Le règne de cristal

A qui faire confiance quand un ami peut cacher un traître ?

Le règne de cristal, Alison F Haring

Au Royaume de Lysendram, Riley et Crystallia règnent en maîtres. Des confins de la Rive Sud aux îles environnantes, la couronne ne connait aucun heurt, le pouvoir exercé avec bienveillance et le couple royal plus harmonieux que jamais.  

Quand un lointain ennemi rassemble des troupes à la Bordure du Fond des Mers, le pays s’alarme. Les Lords s’organisent et le pire est envisagé. Crystallia observe, Riley ordonne et tous se préparent. Entre peur et loyauté, les alliances séculaires s’émoussent.  

Entre intrigues à la Cour, propositions malvenues et manigances, la paix peut-elle encore être sauvée ?

Le seul vrai bémol du Règne de cristal fut les longueurs au début qui rendaient ma lecture très laborieuse, et à mon goût certaines descriptions étaient superflues. J’ai beaucoup de mal avec la description et les lenteurs dans un livre, alors peut être que ce n’est qu’une question de goût et que d’autres apprécieront que l’on s’attarde autant sur la construction de l’intrigue et des personnages. 

Mais pour moi en tous les cas ça a vraiment eu du mal à passer… Mais Alison France Haring s’est superbement bien rattrapée avec la deuxième moitié !!

Construire un livre avec autant de facettes est compliqué, et elle l’a vraiment bien mené, ce fut un plaisir à découvrir.

J’ai aussi beaucoup aimé les flashback qui ponctuent l’histoire. Ils cassaient les longueurs qui rendaient ma lecture si laborieuse, et étaient vraiment très bien faits !

Dans certains bouquins les flashbacks peuvent être seulement des pages en plus, fort inutiles, mais ici ils ont une réelle utilité.
Ils m’ont permis de mieux connaître les personnages, de plonger dans leur passé.
Ils m’ont aussi permis de découvrir d’autres lieux, et les évènements apportés par ces plongées dans le passé amènent l’action qui manquait (au moins dans la première partie). Ils ont rendu ma lecture plus addictive, et wow ! 

Ensuite on passait à la deuxième moitié du roman, où là les flashbacks n’avaient plus ce rôle de « bouche – défauts », mais bien d’éléments positifs qui venaient s’ajouter aux autres points forts qui sont apparus durant la deuxième partie.

Arrivée à la moitié et quelques je n’ai pas pu lâcher le livre, et j’ai fini par partir en retard de chez moi en pleurs tout à l’heure car je voulais à tout prix le terminer…

La fin est éblouissante, et une fois que l’action se met véritablement en place j’ai retrouvé cette addiction que j’avais ressentie lors de ma lecture de son premier livre. 

L’autrice a su mener tous les éléments correctement sans s’emmêler les pinceaux, ce qui n’est pas forcément évident pour ce type de livre à l’univers royal. 
Cette fin fut juste géniale et a encore une fois brisé mon coeur.

J’ai discuté avec l’autrice et il y aura un tome 2. Ainsi dans ce cas les longueurs se comprennent parfaitement… Mais du coup j’attends au tournant ce deuxième volume niveau actions ! 😉
J’ai beaucoup trop hâte de voir ce que va donner la suite des évènements…

Merci à Alison pour l’envoi de son roman et sa gentillesse !

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Le dernier magicien

Survivre était une question d’équilibre : la crainte de la mort était ce qui nous poussait à bâtir une vie digne d’être vécue.

le dernier magicien, Lisa maxwell

À mi chemin entre Harry Potter et Six of crows, ce livre est donc la parfaite formule du coeur. 

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Tout est savamment orchestré : l’intrigue est menée avec brio et mystère jusqu’à la fin. Elle est complexe, mais on ne se perd pas trop pour autant. L’autrice a su amener de nouveaux éléments au fil de l’histoire, la rendant toujours plus complexe et haletante. 

Tout s’imbrique avec excellence, que ce soit les différents mystères amenés que les personnages, et aucune des actions ne m’a semblé brouillonne, ce qui est pourtant un grand risque dans des livres aussi complexes que celui-ci.

Bien sûr, j’ai parfois été un peu perdue, car je n’arrivais pas à retenir mon souffle tout en suivant le rythme effréné des pages.

J’essaye de vous faire une chronique un tant soit peu complète, mais en vérité tout ce que j’ai envie de faire c’est d’hurler à quel point ce livre est génial et à quel point il a malmené mon coeur.
C’ÉTAIT SUPERBISSIMEMENT TROP BIEN !!!
Oui, vous l’aurez compris, gros coup de coeur de A à Z.

Vous voyez cette sensation dès les premières lignes où votre coeur s’accélère et vous vous dites « wow. » 
Oui oui, cette sensation d’attachement aux personnages dès les premières pages.

Ce genre de livre fantastique – dystopique est complexe, car il ne doit pas perdre le lecteur tout en nous apportant un univers riche et absorbant. (J’ai l’impression de décrire du sopalin)
Bref, toutes les attentes que j’avais ont été remplies avec brio.
J’ai retrouvé du vintage, du vol, du danger, de la magie et des voyages dans le temps…
Le tout avec des personnages diversifiés et attachants.
Que demander de mieux ? 

Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un coup de coeur aussi fort, plongeant littéralement aux côtés d’Esta.
En effet, de nos jours tous les magiciens sont terrés à Manhattan, qu’ils ne peuvent quitter sous peine de mort. Elle seule peut se rendre en 1902, là où tout a commencé, là où le Magicien s’est jeté du pont de Brooklyn avec le livre contenant tous les secrets de la magie, condamnant celle ci à des lendemains sans espoirs…

Ça a pas l’air génial ? Si ça a l’air génial.
Est ce que c’est génial ?  Oui c’est génial ? 
Vous devez lire ce livre ?  Oui vous devez le lire.

Et si…

Vivez chaque jour en sachant que vous avez la possibilité d’en faire quelque chose de mieux. Vous pouvez recommencer… chaque jour. Tout ce qui importe est votre bonheur et que vous soyez exactement celui ou celle que vous devez être. 

Et si… , Rebecca Donovan

Ok ok les amis stoppez tout ! Courrez à la librairie acheter ce livre.

Comment ça vous allez pas acheter un livre si j’argumente pas un minimum ? Ok, c’est parti, je vais vous prouver que ce livre est une pépite et qu’il FAUT que vous le lisiez.

(Ah, et je vous préviens d’avance, vu que c’est un coup de coeur je risque d’écrire beaucoup en majuscules).

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1. Mon point positif préféré : Nyelle. Je me reconnais énormément dans ce personnage. Elle est magnifique, et surtout super travaillée. C’est rare que je m’identifie autant à un personnage, et ici ce n’est non pas par l’histoire de Nyelle mais plutôt niveau caractère. Bref, en réalité c’est assez compliqué à expliquer mais je me sens attachée à ce personnage au delà de l’histoire.

D’ailleurs cela ne m’est arrivé que deux fois : avec Finch (Tous nos jours parfaits) et Violette (Viens on s’aime). On peut donc ajouter Nyelle à cette liste de personnages auquels je m’identifie (et qui sont d’énormes coups de coeur).

Elle est juste sublime, avec un caractère riche que j’ai SURKIFFE dans les moindres détails. Elle est imprévisible, drôle, belle et complexe. Franchement chapeau à l’autrice d’avoir donné vie à une fille pareille, qui a su me toucher au plus profond de moi.

2. Les autres personnages. Eh oui, même si Nyelle est un coup de coeur intersidéral, les autres personnages apportent ENORMEMENT à l’histoire. Je pense que vous commencez à le savoir car j’énonce ce point dans chaque livre que j’aime particulièrement. J’ADORE quand les personnages sont diversifiés, et qu’ils apportent tous un petit truc spécial à l’histoire. Et là c’est totalement le cas. J’ai plus qu’adoré Cal, Richelle et Rae, qui sont tous les trois très différents et surtout très attachants.

3. L’intrigue. Je baisse encore une fois mon chapeau à l’autrice, car elle a su créer une histoire de DINGUE, qui m’a fait passer par une tonne d’émotions (ce qui explique ma tête de fraise déconfite à la fin de ma lecture, à force d’avoir ris, souris et pleuré). Franchement, ce livre réunit toutes les conditions d’une lecture parfaite. Je pourrais vous conter pendant des heures pourquoi je l’aime tant, mais je finirais par vous spoiler (et on sait tous que ce serait dramatique).

Pour vous dire à quel point il m’est cher, ce livre est en réalité une relecture. Je l’avais lu en 4e, il y a donc un petit peu plus de 2 ans, et ça avait été un coup de coeur intersidéral. Vraiment, cette lecture m’avait marquée au plus profond de moi par sa justesse, sa poésie par les reflexions qu’elle nous fait mener, et par sa sincérité. C’est très rare que je sois autant touchée par une lecture, et Nyelle ainsi que les autres personnages m’avaient tant marqués que j’y repensais souvent.

Cette histoire m’a ammené à réfléchir, à me donner encore plus goût à la vie… Mais surtout à affirmer ce côté insouciant de ma personnalité qui me fait faire des trucs sur des coups de tête, et j’avais tendance à oublier que ce sont souvent eux les meilleurs.

C’est un peu pour cela que je suis autant attachée à ce livre, et je n’avais pas réussi à remettre la main dessus depuis tout ce temps.

J’ai donc enfin eu l’occasion de le relire, et ce fut un coup de coeur tout aussi intense, qui m’a fait passer par les mêmes émotions. Je pense que l’on sait tous à quel point c’est difficile qu’une lecture ne perde rien de sa beauté lorsque c’est une relecture. Ici cet exercice est réussi avec brio, et mon coeur toujours aussi rougit par les mots.

La chambre des merveilles

Cette nuit-là, mon fils m’a aidée à ressusciter quelques pages de jeunesse trop vite tournées. Cette nuit-là, j’ai compris que la vie – la vraie, celle dont on se souvient – n’est rien d’autre qu’une succession de moments de grâce juvénile. Et qu’aucune ambition d’adulte ne peut rendre plus heureux qu’un carpe diem adolescent.

La chambre des merveilles, Julien Sandrell

Ce livre fut une vraie bouffée d’air frais. A travers l’histoire de Thelma et Louis, j’ai retrouvé l’importance d’une relation parent-enfant, de vivre pleinement sa vie et de ne pas avoir de regrets.

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Thelma m’a touchée par sa sincérité franchement humaine. Ici l’auteur ne nous met pas face à des personnages, mais face à des personnes, avec des réactions pleines de vérité.

En effet Louis va être victime d’un accident qui va le plonger dans le coma, et sa mère a un mois avant qu’on le débranche.

Après avoir lu quelques chroniques, je vois que certains ont un avis mitigé voire même carrément déçu vis à vis de ce livre, qu’ils qualifient comme niais, le sujet étant abordé avec trop de légereté, ou encore trop enfantin. C’est vrai que c’est un roman plutôt feel-good, et il peut être justement ressenti comme totalement irréaliste, ou même carrément cliché des films happy end.

Je comprends totalement ces points de vue, et je pense que cela dépend de la manière de chacun de vivre cette lecture.

Pour ma part je trouve que Thelma a fait preuve d’un courage et d’une force qui m’a beaucoup touchée, même si on assiste aussi à l’effondrement de la mère qu’elle est.

Mais le fait que celle-ci se lance dans une aventure extraordinaire pour réaliser tous les rêves de son fils afin de lui redonner envie de vivre, et bien j’ai trouveé cela juste magnifique.

J’ai été emportée dans un tourbillon de couleurs, entre voyages, expériences nouvelles et épreuves. J’ai vraiment adoré suivre Thelma dans cette folle aventure, car j’ai vraiment été plongée dedans.

Je n’ai vraiment pas eu l’impression d’être face à une fiction mais une histoire réelle, pleine de sentiments. J’ai ris, pleuré, souris, stréssé aux côtés des personnages, complètement prise dans l’effervescence des évènements.

Mais surtout on retrouve toujours cette part de justesse, qui entre les sourires fait pointer les larmes, car le sort de Louis reste tout au long de l’histoire incertain. Alors on espère avec les personnages, jusqu’à nous en tordre le ventre.

Vous l’aurez compris, c’est donc toute une palette de sentiments que nous offre la plume moderne et fluide de Julien Sandrell. Je n’avais que très rarement été emportée dans une histoire telle que celle là, tout simplement réaliste. Ici la fiction sert à la réalité, la rendant sublime, prenante et pleine de saveurs émotionelles.

Mon avis est donc aux antipodes des avis négatifs, même si encore une fois je pense que ce livre peut être soit vécu d’une façon magnifique si comme moi on est plongé dedans, mais aussi il peut être detesté si on garde trop de recul.

Car oui, certains évènements sont faciles à deviner, et il y a parfois bien trop de coincidences pour que ça paraisse vrai, mais personnellement je ne m’en suis pas rendue compte car c’est avant tout une lecture magnifique.

Concernant le sujet grave qui est d’avoir un enfant dans le coma que ce livre aborde, j’ai beaucoup aimé la façon dont il a été traîté. Cette aventure rocambolesque, ces personnages attachants et ces évènements à la limite du cliché m’ont tout simplement conquise, car après tout on ne demande qu’à être emporté dans tout ça. Je voulais vraiment de toutes mes forces être aux côtés de Thelma et ceux qui l’accompagnent dans ce périple qui se transforme en voyage émotionnel et physique.

Ce livre nous apporte ce détachement dont on a tous besoin, ce recul de la réalité. Il nous offre des sourires, de la joie et des expériences improbables pour cette mère qui réalise les rêves de son enfant de douze ans. D’ailleurs cela apporte un vrai avancement personnel pour Thelma, et par la même occasion une réflexion sur notre vie et nos envies.

Alors certes ça peut paraître totalement décalé de la vie réelle, mais justement j’ai adoré être embarquées dans ce méli-mélo de couleurs.

J’ai été émue par cette histoire, par ce qu’elle transmet, par ce qu’une mère est capable de faire pour son fils. Ce livre est une vraie ôde à la vie, car il nous confronte à sa fragilité, mais aussi à tout ce qu’elle a à nous offrir.

It

Il faut de la sagesse pour accepter ce qu’on est, mais il faut du courage, de la persévérance, de la confiance pour devenir soi-même.

it, catherine Grive

Bon, les amis, je suis déçue. Ô enfers et damnation, le pire dans tout ça, c’est ce livre ne fut pas une mauvaise lecture, et la plume de l’auteur a un vrai potentiel.

Comment ça je suis une drama-queen ?

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Tout d’abord, je suis déçue car le résumé nous vend une histoire sur la transidité… sauf qu’on en parle que pendant les 30 dernières pages. Mais alors qu’est ce qu’il se passe pendant les 150 autres ?

Et bien on a le droit à une intrigue d’incendie.

Incendie… transidité… Oui, moi aussi je cherche le rapport.

J’ai donc été très perplexe face à la trame de l’histoire, qui comme je l’ai dit n’avais pas de rapport, mais qui en plus n’était pas exploitée…

A commencer par le personnage principal. J’ai adoré son caractère, qui était vraiment complexe, et ce fut un personnage qui offrait une sorte de poésie et de mystère que j’ai vraiment beaucoup aimé. Ce fut le point fort de cette histoire, mais aussi une déception de plus car il n’est pas exploité alors qu’il avait un magnifique potentiel. On a donc un personne principal génial mais pas exploité, dans une intrigue sans queue ni tête…

D’ailleurs, les dialogues ont accentué mon desespoir car ils n’avaient strictement AUCUN intérêt. (oui, imaginez moi en larmes, desespérée).

On aurait pu compter sur les autres personnages pour rattraper le truc, mais nooon ! Si je devais vraiment leur donner un rôle, ce serait figurants. (notez donc à quel point ces personnages ont été utiles, wow).

Bon, on (ou plutôt je) commence à avoir une pile de mouchoirs aussi haute que la pile à lire de certains…

J’aimerais bien vous dire que les actions, ou les évènements présents dans ce livre lui donnent du sens et le dynamisent… Mais non ! Tout ce qui arrive dans ce bouquin est inutile, ou plutôt ils m’ont fait marmonner comme une mamie (quand je fais la mamie contrariée c’est que c’est vraiment pas ouf).

Bref, on est vraiment plongés dans un méli-mélo de choses qui arrivent (autant dans les actions que dans les personnages) et… elle arrivent. C’est tout.

Pas grande utilité, je suis d’accord. L’autrice nous offre pleins de trucs chouettes qui rendraient l’histoire super intéressante… Sauf qu’ils ne sont pas creusés ! (et donc mon état de drama queen reprenait de plus belle).

Et en plus, pendant tout ce que je vous ai raconté (ou plutôt, critiqué), on ne parle pas vraiment (voir du tout) de transidité, soit ce qui est censé être le sujet principal du livre. Bon certes, on parle d’art, du fameux incendie-wtf, d’adolescence… Tout cela c’est des sujets très intéressant (bon sauf quand ils ne sont pas exploités hum hum), mais pas le sujet que l’on attend !! Et quand il est enfin traité… et bien je suis déçue quand même.

Voilà, ce livre me brise le coeur car il a un potentiel (surtout au niveau de It), mais malheureusement ni le résumé, ni même le titre ne correspond vraiment à ce que l’on retrouve à travers ces 180, qu’au final j’ai trouvé très brouillonnes.

Bref, face à cette lecture je suis donc une drama queen au summum de la frustration.

Merci aux éditions Gallimard pour l’envoi de ce roman.

Le rosier de Julia

Elle avait ce don créateur de vie, qui ressuscitait les arbres morts, les fleurs fanées, illuminait les regards et attendrissait les coeurs les plus durs.

Le rosIER de Julia, Frédéric Doillon

70 pages. C’est un livre très court, mais cette notion d’éphémère est pour moi très importante pour cette histoire.
En effet, les nuances poétiques qu’elle inspire ne sont là selon moi que pour effleurer le coeur, ce qui est pour moi plus marquant que des mots qui s’imprimeraient grands et forts dans l’esprit.
Ici la délicatesse rend l’histoire pure, et un abus de ces mots imposants l’auraient abîmée.

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J’ai retrouvé à travers ces 70 une histoire simple (car qui peut faire compliqué en 70 pages ?), et surtout pleine de poésie.

Là est donc la beauté de cet ouvrage, car une poésie aussi belle est rare en si peu de mots que peut cueillir notre pupille.
Je ne peux donc pas vous conter l’attachement que j’ai eu pour les personnages, ou encore vous parler d’une intrigue, car ici l’auteur nous offre une histoire courte, faite pour marquer comme la fluidité d’une brise.

J’ai retrouvé dans cette histoire un attachement profond pour la nature, une beauté et une douceur qui fut dépeinte avec une légèreté tout bonnement magnifique.
J’ai ressenti le soleil, les fleurs, les animaux et la beauté que la nature transmet.
J’ai ressenti la pluie, le vent, la terre et la mélodie des éléments.
J’ai ressenti à travers ces pages la beauté pure que nous offre la Terre.

J’ai trouvé Julia très douce, si douce qu’elle en est intriguante. J’ai adoré suivre son histoire singulière, tout en fluidité et m’évoquant la rosée matinale.

Cette métaphore est parfaite car c’est cela qu’est ce livre : une goutte d’eau pleine de légèreté venant se déposer là, loin du but de vouloir déclencher un coup de coeur plein de puissance, mais simplement vous offrir la possibilité de cueillir cette histoire et les rêves qu’elle déposera à son tour sur vos pensées.

Ce livre m’a fait retourner au plaisir simple et ressourçant de la lecture : découvrir une histoire. Tout simplement. Sans exigences, laissant de côtés les critères que l’on a appris à appliquer en tant que fervents lecteurs. Simplement le plaisir de découvrir la vie de personnages, se laisser surprendre par les qualités d’une plume et de ce qu’elle conte, sans attentes qui relèveraient bien trop de défauts.

Je vous recommande donc de fermer les yeux, oublier vos exigences littéraires, et laissez vous porter par cette histoire.
Douce et naturelle, une poésie effleurant la pulpe des doigts. Une légèreté souvent oubliée, qui souffle à l’âme le plaisir d’une lecture dans sa simple beauté.

Charlotte

Charlotte est devenue une adolescente.
Les gens aiment à dire qu’elle est dans son monde.
Être dans son monde, cela engendre quoi ?
La rêverie, et la poésie sûrement. 
Mais aussi un étrange mélange de dégoût et de béatitude. 
Charlotte peut sourire et souffrir en même temps.

Charlotte, David Foenkinos

Ce livre est un livre.
J’entends pas là qu’il est la définition exacte de ce mot : une histoire transmise à travers la plume de l’auteur, dans toute sa grâce, sa mémoire et ses horreurs.

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C’est une biographie qui n’est pas redondante du tout, pleine de modernité.
Moi qui avais peur de tomber dans un classique assommant, j’ai été ravie par la fluidité de la plume qui nous transporte littéralement.

La vie de Charlotte est dépeinte avec une justesse empreinte de sincérité, entrecoupée de passages dans le présent, aux côtés de l’auteur dans sa quête de fragments du passé.

C’est donc dans un véritable voyage que nous sommes embarqués, au coeur de Berlin qui sera peu à peu envahie par la guerre.
D’ailleurs le contexte spatio-temporel est excellent, car c’est avec une légère tension que l’on suit Charlotte, à travers les mots de David Foenkinos, qui nous confie sa vie, ses doutes, ses sentiments et surtout son art.

Son art qui m’a touchée au plus profond de moi, qui a fait battre mon coeur plus vite, plongé dans une biographie renversante de vérité et d’émotions.

Et surtout je n’ai jamais été ennuyée, comme on pourrait le penser lorsqu’on lit le terme « biographie ». Mais au contraire c’est justement dépeint avec une beauté avec un grand B. Autant dans les événements qui m’ont prise au coeur, que dans Charlotte elle – même, qui est une personne pleine de richesse émotionnelle.

Je me suis donc immensément attachée à ce personnage, ou plutôt cette personne, qui nous offre sa vision de l’Allemagne, de l’art, et des difficultés juives dans le domaine artistique à cette époque duquel on parle peu.
Sa vie à elle seule fut une oeuvre emplie de justesse de part ses paroles qui m’ont touchée, ses actes et ses pensées.
Vraiment, à travers tous les personnages présents dans ce livre, et la relation qu’aura Charlotte avec eux, dans chaque instant j’ai trouvé une poésie frappante.

Ce livre fut une fenêtre ouverte vers les années 1940, à travers une vie racontée d’une manière que j’ai trouvé parfaite. L’auteur a su nous transmettre tout ce qui était à faire parvenir par ce livre. Il a su nous partager la vie de Charlotte d’une façon extrêmement touchante, et d’ailleurs écrire un livre biographique est un exercice difficile, car il faut savoir conter l’existence sans la dénaturer de quelque manière que ce soit. Et justement ici je l’ai ressentie plus vraie que jamais.

Ce livre est vraiment unique.

Et il m’a donné envie de découvrir d’autres livres de David Foenkinos, et m’a fait aimer un genre qui me sortait de ma zone de confort.
Là n’est pas le plus bel accomplissement d’une lecture ?

Je remercie immensément @piledelivres (https://piledelivresblog.wordpress.com/) de me l’avoir fait découvrir, nous le vendant comme une pro au beau milieu du salon du livre.
Alors merci Telma de m’avoir poussé à lire ce livre que je n’aurais certainement jamais ouvert avant, car j’y ai trouvé tout ce que j’aime, à travers une narration et une histoire unique, qui m’a plus que ravie.

Dry

En matière de survie, il n’y a pas de seconde ou de troisième place qui tienne. C’est la médaille d’or ou la tombe. Et je ne crois pas que les autres se rendent compte à quel point nous sommes proches de la fin.

Dry, Neal Shusterman

Grâce (ou à cause ?) de ce livre, à chaque fois que je bois de l’eau ou que j’en utilise c’est avec un oeil nouveau.

Oui bon dit comme ça on dirait un truc incroyable, mais ce livre fut une vraie prise de conscience qui est plus que nécessaire de nos jours.

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En effet il y a plusieurs jours nous avons atteint le niveau de dépassement de ressources de la Terre, c’est à dire qu’à présent nous vivons à crédit en épuisant encore et toujours notre planète.
Le réchauffement climatique et la surconsommation est quelque chose de très grave, et peu en prennent réellement conscience. Ou alors n’agissent pas en conséquence, ce qui est même plus important que d’être informé.

Bref, ce livre m’a fait réaliser l’importance de l’eau, et ce qui adviendrait si elle disparaissait pour de vrai.

En effet on suit l’histoire d’Alyssa et autres personnages dans une véritable catastrophe : il n’y a plus d’eau dans tout l’état de la Californie.
Surviennent alors d’immenses problèmes, et surtout une nouvelle vision de l’humain.
Quand survient une situation aussi critique, qui met en danger notre vie, la déshydratation comme épée de Damoclès, le comportement humain peut changer du tout au tout.
Et alors, même l’espèce humaine retourne à sa nature animale, ce qui entraîne un chaos dans le chaos.

C’est donc une tension qui nous accompagne tout au long du livre, aux côtés d’Alyssa et les autres.

D’ailleurs suivre ces personnages et leurs différents points de vue fut un vrai régal, car c’est un livre très polyvalent au niveau des caractères.
Et pour moi, avoir des personnages variés qui nous surprennent jusqu’à la fin, c’est un vrai point fort.

D’ailleurs petit coup de coeur pour Jaqui et son intrépidité, ainsi que son côté mystérieux qui m’a captivée.
Ce mystère est aussi entretenu tout au long du livre, et pas uniquement au niveau de Jaqui…

Vous l’aurez compris, ce livre, c’est le genre de lecture qui prend aux tripes et qui coupe le souffle.
Le genre de livre qui sonne comme une urgence, réunissant à la fois tous les critères d’une bonne lecture et également ceux d’un coup de poing littéraire.

Autant dans l’intrigue qui est recherchée jusque dans les détails, qui m’a littéralement captivée, car la panique qui émane des pages a su me saisir aussi.
Autant dans les personnages auquels je me suis attachée et dont j’ai adoré la diversité.
Autant dans les rebondissements, et la réalité de cette histoire qui m’a choquée.

Dans tout ce qui compose ce livre, c’est réussi.

A travers cette histoire l’auteur nous offre une fiction superbement menée, et la plume de Neal Shusterman ne cessera jamais de me surprendre par son talent. Mais il nous offre au delà de ça une prise de conscience bien réelle, que je vous invite plus que grandement à découvrir.

Merci @redandbooks de m’avoir sortie des sentiers battus grâce à cette lecture.

Covenant


Tu es un peu dingue. Tu jettes des pommes à la tête des gens quand tu es en colère. Tu agis sans réfléchir la moitié du temps. Et je trouve ça très amusant. Donc, si c’est ce que tu appelles irrationnelle, j’espère que tu ne changeras rien. Je kiffe.

Covenant tome 3, Jennifer Armentrout

Du Jennifer Armentrout dans tout son art.

Après avoir lu Lux, qui comme vous le savez fait partie de mes sagas préférées de tous les temps, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je voulais retrouver une ambiance antraînantre, une intrigue ficelée jusque dans les moindres détails et des personnages construits. Et bien j’ai retrouvé tout ça.

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Déjà LES PERSONNAGES O.M.G.

Ils sont pensés sous toutes les coutures, et ça, c’est pas quelque chose qu’on retrouve tous les jours. Même après trois tomes ils arrivent à me surprendre à chaque chapitre. (car à l’heure où j’écris cette chronique je ne suis qu’au tome 3 sur 5, mais je pense que c’est largement suiffisant pour donner un avis haha). Cette dose d’adrénaline est très importante, car c’est en effet à travers les personnages que l’ont vit l’histoire, non ? 😉

Du coup, j’étais tenue en haleine jusqu’au bout, aux côtés d’Alex, Aiden et Seth (et autres personnages de ouf). A travers Covenant j’ai découvert toute une palette de personnalités, entre intrépidité, douceur, courage et mystère.

ET ON EN PARLE D’ALEX ? Vous savez à quel point je kiffe les femmes badass, surtout quand elles sont le personnage principal. Elle m’a fait bien rire à travers ses remarques sarcastiques bien placées et son franc-parler à toute épreuve. Et à côté de ça on retrouve de la générosité, et une sensibilité qui la rend d’autant plus attachante.

Car oui, l’auteure sait rendre ses personnages humains, avec des qualités comme des défauts. J’ai d’ailleurs été relativement hypnotisée par Seth, car une telle intrigue pèse autour de lui (et Alex) que je ne savais pas quoi en penser. Durant certains chapitres on distinguait une sympathie et une gentillesse qui le rend vraiment cool, et durant d’autres on retrouve ce voile d’ombre qui tombe sur lui… brouillant mes certitudes. Un personnage complexe et à la fois plutôt simple, un paradoxe littéraire que j’ai grandement apprécié.

AH MAIS JE VOUS AI PAS ENCORE PARLE D’AIDEN ?? Ok alors en trois mots : beau gosse, innaccessible, courageux, une pointe de mystère et qui ne cesse de me surprendre en bien… (comment ça ça fait pas 3 mots ?)
Bref, trêve de blabla sur les persos, je crois qu’on a compris que je les adore.

Parlons de la romance, qui est à chaque fois présente dans les livre de Jennifer Armentrout, et occupe d’ailleurs une place importante entre les actions qui rythment parfaitement l’histoire. En effet, c’est le combo parfait : la romance et l’action sont parfaitement dosées, et entremêlées à la perfection. Bon, je vous cache pas qu’il y a une sorte de triangle amoureux, et on sait tous que j’ai horreur de ça. Sauf que pour vous prouver à quel point elle est bien menée : ça ne m’a pas dérangée ! Au contraire, ça a apporté encore plus de piquant à l’histoire, déjà très dynamique.


Et oui, en plus de tous ces éléments qui rendent ce livre génial, on a une intrigue de fou malade, entre mythologie et action… un pur plaisir qui a fait battre la chamade à mon coeur ! Une intrigue développée jusque dans les moindres détails, qui n’a cessé de me surprendre au fil des chapitres… Et c’est ça qu’on attend d’un bon bouquin, alors devant cette histoire originale et bien pensée, j’ai été ravie !

Mais vraiment cette intrigue est génialement bien ficelée, entre rebondissements et diversité. L’auteure nous offre à travers ses mots une histoire hors du commun. Puis cette fin olalalala… Jennifer Armentrout est décidemment la reine pour nous laisser bouche bée. Je ne suis toujours pas remise de la fin de ce troisième tome (et d’ailleurs chacun de ses livres est époustouflant, dans Covenant comme dans ses autres sagas).


Bref, j’ai surkiffé ma lecture. Mais vraiment. Wow. Elle a réussi à me conquérir encore une fois, et j’ai vraiment super hâte de lire la suite.

Bah oui, comment ne pas être irresistiblement tenté après une lecture qui rassemble tous les points positifs nécéssaires ?

Rois de cendres


C’est pourtant simple, bordel. Pourquoi personne ici n’arrive à se fourrer ça dans le crâne ? Jack est mon unique constante. Mon point fixe.

Rois de cendres, K. Ancrum

J’aime quand une lecture m’abime
Qu’elle me fasse couler des larmes à 1h du matin
Qu’elle dépose de la nuit sous mes yeux 
Des sillons salés sur mes joues
Des froncements de sourcils 
Et un coeur qui bat frénétiquement 
Blessé.

https://www.instagram.com/evadee.des.livres/

J’aime ce genre de lecture qui percute
Comme un camion en pleine face
Une lune (un traumatisme) qui se dévoile petit à petit de son ombre (ou qui s’intensifie)
J’aime regarder la Lune se draper d’un voile sombre qui éclaircit mes pensées  (paradoxal) parce que je n’ai d’autre choix.
Parce que mon crâne repose sur le bitume des mots, avec une auréole rougeâtre.
Parce que oui, métaphore un peu sinistre 
Pour un livre qui percute 
Comme un camion en pleine face 
Et une Lune qui se dévoile.

J’écris ces mots à 2h07 du matin, avec l’esprit chamboulé, des sentiments confus, et une beauté urgente dans l’épiderme, là où ont effleuré les mots.

Il est 2h07 du matin et mon rythme cardiaque est haut. 
Il est 2h07 du matin et j’ai les joues pleines de suie.
Il est 2h07 du matin, coup de coeur vibrant.
Il est 2h07 du matin et les aiguilles semblent avoir arrêté leur danse sur le cadran.
Il est toujours 2h07, comme éternellement.
J’ai été face à une maladie, avec l’esprit impuissant.
Il est 2h07 du matin, et je ne vais pas m’en remettre d’ici là, je le sens.

On m’a fait entrer dans un monde particulier,  entre réalité et visions, telle une funambule au fil des pages, plongée dans la complexité de l’esprit, brut et beau… Mais qui peut vite sombrer dans la folie.

En effet, quand Jack est envahi par des hallucinations inquiétantes, c’est le monde d’August qui s’effondre.
Il réagit alors de la seule façon qui lui semble envisageable : en plongeant dans la folie de Jack.

Attendez pause on fait un instant superficiel : EST CE QU’ON EN PARLE DE LA BEAUTÉ DU LIVRE ?! 
La couverture est sublime, et l’intérieur du livre aussi d’ailleurs : les pages se noircissent au fil de la croissance du danger… Et ça nous plonge dans une ambiance d’autant plus prenante.

Prenante, c’est le mot. J’ai dévoré ce livre en une (un ?) après-midi, complètement obnubilée par des questions tiraillantes « comment ça va évoluer ? » « Que va-t-il se passer ? »…
Une intrigue à couper le souffle, traitant des maladies mentales dans un cadre que je n’avais jamais retrouvé avant. Une plongée dans les pensées du personnage qui est aux côtés de son ami, jusqu’à complètement plonger dans son monde lui aussi.
Une ambiance assez sombre dans un contexte réaliste, pour une histoire qui prend aux tripes, retournant le cerveau.

Et les personnages, oh mon dieu… Une complexité étonnante, et des personnalités si bien ficelées… Un vrai plaisir de les suivre, si bien que j’ai fini par m’attacher corps et âme à eux.

Vraiment, une addiction. On dit souvent qu’un livre est addictif, mais ici c’est vraiment la définition même de ce mot qu’on retrouve dans ces pages.

J’ai le coeur qui a claqué, les yeux écarquillés, et un sourire ébahi sur le visage, au rythme du rouge sur mes joues.
Une teinte dûe au rythme effréné, à la prise aux tripes, aux personnages et à l’intrigue si importante.
Car en plus d’être un coup de coeur, ce livre est une prise de conscience.