailleurs et prenant à souhait.

II est rythmé par des révélations auxquelles je ne m’attendais pas, ce côté thriller mené de façon experte m’a bien souvent laissé pantoise.

Effectivement plus on avance dans le livre plus on découvre une profondeur insoupçonnée qui m’a vraiment plu.

Tout est calculé à la perfection et a su faire battre mon coeur de part les évènements qui se lient à l’intrigue d’une façon que je n’aurais jamais imaginée au début, pleins d’une originalité (et étrangeté) de génie qui évolue au fil de l’histoire.

L’intrigue prend donc à chaque chapitre un intérêt toujours plus important, emportant mes pensées dans tous les sens pour finir par m’offrir un final retentissant.

C’est une très bonne histoire bien que portée par des personnages plats, que j’ai dévorée en une après-midi.
J’ai été totalement transportée dans le Neverworld et tout ce qu’il implique, me faisant frissonner d’excitation et d’angoisse, prise dans cette histoire étrange et indescriptible.

Bref, un livre bien plus profond et indéchiffrable de ce qu’il nous montre aux premiers abords, et dont la particularité m’a conquise.

Merci aux éditions Gallimard jeunesse pour l’envoi de ce roman !

#onlitplusfort

The promised neverland

Une découverte peut parfois bouleverser tout ce que l’on tenait pour établi

The promised neverland, tome 1, posuka demizu et kaiu shirai

The promised neverland, c’est époustouflant, intriguant, aventurier, captivant, et surtout ça fait qu’on retient son souffle à chacun des chapitres.

Si cette liste d’adjectifs ne réussit pas à vous convaincre, sachez qu’à la base je lis trèèès peu de mangas (quasiment jamais en fait), mais que celui ci a su suffisamment retenir mon attention pour que je brise mes vieilles habitudes et mette les pieds dans le rayon mangas qui est pour moi un terrain inconnu.

Et sachez aussi que dans ma tête c’était « ouais bon le tome 1 va être cool mais je me connais je vais le lire et jamais acheter la suite ».

Et bien FAUX ! Ce premier tome s’est avéré être une vraie drogue, qui m’a fait devenir addict avec un besoin impérieux d’acheter la suite à chaque tome fini.

Eh oui, ça c’est l’effet « The promised neverland ».

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« Mais pourquoi c’est aussi addictif ? » me direz vous.
Et bien déjà car l’intrigue prend À CHAQUE FOIS des tournants inattendus et plus ingénieux les uns que les autres.
Autant vous le dire tout de suite : dans ce mangas, ne prenez rien pour acquis.

Dès le premier tome on découvre une intrigue déjà géniale, pleine d’originalité et de mystère…

En effet, Emma, Norman, Ray et leur trentaine d’autres petits frères et soeurs vivent une vie paisible à l’orphelinat de Grace field house, sous la gouverne d’Isabella, leur tendre « maman » qu’ils considèrent comme leur véritable mère.
Trop beau pour être vrai n’est ce pas ?
En effet, ce cadre idyllique va voler en éclats lorsque nos trois comparses vont découvrir l’abominable réalité qui se cache derrière leur cadre de vie si paisible…
Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort.

Voilà. Vous voyez, rien qu’à la base on fait déjà face à un truc de ouf.
SAUF QUE cette intrigue va évoluer au fil des tomes d’une manière experte, me coupant le souffle et emballant mon coeur à chaque révélation.

Pour moi, c’est du génie.
Car plutôt que de rester dans les sentiers battus créés par cette intrigue, le mangaka ne se repose pas sur ses lauriers et nous offre un contenu toujours plus travaillé et inattendu, sans pour autant s’éloigner indescamment du fil conducteur de l’histoire.

Un coup de maître je vous dit, qui a très vite transformé ce mangas de simple découverte à gros coup de coeur.
J’ai vraiment été transportée à travers les drames, les aventures et l’horreur que vont vivre les enfants.

Le tout est rythmé et dosé d’une façon presque incandescente, me pressant de tourner les pages au plus vite pour suivre nos héros dans cette histoire rocambolesque aux allures d’arrêt cardiaque.

Car oui, ce véritable page turner a bien failli me faire mourir à plusieurs reprises.

Déjà, me faire mourir d’amour face à Ray, mon personnage préféré.
Il est extrêmement bien construit et surtout profond.
Je pense que vous le savez, mais pour moi un des points essentiels d’une bonne histoire est sa profondeur.
J’aime quand les personnages apportent de part leur présence et leur caractère une vraie touche personnelle à l’histoire, et c’est ici le cas.

Ray en particulier m’a fait frôler la mort de part son côté sombre. (J’ADORE les personnages sombres et mystérieux).
En effet on n’arrive pas à le cerner immédiatement, il a une facette indéchiffrable qui s’accorde à la perfection avec l’intrigue elle même pleine de mystères.

Mais bref, assez parlé de Ray-mon-nouveau-bookboyfriend-chouchou-de-ce-mangas.

Parce que oui, il est tout aussi génial que l’histoire mais il faut aussi que je vous parle de Norman et Emma, les deux autres protagonistes.

Emma par exemple a su me toucher par sa sincérité et son altruisme à toute épreuve.

Norman quant à lui a su m’épater de par son intelligence et sa gentillesse.

Bref, je ne vais pas m’étaler mais chacun d’eux a une véritable utilité et n’est pas là que pour décorer (Même les personnages secondaires).

Bref, on en revient donc à cette histoire de profondeur géniale qu’à l’histoire.

Au programme des arrêts cardiaques, du drame, de l’horreur, du mystère et de l’aventure, aux côtés de personnages approfondis (et utiles), le tout dans une intrigue superbement bien exploitée qui n’a cessé de me surprendre.

Cette merveille nous est narrée à travers des dessins très bien réalisés, faisant foisonner l’imagination, mettant l’accent sur les choses importantes tout en nous offrant une myriade de détails qui nous rendent un contenu fourni dans lequel on ne se perd pas pour autant.
Un plaisir pour les yeux, et un hommage très qualitatif à l’intrigue.

Alors, toujours pas convaincus ?

Five feet apart

Nous avous besoin de ceux que nous aimons presque autant que de respirer. Je n’avais jamais mesuré l’importance de ce contact, de son contact… Avant d’en être privée

Five feet apart, rachael lippincott

Au début ce livre fut loin d’être transcendant : une bonne histoire, avec des personnages attachants, mais comme on l’a déjà vu dans beaucoup de livres avant celui-ci.

Une petite déception donc pour moi, qui m’attendais à quelque chose plein d’originalité dans ce monde médical déjà bien exploité.

Mais non, on tombait dans quelque chose qui n’a pas attisé ma curiosité.

Certes, le cadre de l’hôpital était cool, le personnage maniaque de Stella assez atypique, mais au niveau de Will…

Pfiou, le cliché du personnage sûr de lui et rebelle sur les bords !
Oui oui, celui qu’on retrouve dans tous les livres à tendances « Nos étoiles contraires ».
Et OUI on retrouve ce petit truc qui fait que bim le mec est direct intéressé par la fille (bah oui ils sont malades pas le temps d’instaurer une vraie romance avec du réalisme).
BIM d’un coup ils se parlent, et BIM comme par hasard ils ne se lâchent plus.

Mais bon, comme je le disais, ça, c’est qu’au début. 😏

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Après, les éléments du résumés qui m’ont tant donné envie se mettent réellement en place, et on a surtout DU RÉALISME ET DES TRUCS PLUS INTÉRESSANTS ET ORIGINAUX QUI SE PASSENT.
(Oui je crie car j’étais contente que ce livre ne soit pas un livre parmis tant d’autre qui m’aurait affreusement déçue).

Bref, là déjà j’étais accro.
Pourquoi ?

Déjà parce que la plume de l’autrice est giga fluide, et donc je me suis vite accrochée à ce roman comme un koala à sa branche de bambou.

La relation de Will et Stella devient naturelle et surtout SUPER BELLE.
Le genre de romance qui va plus loin que le coup de foudre, qui décrit l’amour à sa juste valeur et lui donne un rôle tout bonnement magnifique.

Franchement, j’ai trouvé cette relation pleine de poésie, et surtout d’espoir.
Car en effet, les deux protagonistes étant atteints de mucoviscidose, ils sont contraints de rester à 3 pas d’écart constamment, et donc aucun contact entre eux.

Et dieu sait que quand on aime, 3 pas peuvent se transformer en la pire des distances.
Ils vont donc, malgré la maladie, vivre leur histoire à fond (Bon, avec une distance de sécurité quand même du coup).

Ils vont vivre des choses qui m’ont fait sourire, qui ont rendu cette histoire incroyablement touchante.

Ils m’ont beaucoup touché, par leur amour vrai et surtout puissant.
Ici, pas de clichés, et pas de yeux levés au ciel (ce qui relève du miracle).

Franchement, c’est une histoire comme ça qu’on recherche.
Des émotions
De la beauté
Du réalisme
Et mon coeur qui a éclaté.

Parce que oui, j’ai pleuré.
J’ai eu la poitrine éclatée en 20 000 morceaux.

J’ai souris à travers mes larmes.
Et, moins glamour, j’ai ris malgré la morve qui coulait.

Bref, je pense que ce livre est un coup de coeur.
Il est vraiment beau, parle d’un sujet bien peu abordé, et sait toucher en plein coeur.

Merci aux éditions Albin michel pour cet envoi !

Banana girl

J’oubliais que j’étais chinoise sauf quand on me le rappelait.

– Mais tu as le visage tout aplati !!!

– Non, mais en vrai ton prénom c’est quoi ?

– Vous mangez vraiment des chiens ?

Banana Girl, Kei Lam

Ce livre fut une jolie découverte, pleine de fraîcheur et qui colle parfaitement à ces températures estivales… bref, en ce moment j’étais dans le mood parfait pour ce  type de lecture.

Quoi ? Comment ça faudrait que je vous dise de quoi ça parle avant de me prendre pour miss météo ? 
Bon ok ça va…

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Bref. Ce petit bouquin, aka Banana Girl, est un roman graphique autobiographique. Oui oui, dedans l’autrice nous raconte sa vie.
Et pas n’importe quelle vie !

En effet, à l’âge de 6 ans elle est venue directement de Hong Kong  (en Chine pour les nuls en géographie comme moi) pour atterir dans notre pays, c’est à dire la France.

Ce livre est une bouffée d’air frais (bah oui faut bien quelque chose pour éponger notre sueur en cette canicule) (Oui bon ça va hein…) dans le sens où l’écriture est très fluide, ainsi que notre lecture dans son ensemble !

Parce que oui, ici pas seulement du texte, mais aussi des dessins réalisés par l’autrice, et variés niveau techniques.
Elle ne se cantonne donc pas à un seul type d’illustration au fil de ses anecdotes, tantôt drôles tantôt pleines d’apprentissage.
C’est ça super cool ça ? Déjà de un c’est un plaisir pour les yeux, et de deux vous plongez grâce à ce livre entre deux cultures !

De plus, ce côté ci du livre fut ce qui m’a le plus plu.
Outre les expériences personnelles qui touchent à son adaptation à la vie française, Kei Lam nous conte à merveille ses origines chinoises et ce qu’elle en a gardé. On parle par exemple de nourriture (qui n’aime pas quand on parle de nourriture ?), de traditions ou encore du nouvel an chinois ! 
J’ai donc fait un voyage en France, mais également en Chine grâce à l’histoire de cette autrice. 

D’ailleurs, en parlant de voyage en France, ce fut vraiment une lecture enrichissante de découvrir notre pays sous un oeil nouveau, celui d’une petite fille chinoise qui doit apprivoiser toute une nouvelle culture, un nouveau rapport avec les autres, une nouvelle vie… Car quand on ne connaît pas un mot de français, c’est pas facile ! 

Cela a donné lieu à des situations cocasses, qu’elle nous raconte avec légèreté, mais aussi à un vrai travail d’adaptation qu’elle a su retranscrire de manière à ce que l’on se mette complètement à sa place, et j’ai ainsi été plus qu’immergée dans cet autobiographie.

En parlant d’autobiographie… Cela est un genre qui a priori fait peur, car on s’attend à du complexe, un livre lourd et assommant  (Oui oui, les livres qu’on trouve chez les grands parents et que personne ne lit). 
Mais ce fut ici tout le contraire ! Kei Lam apporte une touche de fraîcheur (décidément, on aura bientôt plus besoin de ventilo) à ce genre un peu poussiéreux.

Elle nous emmène avec elle dans son histoire, de façon originale de part le format du livre, tout en nous apportant une vraie richesse culturelle et humaine à travers sa vie.

De plus, cela permet de parler à d’autres personnes immigrées, comment s’adapter, comment vivre un changement de pays… Le tout directement à travers ses yeux, et donc à travers une histoire pleine de justesse.

Ce livre s’adresse donc à un public très large, mais surtout met en avant ce sujet qui n’est pas souvent abordé.

Et qui de mieux pour parler d’immigration que Kei, qui l’a vécu ? 
Dans son livre j’ai donc trouvé de l’humour, de la diversité, de l’originalité mais surtout de la vérité sur comment se passe la vie lorsque l’on vient habiter dans un pays inconnu.

Elle m’a appris tout ce qu’être étranger implique, entre racisme ordinaire, anecdotes drôles, vie de famille et croissance entre deux cultures.

Car Kei est avant tout une banane : jaune à l’extérieur, blanche à l’intérieur. Et c’est ce qu’elle nous conte à travers son roman.

La pomme

Naïveté est de croire que le mal n’existe pas. Croire au bien, c’est simplement choisir son camp.

La pomme, Aaron

Au début de ce livre j’étais perplexe.
En effet la plume de l’auteur est assez spéciale, très poétique.
Il faut donc un temps d’adaptation au style d’écriture, pour laisser nos yeux filer sur les lignes, car au début ils ont eu tendance à buter sur les mots, comme imprégnés d’une hésitation.
J’ai donc eu un peu peur, peur de trop de description ou pas assez de fluidité…

Mais passé les 50 pages, une fois que l’on est habitué… On fait face à ce style d’histoire qui nous prend nos pensées pour les anesthésier et nous plonger dans une autre réalité. Pas un monde imaginaire et fantaisiste ici, mais une histoire, une vraie.

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Au début, on découvre pièce par pièce un puzzle intriguant, que l’on ne comprend pas tout de suite, car on ne sait pas vraiment où l’auteur va nous emmener. 
Cela peut dissuader certains de continuer, mais je vous en prie ne lâchez pas cette histoire des yeux.

En effet par la suite tous les éléments s’assemblent et les différents chapitres se lient, et ça en devient passionnant.
De la tradition arabe, où l’on va d’abord traiter de pauvreté, de religion, de vie quotidienne… On se retrouve à Paris, avec des accélérations, des envies toujours plus grandes, et le progrès incommensurable. Viennent s’ajouter au fil de l’histoire d’autres valeurs, d’autres enseignements…

C’est une histoire à priori banale, mais pleine de leçons de vie.
J’ai vu à travers ce roman beaucoup de poésie, d’humanité, et c’est comme si j’avais reçu les conseils d’un père. Des mots empreints d’une sagesse légère et à la fois puissante. A travers une simplicité très appréciable, car qui a besoin de choses compliqué pour apprendre ? Personne !  L’auteur a réussi avec brio.

Ce livre est un concentré d’authenticité, un cadre Libanais puis Parisien, deux adolescents pauvres et leurs familles pleines d’enrichissements culturels.
On suit leur évolution, qui va les faire beaucoup grandir… 

Je n’aurais jamais imaginé tous les sujets qu’a pu aborder cette histoire, sans pour autant perdre son charme particulier. 
On y trouve des images, des saveurs Libanaises qui emplissent nos sens, et puis une course au progrès, à la modernité qui galvanisent nos pensées…
On découvre une autre vision de l’humain et de l’humanité, riche et complète.

Mes quelques froncements de sourcils au début ont vite été remplacés par des yeux écarquillés, emportés par le fil de l’histoire qui passe de rustique à moderne dans une histoire humaine à laquelle je me suis attachée.

Ce livre fut un très beau message, simple, très important et empreint de poésie, de senteurs orientales et de fourmillement mondain.

Le règne de cristal

A qui faire confiance quand un ami peut cacher un traître ?

Le règne de cristal, Alison F Haring

Au Royaume de Lysendram, Riley et Crystallia règnent en maîtres. Des confins de la Rive Sud aux îles environnantes, la couronne ne connait aucun heurt, le pouvoir exercé avec bienveillance et le couple royal plus harmonieux que jamais.  

Quand un lointain ennemi rassemble des troupes à la Bordure du Fond des Mers, le pays s’alarme. Les Lords s’organisent et le pire est envisagé. Crystallia observe, Riley ordonne et tous se préparent. Entre peur et loyauté, les alliances séculaires s’émoussent.  

Entre intrigues à la Cour, propositions malvenues et manigances, la paix peut-elle encore être sauvée ?

Le seul vrai bémol du Règne de cristal fut les longueurs au début qui rendaient ma lecture très laborieuse, et à mon goût certaines descriptions étaient superflues. J’ai beaucoup de mal avec la description et les lenteurs dans un livre, alors peut être que ce n’est qu’une question de goût et que d’autres apprécieront que l’on s’attarde autant sur la construction de l’intrigue et des personnages. 

Mais pour moi en tous les cas ça a vraiment eu du mal à passer… Mais Alison France Haring s’est superbement bien rattrapée avec la deuxième moitié !!

Construire un livre avec autant de facettes est compliqué, et elle l’a vraiment bien mené, ce fut un plaisir à découvrir.

J’ai aussi beaucoup aimé les flashback qui ponctuent l’histoire. Ils cassaient les longueurs qui rendaient ma lecture si laborieuse, et étaient vraiment très bien faits !

Dans certains bouquins les flashbacks peuvent être seulement des pages en plus, fort inutiles, mais ici ils ont une réelle utilité.
Ils m’ont permis de mieux connaître les personnages, de plonger dans leur passé.
Ils m’ont aussi permis de découvrir d’autres lieux, et les évènements apportés par ces plongées dans le passé amènent l’action qui manquait (au moins dans la première partie). Ils ont rendu ma lecture plus addictive, et wow ! 

Ensuite on passait à la deuxième moitié du roman, où là les flashbacks n’avaient plus ce rôle de « bouche – défauts », mais bien d’éléments positifs qui venaient s’ajouter aux autres points forts qui sont apparus durant la deuxième partie.

Arrivée à la moitié et quelques je n’ai pas pu lâcher le livre, et j’ai fini par partir en retard de chez moi en pleurs tout à l’heure car je voulais à tout prix le terminer…

La fin est éblouissante, et une fois que l’action se met véritablement en place j’ai retrouvé cette addiction que j’avais ressentie lors de ma lecture de son premier livre. 

L’autrice a su mener tous les éléments correctement sans s’emmêler les pinceaux, ce qui n’est pas forcément évident pour ce type de livre à l’univers royal. 
Cette fin fut juste géniale et a encore une fois brisé mon coeur.

J’ai discuté avec l’autrice et il y aura un tome 2. Ainsi dans ce cas les longueurs se comprennent parfaitement… Mais du coup j’attends au tournant ce deuxième volume niveau actions ! 😉
J’ai beaucoup trop hâte de voir ce que va donner la suite des évènements…

Merci à Alison pour l’envoi de son roman et sa gentillesse !

Le dernier magicien

Survivre était une question d’équilibre : la crainte de la mort était ce qui nous poussait à bâtir une vie digne d’être vécue.

le dernier magicien, Lisa maxwell

À mi chemin entre Harry Potter et Six of crows, ce livre est donc la parfaite formule du coeur. 

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Tout est savamment orchestré : l’intrigue est menée avec brio et mystère jusqu’à la fin. Elle est complexe, mais on ne se perd pas trop pour autant. L’autrice a su amener de nouveaux éléments au fil de l’histoire, la rendant toujours plus complexe et haletante. 

Tout s’imbrique avec excellence, que ce soit les différents mystères amenés que les personnages, et aucune des actions ne m’a semblé brouillonne, ce qui est pourtant un grand risque dans des livres aussi complexes que celui-ci.

Bien sûr, j’ai parfois été un peu perdue, car je n’arrivais pas à retenir mon souffle tout en suivant le rythme effréné des pages.

J’essaye de vous faire une chronique un tant soit peu complète, mais en vérité tout ce que j’ai envie de faire c’est d’hurler à quel point ce livre est génial et à quel point il a malmené mon coeur.
C’ÉTAIT SUPERBISSIMEMENT TROP BIEN !!!
Oui, vous l’aurez compris, gros coup de coeur de A à Z.

Vous voyez cette sensation dès les premières lignes où votre coeur s’accélère et vous vous dites « wow. » 
Oui oui, cette sensation d’attachement aux personnages dès les premières pages.

Ce genre de livre fantastique – dystopique est complexe, car il ne doit pas perdre le lecteur tout en nous apportant un univers riche et absorbant. (J’ai l’impression de décrire du sopalin)
Bref, toutes les attentes que j’avais ont été remplies avec brio.
J’ai retrouvé du vintage, du vol, du danger, de la magie et des voyages dans le temps…
Le tout avec des personnages diversifiés et attachants.
Que demander de mieux ? 

Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un coup de coeur aussi fort, plongeant littéralement aux côtés d’Esta.
En effet, de nos jours tous les magiciens sont terrés à Manhattan, qu’ils ne peuvent quitter sous peine de mort. Elle seule peut se rendre en 1902, là où tout a commencé, là où le Magicien s’est jeté du pont de Brooklyn avec le livre contenant tous les secrets de la magie, condamnant celle ci à des lendemains sans espoirs…

Ça a pas l’air génial ? Si ça a l’air génial.
Est ce que c’est génial ?  Oui c’est génial ? 
Vous devez lire ce livre ?  Oui vous devez le lire.

Et si…

Vivez chaque jour en sachant que vous avez la possibilité d’en faire quelque chose de mieux. Vous pouvez recommencer… chaque jour. Tout ce qui importe est votre bonheur et que vous soyez exactement celui ou celle que vous devez être. 

Et si… , Rebecca Donovan

Ok ok les amis stoppez tout ! Courrez à la librairie acheter ce livre.

Comment ça vous allez pas acheter un livre si j’argumente pas un minimum ? Ok, c’est parti, je vais vous prouver que ce livre est une pépite et qu’il FAUT que vous le lisiez.

(Ah, et je vous préviens d’avance, vu que c’est un coup de coeur je risque d’écrire beaucoup en majuscules).

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1. Mon point positif préféré : Nyelle. Je me reconnais énormément dans ce personnage. Elle est magnifique, et surtout super travaillée. C’est rare que je m’identifie autant à un personnage, et ici ce n’est non pas par l’histoire de Nyelle mais plutôt niveau caractère. Bref, en réalité c’est assez compliqué à expliquer mais je me sens attachée à ce personnage au delà de l’histoire.

D’ailleurs cela ne m’est arrivé que deux fois : avec Finch (Tous nos jours parfaits) et Violette (Viens on s’aime). On peut donc ajouter Nyelle à cette liste de personnages auquels je m’identifie (et qui sont d’énormes coups de coeur).

Elle est juste sublime, avec un caractère riche que j’ai SURKIFFE dans les moindres détails. Elle est imprévisible, drôle, belle et complexe. Franchement chapeau à l’autrice d’avoir donné vie à une fille pareille, qui a su me toucher au plus profond de moi.

2. Les autres personnages. Eh oui, même si Nyelle est un coup de coeur intersidéral, les autres personnages apportent ENORMEMENT à l’histoire. Je pense que vous commencez à le savoir car j’énonce ce point dans chaque livre que j’aime particulièrement. J’ADORE quand les personnages sont diversifiés, et qu’ils apportent tous un petit truc spécial à l’histoire. Et là c’est totalement le cas. J’ai plus qu’adoré Cal, Richelle et Rae, qui sont tous les trois très différents et surtout très attachants.

3. L’intrigue. Je baisse encore une fois mon chapeau à l’autrice, car elle a su créer une histoire de DINGUE, qui m’a fait passer par une tonne d’émotions (ce qui explique ma tête de fraise déconfite à la fin de ma lecture, à force d’avoir ris, souris et pleuré). Franchement, ce livre réunit toutes les conditions d’une lecture parfaite. Je pourrais vous conter pendant des heures pourquoi je l’aime tant, mais je finirais par vous spoiler (et on sait tous que ce serait dramatique).

Pour vous dire à quel point il m’est cher, ce livre est en réalité une relecture. Je l’avais lu en 4e, il y a donc un petit peu plus de 2 ans, et ça avait été un coup de coeur intersidéral. Vraiment, cette lecture m’avait marquée au plus profond de moi par sa justesse, sa poésie par les reflexions qu’elle nous fait mener, et par sa sincérité. C’est très rare que je sois autant touchée par une lecture, et Nyelle ainsi que les autres personnages m’avaient tant marqués que j’y repensais souvent.

Cette histoire m’a ammené à réfléchir, à me donner encore plus goût à la vie… Mais surtout à affirmer ce côté insouciant de ma personnalité qui me fait faire des trucs sur des coups de tête, et j’avais tendance à oublier que ce sont souvent eux les meilleurs.

C’est un peu pour cela que je suis autant attachée à ce livre, et je n’avais pas réussi à remettre la main dessus depuis tout ce temps.

J’ai donc enfin eu l’occasion de le relire, et ce fut un coup de coeur tout aussi intense, qui m’a fait passer par les mêmes émotions. Je pense que l’on sait tous à quel point c’est difficile qu’une lecture ne perde rien de sa beauté lorsque c’est une relecture. Ici cet exercice est réussi avec brio, et mon coeur toujours aussi rougit par les mots.