Y a-t-il pénurie de chamallows à San Francisco ?

L’imperfection, c’est le génie.

La folie, c’est le génie.

Il vaut mieux être totalement ridicule que totalement ennuyeux.

Y a-t-il pénurie de chamallows à San Francisco ? – Jupiter Phaeton

Préparez les casques de chantier et les bouchons d’oreilles, car ce livre est un vrai danger public. Ou plutôt, Archie est un vrai danger public.

Vous êtes plongés dans une histoire rocambolesque en plein San Francisco, où Archibald Skye, garde du corps féroce (et déjantée), a pour but de protéger le célèbre chanteur Shawn Claw. De plus notons que le fameux Shawn est l’idole d’Esteban, le meilleur-ami-complètement-gay d’Archie.

Situation déjà assez folle et mobilisant beaucoup de notes dans les aigus hein ? Eh bien sachez que ça va dégénérer, car Archie ne possède pas de pouvoir… dans un monde où TOUT LE MONDE a des pouvoirs. Elle est déjà sur le point de créer une apocalypse, et ça ne va pas s’arranger, car évidemment sa mission de protection auprès de Shawn ne va pas se passer comme prévu…

Vous l’aurez compris, ce bouquin est donc un concentré de « wow » « boum » crac » « pan » « RAAAAAH » « IIIIIIIH », et surtout de chamallows, et de « nom d’un panda sans bambou ».

Bref, vous êtes prévenus : haut taux de folie à venir.

Cette folie saute d’ailleurs aux yeux de part le personnage d’Archie, qui a exactement 4 personnalités qui se battent en duel. Schizophrène ? Non. Juste un peu déjantée ? Beaucoup.

On observe donc des battles entre Numéro 1, Numéro 2, encyclopédie sur patte, Numéro 3 et Numéro 4, qu’il ne vaut mieux pas voir apparaître car elle risque de décimer la planète. Ce côté complètement atypique de la, ou plutôt des, personnalités d’Archie m’a d’abord beaucoup étonnée, puisque cela rend le personnage totalement décalé, et que l’on ne risque pas de rencontrer à chaque coin de bibliothèque. D’abord interloquée, je fus ensuite complètement fan de cette femme impulsive, forte, sarcastique et… tarée sur les bords. (oui, vous allez beaucoup retrouver ce mot lors de cette chronique).

En effet dans ce livre, on s’attache rapidement aux personnages, ce qui est un réel tour de force de la part de Jupiter Phaeton. Que ça soit Archie, que j’ai beaucoup aimé par son caractère, ou Esteban, dont le pétillement (et l’idolaterie hystérique) m’ont beaucoup plu, on passe par plein d’émotions face à ces personnages hauts en couleur. Pour calmer le jeu (à ce stade là on risque d’exploser), la personne de Shawn détend cette atmosphère pleine de folie. En effet il est loin d’être la star arrogante et superficielle. Il est très doux et humain, créant un effet de balance face au dynamisme (presque extrême parfois) d’Archie et Esteban.

On a ainsi un trio qui m’a fait mourir de rire et qui m’a complètement emballée dans ses aventures. Effectivement, Archie est une garde du corps sans pouvoir certes, mais pas moins éclatante. On est ainsi embarqués dans des combats, des fuites, des mystères… et en bref une enquête à résoudre.

Eh oui, forcément, dans un monde plein de pouvoirs, quand une star se fait attaquer et que cela prend des mesures religieuses, ça fait du remue ménage.

Et ce fameux remue ménage fut un joyeux bordel. Il frôlait le « trop » par moments, mais l’autrice a une plume de maître et parvenait à doser sa part de folie. D’ailleurs on sent que Jupiter s’est beaucoup investie dans son roman, distillant de sa propre personnalité dans celui-ci, ce qui est quelque chose qui m’a fait sourire. Ce livre fut ainsi une très bonne lecture, portée par une plume fluide et entraînante, qui nous emporte dans une intrigue plus que complète. Je suis passée de l’étonnement au stress, et aussi par l’euphorie et l’intérêt. Car oui, ce livre suscite l’intérêt jusqu’au bout de part une intrigue à divers enjeux, qui ont réellement su me happer.

En bref, un roman plein d’action et surtout d’originalité, qui bouscule totalement les codes quitte à nous percuter un peu trop au passage. Mais lorsque l’on apprivoise cette part complètement barrée du roman, cela le rend d’autant plus unique. Ainsi Jupiter Phaeton a encore une fois su se distinguer !

Merci à l’incroyable Jupi pour l’envoi de son roman

Les vrais champions dansent dans le blizzard

Ce livre est un peu indescriptible. Tout d’abord, car il interpelle par sa forme. Il est rédigé sous forme de vers, ou en tous les cas une mise en page qui évoque le poème.
C’est ainsi que nous sommes directement plongés dans une ambiance particulière, qui fera l’originalité de ce livre. Des odeurs de macadam en été, de ballon de basket, de rires d’ados, de larmes, et un soleil couchant.
Ce livre fut pour moi comme des milliers de photographies s’imprimant sur ma rétine sous fond d’ambiance vintage.
J’ai bien aimé, ce basket important mais pas imposant, ces couleurs chaudes s’encrant dans mon esprit, ces blessures de la vie et ces brouillons provoqués par le passage des questionnements.
J’ai bien aimé aussi, les différents thèmes abordés, plus ou moins effleurés, plus ou moins présents. Tout en subtilité, portés par une plume qui marque par sa poésie et sa façon à, justement, marquer tout en douceur.
Ainsi ce livre ne fut pas une évidence, ce ne fut pas un coup de cœur intersidéral. Il fait simplement partie de ces livres qui, quand on les referme, laissent en nous une absence. Absence qui permet de se rendre compte de la présence qu’il eurent en nous.
De ce fait je me suis rendue compte que ce livre avait bien réussi à s’encrer quelque peu en moi. Ce n’était pas flagrant, car à première vue les personnages restent en ma mémoire des silhouettes sur photographie. Des caractères marqués par une encre qui devient transparente au soleil. Trop éphémères.
Mais finalement, l’éphémère est important dans cet ouvrage. Il permet d’en faire une réelle expérience, s’éloignant de son identité de papier pour se déposer sous nos yeux comme des souvenirs, transportant eux même nombre de vérités.
J’ai ainsi, sans le savoir, grandi avec ce livre, en vivant aux côtés de Charlie son deuil, son apprivoisement nouveau de la vie. Cet ouvrage m’a fait voyager auprès des quelques ados (et adultes) qui le font vivre. Qui font de lui, comme je l’ai dit, une expérience. J’ai lu, j’ai vécu, j’ai ressenti, et j’ai été étonnée par la puissance d’atmosphère de l’éphémère.
Ce fut donc simplement genial, d’être transportée ainsi dans ce cadre style années 80, tout plein de moments de vie, de rires, de matchs, de petites conneries, et quelques palpitations.
Oui, mon cœur a battu au fil des pages. Je n’aurais pas cru vivre autant cet ouvrage. C’est avec étonnement que je me suis rendue compte de sa beauté, de l’attachement que j’avais pour les personnages et de ce qu’ils ont partagés, des moments simples mais qui furent pourtant vraiment beaux.
N’est ce pas là une réelle prouesse, qui est finalement le plus important, de marquer le lecteur sans que celui ci ne se rende compte de rien ?
Me voilà avec un album photo dans le cœur, et des souvenirs qui font surface quand j’aperçois l’orangé d’un ballon de basket au coin de l’œil…

Merci aux éditions Albin Michel pour l’envoi de ce roman !

Je ne suis pas un gay de fiction

Ce qui est à craindre, c’est que l’homosexualité serve de marqueur pour simplifier les gens à l’extrême. On simplifie le monde pour essayer de le comprendre. Tu es le seul à avoir le droit de simplifier ta propre personne. – Je ne suis pas un gay de fiction, Naoto Asahara.

Bon… face à ce livre, je suis très mitigée, il me sera donc difficile d’écrire cette chronique.

En premier lieu, je fus très intriguée par l’histoire, qui est celle de Jun, qui est un garçon homosexuel qui entretient une relation avec un père de famille plus âgé que lui. Miura, une de ses camarades, découvre son orientation sexuelle. Fan des homos, elle lui promet de garder son secret, mais pour sauver les apparences (et se tromper lui-même), Jun décide de sortir avec elle. Le seul qui connaît tous les états d’âmes de l’adolescent est Mr Fahrenheit, le meilleur ami virtuel de Jun, homosexuel lui aussi.

Alors déjà, rien que dans la trame de l’histoire, qui n’est pas présentée comme cela sur la 4e de couverture du livre, bien que la mention « public averti » soit bien présente, beaucoup de choses m’ont dérangée.

D’une part, la relation de Jun et Makoto, quadragénaire, m’a dérangée. Pas tant dans la nature de la relation en elle-même (bien que cette forte différence d’âge ne m’a pas mise vraiment à l’aise), mais plutôt dans le déroulé de celle-ci. En effet on retrouve dans le livre plusieurs scènes très explicites, et surtout qui nous exposent pas mal les tendances perverses de Makoto, ce qui m’a vraiment dérangée…

Ce livre se pousse donc à la limite de l’obscène, et on peut ajouter comme exemple le meilleur d’ami de Jun qui lui malaxe le paquet comme si c’était des boules anti-stress en guise de bonjour.

Bref j’étais : gênée.

Je fus également dérangée par le mode de penser de Jun, qui certes permet d’exposer les nombreux questionnements qui taraudent les personnes homosexuelles notamment, mais avec lequel j’ai eu du mal. En effet, j’ai eu beaucoup de mal avec nombre de ses réactions, en particulier vis à vis de Miura.

D’ailleurs celle-ci m’a également gênée par son fanatisme vis à vis des personnes homosexuelles. Cette communauté des « fujoshi », fan des gays, m’a donc beaucoup interpellée, me laissant un goût de « wtf » encore plus prononcé sur la langue.

Le seul qui a réellement relevé la barre est Mr Fahrenheit, dont la sagesse m’a impressionnée et dont la façon de penser m’a beaucoup plu. Il fut pour moi un pilier discret de cette histoire, transmettant des valeurs. Il m’a ainsi beaucoup plu.

Bref, cette histoire m’a confrontée à des personnages quelque peu incompréhensibles, aux réactions parfois (souvent) douteuses, et au mode de pensée auquel je n’adhérais pas…

Malgré cela ce fut tout de même un livre enrichissant à lire, car si je passe outre la gêne occasionnée, ne pas être d’accord avec les personnages ou les événements est pour moi enrichissant. En effet cet ouvrage m’a donc permis de découvrir cette culture anti-différence du Japon, très oppressif, qui pousse ici Jun à sortir avec Miura, à se poser tout un tas de questions, à vivre dans le mal-être… Ainsi cela explique certaines situations du roman et m’a fait sortir de ma zone de confort.

Ce livre me laisse donc une impression dérangeante car je n’adhérais pas avec beaucoup de choses, j’ai été gênée et même parfois révoltée par ce qu’a osé écrire l’auteur. Il a présenté de part son histoire l’homosexualité de façon très particulière, avec laquelle j’ai eu beaucoup de mal. Cependant comme je l’ai dit précédemment, ce livre nous expose comment se déroule la vie d’un adolescent homosexuel au Japon et les situations auxquelles il peut être confronté.

Ce fut donc une expérience fortement déroutante, dans le sens pas uniquement positif du terme… Je ne saurais dire si je recommande ce livre, rien que pour Mr Fahrenheit je dirais oui. Si vous souhaitez un ouvrage briseur de codes, allez-y, mais soyez averti : j’en ressors très perplexe. Je suis perdue entre un léger dégoût, une appréciation tout de même de l’audace de l’auteur, et un état assez pensif. Mais au moins ce qui est sûr, c’est que ce livre fait réfléchir…

Merci aux éditions Akata pour l’envoi de ce roman !

La reine sous la neige

Si nos existences se limitaient aux images qui nous représentent, nous serions des pantins condamnés par un dieu méchant à refaire toujours les mêmes gestes, soumis aux lois du spectateur cruel qui peut à volonté accélérer ou ralentir, arrêter une attitude, une expression, n’importe quelle révélation de l’ordre de l’intime. Et notre existence s’effacerait au profit de ce que l’on voudrait retenir de nous.

La reine sous la neige – François Place

Alors… Comment commencer cette chronique en sachant que mes impressions sur ce livre sont assez floues ? Eh bien écoutez, je vais revêtir mes habits de chantier et je vais creuser dans ma mémoire de lectrice… Et quoi de mieux pour se rafraîchir la mémoire que le résumé ?

« Une tempête en plein ciel, un avion dérouté, une jeune fille fragile de 18 ans, un vol de portable, un coup de foudre, une reine morte, un enfant perdu, un tigre évadé du zoo, une statuette de plastique, une enquête impossible, Londres sous la neige… »

Bon… on est pas plus avancés.

Pour faire simple, cette histoire est une toile : celle de plusieurs fils d’histoires mêlées, et qui finalement n’en forme qu’une seule.

Ce livre conte celle de Sam, dont l’avion a été détourné à cause d’une tempête de neige et se voit obligée d’atterrir à Londres. Elle voit en cet incident l’occasion de rencontrer Maggie, une vieille dame avec qui elle est en correspondance depuis des années. Sur sa route se placera Eliot, un petit garçon, deux policiers et une hôtesse de l’air…

Ainsi bien des destins se mélangent, liés par un drame qui secouera l’Angleterre dans le même temps : la mort de la reine Elisabeth.

A son arrivée, Sam, complètement perdue, est prise en charge par Catherine, une hôtesse de l’air. Cependant la jeune femme va vite prendre ses libertés en se baladant dans Londres, où elle se fera voler son téléphone. Viendront alors à son secours 2 jeunes hommes, dont Eliot. Puis l’histoire se découd, Sam menant son enquête pour retrouver Maggie… Elle fera également la rencontre d’un petit garçon perdu, qui annonce que la défunte reine s’est réincarnée en tigre…

Dans le même temps, un mystérieux tigre s’échappe d’un zoo, et nous suivons également l’histoire de 2 policiers qui tentent de résoudre une enquête d’appartement saccagé.

Bref, une histoire très méli-mélo, mais qui est malgré tout très belle. Elle véhicule des valeurs familiales, amicales, amoureuses… Et j’ai beaucoup aimé cette beauté, qui se transmet par une plume fluide et riche. Elle porte tout ces personnages avec brio, me plongeant dans une atmosphère complètement happante, aux accents enneigés.

Mais malgré cette douce atmosphère, la neige m’a surtout refroidie et encombrée ici. En effet, cette histoire apparaît déjà fort complexe, et elle l’est ! On retrouve beaucoup de petites intrigues toutes imbriquées les unes les autres, et au final pas vraiment de fil conducteur.

On est donc plongés dans un ensemble assez flou, avec des personnages et une intrigue trop peu construits. Ainsi je me suis retrouvée relativement perdue entre toutes ces histoires, tous ces liens à établir… De ce fait bien que les différentes relations et histoires soient très belles, cette beauté est flouée par la complexité dans laquelle elle est plongée.

Cela fait que je me suis peu attachée aux personnages, qui sont très diversifiés, apportant de ce fait une richesse à l’histoire. Celle-ci est d’ailleurs fort profonde, notamment de part les valeurs qu’elle véhicule. C’est un concentré d’amour, tant amical que familial, et j’ai beaucoup aimé cet aspect.

Cependant, toujours le même problème revient : le flou et la complexité de l’histoire. Suivies une par une, les différentes intrigues sont très belles à suivre, mais lorsque l’on prend la vue d’ensemble, on se trouve totalement perdus…

Alors voilà, pour résumer ce fut un livre à l’atmosphère envoûtante, nous transportant comme dans un rêve le temps de cette journée londonienne sous la neige. Or, l’aspect bien trop décousu de cette histoire la rend dure à suivre, et d’ailleurs elle apparaît irréaliste : une tempête de neige, une mort royale, un vol de portable, un coup de foudre, un tigre qui s’échappe, une enquête policière et de précieuses rencontres… le tout en une seule journée.

Alors certes, l’ambiance magique est au rendez-vous, les messages familiaux, amoureux et amicaux également. Les personnages sont adorables : tant Maggie par sa richesse, qu’Eliot par sa gentillesse et son dynamisme, Sam par sa fragilité et son exotisme… Ce livre nous montre avec délicatesse la beauté des rencontres, et l’impact surréaliste qu’elles peuvent avoir sur notre vie.

Ainsi, cette journée de Londres sous la neige, c’est 24h surréalistes, qui nous emportent dans leur tourbillon merveilleux, duquel on ressort ébloui certes… mais lorsque le rêve s’efface, la réalité remonte à la surface : on aperçoit les failles, les intrigues trop peu réalistes, les précipitations, et surtout un très grand méli-mélo.

Merci aux éditions Gallimard pour l’envoi de ce roman !

Cursed, la rebelle

C’est ainsi que se forge le vrai courage. Quand on avance sans y voir clair…

Cursed, la rebelle – Thomas Wheeler

Ce livre possède une atmosphère qui nous enveloppe, nous enserre tout au long de notre lecture. Loin d’être étouffante, celle-ci est quelque peu charismatique, à l’image de Nimue, le personnage principal. On est donc emporté, d’une façon presque mystique, dans cette histoire qui réinvente la légende d’Excalibur. Ici, l’épée a soif de sang. Et elle se trouve dans les mains de Nimue, jeune fille Faë qui peut communiquer avec les Invisibles, après qu’elle vit sonvillage décimé par les Paladins Rouges. En effet en rendant son dernier souffle, la mère de Nimue lui confia l’épée, la conjurant de l’apporter au mystérieux Merlin…

C’est donc une histoire au goût de sang qui s’imprime sur nos rétines, une réecriture du mythe, une nouvelle facette de Merlin, ou encore Arthur et Morgane. L’histoire est ici portée par une figure féminine, Nimue, qui évoque en moi la force même. Elle participe à ce charisme déroutant du livre. Elle est une enfant, adolescente, mais se trouve ainsi plongée dans un destin démesuré, pour lequel elle devra combattre, pour l’avenir de son peuple. Et plus que cela, au creux de l’épée se trouve le destin de son monde tout entier. Mais… au risque de se perdre sous la puissance dévastatrice de la lame.

Nimue est ainsi un personnage qui m’a marqué au fer rouge. Elle devra mener la bataille, tant contre l’ennemi que contre ses propres démons. Bien qu’elle soit synonyme de force, c’est un personnage qui reste malgré tout humain, avec ses propres interrogations, ses doutes, ses mauvais choix… et j’ai trouvé cette facette vraiment importante. Elle donne d’ailleurs une dimension d’autant plus profonde à l’histoire, et m’a ainsi permis de plonger complètement dedans.

J’ai aussi beaucoup apprécié Arthur, Merlin et Morgane, loin des représentations habituelles que l’on se fait de ces personnages. Arthur apparaît comme un jeune homme bienveillant mais peu sûr de lui et de ses convictions. Ainsi loin du preux chevalier, il revêt une armure courageuse mais frêle (voire lâche?). Merlin, loin de l’image du puissant sorcier, est ici un homme déchu, aux prises de l’alcool et n’ayant plus de pouvoirs. C’est donc une rencontre avec un homme à nu que j’ai vécu par cette histoire. Il m’apparaît d’autant plus humainement beau, exposant ses erreurs mais n’étant pas réduit à elles malgré tout. Morgane quant à elle, est une femme déterminée à un point qu’elle en devient butée. Cependant ce personnage sûr de lui m’a bien plu, et revêt lui aussi une image bien humaine.

Bref, ce livre est donc une aventure totale, tant humainement qu’au niveau de son déroulé et des combats qu’elle porte. J’ai eu l’impression d’ouvrir un grimoire et de plonger au coeur des pages e jaunies, au creux de la légende… effleurant les nombreux tenants et aboutissants, m’attachant à ces peuples, portée par leurs combats et goûtant au goût du sang.

Cette histoire porte celle de bien des peuples, menacés par les Paladins Rouges et la religion. Des milliers de vies en danger, dans une histoire où les causes se heurtent et parfois, se mélangent. J’ai aussi été happée par l’effervescence du combat, priant pour les uns, le coeur brûlant pour d’autres…

Ce livre m’a déchiré les tripes, a émerveillé mon âme, et à su déposer en mes mains bien plus que 512 pages : une vie et une aventure.

C’est ainsi une Dame du lac, une Table ronde à redécouvrir. Du sang qui souille les récits trop clairs, une vérité qui s’impose à la force de la lame et des âmes. Des caractères qui forgent à nouveau tout une légende, l’inscrivant dans une histoire nouvelle.

Merci aux éditions Gallimard pour l’envoi de ce roman !

Fandom

Elle a dit qu’on pouvait passer toute sa vie à parcourir le monde sans jamais tomber sur l’âme sœur. Voilà pourquoi, si on a de la chance de la croiser un jour, il faut s’accrocher à elle des deux mains et ne jamais la laisser partir.

Fandom, Anna Day

Quand je me suis retrouvée face au point final de ce livre, je me suis tout d’abord sentie mitigée.

En effet celle-ci reste pronfondément ancrée dans les codes de la fantasy-dystopie auxquels elle appartient.

On peut donc dans les premiers chapitres se dire que cette histoire a une plutôt bonne base, mais ne sera pas transcendante.

Et sur le fond c’est vrai, certains passages sont un peu décevants (notamment le début et la fin), car ils ne sont foncièrement pas surprenants, ce qui donne un effet un peu plat à l’histoire.

Cependant, le milieu de ce livre reste très bon (on dirait que je parle d’un gâteau mais bon).

En effet, lorsque les bases (pas au top de l’originalité donc) sont posées, on entre dans un univers qui, plutôt que de m’engloutir dans son manque d’extravagance, s’est trouvé être très bien construit.

De ce fait j’ai été étonné par la foissonance de détails de l’univers dystopique qu’on nous propose ici. Certes, il reste dans les sentiers battus, mais il est extrêmement immersif. Cela se fait grâce notamment à la plume de l’autrice qui est fluide et permet grâce aux mots qu’elle nous offre une belle représentation mentale du monde dans lequel elle veut nous plonger. Et c’est chose réussir, puisque, charmée par cet univers construit et très complet, j’ai plongé la tête la première dedans.

En effet, Alice, Kate, Violet et Nate, venus voir à la Comic-con leur idole, l’acteur principal de l’adaptation de leur roman favori. Or suite suite à un accident ils se retrouvent mystérieusement plongés dans l’univers de ce roman : « La danse des pendus ».

Ils se retrouvent alors malgré eux obligés de revivre l’histoire, sans trop s’éloigner du canon original au risque de manquer le dénouement final…

Ainsi ils prennent place dans un monde dystopique, entre les Impas et les Ingas, au coeur d’une révolution qu’il devront mener à bien. Devenus à leur tour personnages de l’histoire, chacunes de leurs décisions ont un impact… Pouvant aller jusqu’à la mort.

Mais… aucune histoire ne mérite qu’on meure pour elle.

VOUS VOYEZ ! (je vous agresse wow), on affaire à une intrigue qui en soi ne casse pas trois pattes à un canard, mais qui est EXTREMEMENT bien menée.

On revient encore sur l’univers, mais il est vraiment immersif, et de ce fait il y a aussi une répercussion sur les personnages. Effectivement ceux-ci paraissent vraiment réels, et on vit de ce fait l’histoire à leurs côtés. Ainsi cette lecture ne fut pas totalement fictive, elle eût une part réelle qui a vraiment ancré des souvenirs dans ma mémoire.

J’ai donc vécu de vrais moments aux côtés d’eux, qui ont su prendre une place dans mon coeur. Notamment Ash, que j’ai trouvé très attentionné et protecteur. Il fut ainsi celui auquel je me suis le plus attachée par sa justesse. J’ai aussi été très attendrie par Nate, le petit frère de Violet, très intelligent et à la vivacité qui m’a charmée.

Pour ce qui est de Thorn et Kate, ils m’ont aussi émue malgré leurs carapaces de gros durs, ils cachent une profondeur qui m’a beaucoup plue, et donne ainsi une dimension morale à l’histoire, bien que celle-ci soit déjà très approfondie de ce côté.

Kate est un personnage qui m’a plu par sa jovialité et son excentricité à toutes épreuves, qui lui donne un caractère intrépide qui m’a fait sourire bien qu’elle ne soit pas la plus exploitée.

Pour ce qui est d’Alice, je l’ai trouvé très superficielle jusqu’au bout, et pour ne rien arranger l’intrigue la cantonne dans cela, ce qui fait d’elle un personnage qui participe à ce côté très classique de l’histoire, ce qui est tout bonnement son point faible.

Willow aussi est assez superficiel… non en fait il tend complètement sur le cliché, ce qui m’a un peu déçue mais colle cependant au script.

Dailleurs Violet participe également au fait que l’histoire prenne parfois des accents très clichés de la dystopie, ce qui l’a rendue à certains passages peu intéressante, ou tout du moins freine son rytme entraînant.

En effet c’est un personnage qui manque de confiance en elle et qui m’a donc parfois agacée, me donnant l’envie de la secouer afin qu’elle sorte des sentiers battus dans lesquels est embourbée l’histoire.

Malgré cela, l’intrigue a su prendre des accents totalements fous, avec une action qui prend aux tripes et qui transforme une histoire pouvant tomber dans la lourdeur en un véritable page-turner. Ce livre, je ne l’ai pas vu passer, complètement emballée par les péripéties auxquels sont confrontés les personnages, complètement obnubilée par l’univers et les enjeux complètement dingues. On est emportés par les dimensions morales et fantaisistes de ce livre, qui apporte une réféxion sur différents sujets portés par l’intrigue.

Malgré les côtés restant sur les bases du genre, et parfois facteurs de yeux levés au ciel, j’ai vécu une véritable histoire grâce à ce livre, qui a été jusqu’à m’émouvoir aux larmes avec le coeur qui bat la chamade.

La mélansire

Là, dans l’eau, je distingue des formes lumineuses et, soudain, comme un regard rivé au mien, d’une profondeur infinie, la voix résonne en moi : « il y a un jour au fond de la nuit », me répète-t-elle distinctement.

La Mélansire, Estelle fitz

Bon alors les amis, pour ce livre je suis extrêmement mitigée, voir complètement déçue.

Déjà, vous voyez ce genre de couverture vous vous dites « wouah le truc de fou ». Ensuite, vous lisez le résumé et vous vous dites « wouahhh trop cool je vais découvrir un nouvel univers avec une intrigue atypique et touuut »

Sauf que… Non.

https://www.instagram.com/evadee.des.livres/

On nous promet une histoire telle que celle ci :

« Avery aimait Nolan, à la folie. Et puis un jour, Nolan l’a quittée et Avery ne s’en est jamais vraiment remise. Un soir, sa meilleure amie lui porte le coup de grâce : c’est avec elle que Nolan l’a trompée et cela fait maintenant près d’un an qu’ils sont ensemble. Ravagée par la douleur, Avery se rend sur le Pont Neuf. Elle ne veut pas mourir, seulement atténuer sa souffrance. Mais quelle est cette lumière qui, au fond de l’eau, l’appelle ? Avery ne réfléchit plus et se jette dans le vide. À son réveil, elle découvre une cité fantastique peuplée par les « Mélansires » : des gens qui, comme elle, ont perdu tout espoir et ont juré d’éradiquer l’amour de la surface de la Terre. Parce qu’elle a plongé dans la Seine, Avery fait désormais partie des leurs. Elle doit renoncer à ses émotions et se rallier à leur cause. Mais est-ce vraiment ce que recherche Avery ? »

Je m’attendais donc à un univers sous-marin bien construit, qui me ferait découvrir un autre monde… Et j’avoue que ces Mélansires m’intriguaient énormément, tout comme leur froide cause.

Mais… Ce concept, bien que très bon, ne fut pas du tout exploité.

En effet je suis tout d’abord tombée sur une héroïne principale en souffrance suite à une peine de coeur… Et comment vous dire que si au bout du roman vous n’avez pas compris qu’elle souffre et que « omg je veux en finir mais en fait non mais Nolan est un connard j’ai mal au coeur ouin ouin ouin », c’est que vous avez loupé les 3 quarts.

Oui oui, les 3 quarts du roman, tout du moins en ce qui concerne Avery, est centré sur sa souffrance. Déjà que pour moi, les pleurnicheries de peine de coeur dans un roman, ça va deux minutes, mais là…
Ça m’a très vite soûlée, et j’avais hâte qu’on découvre enfin quelque chose ayant trait au fantastique.

Lorsque Avery plonge (enfin) dans la Seine, elle découvre (enfin) le monde des Mélansires (le résumé nous spoile ainsi tout le début du roman génial), je m’attendais à THE tournant intéressant du roman sauf que…

Non, toujours pas. Avery est passé des larmes à l’incompréhension et nous le fait bien savoir pendant plusieurs dizaines de pages… Et même pendant quasiment tout le reste du roman en fait.
Elle ne comprends tellement rien et est tellement axée sur la découverte de ce nouveau monde que l’on apprend rien, que cet univers reste totalement inexploité et que l’on effleure tout.

Comment vous dire que j’étais au summum de la frustration, car les Mélansires promettaient une tournure fantastique géniale au roman et avaient beaucoup de potentiel.

Seulement voilà, à chaque fois qu’un élément intéressant pointait le bout de son nez, il était soit passé en vitesse, soit trop peu exploité.

On obtenait donc un mélange de chouinement et d’incompréhension dans un monde prometteur mais si peu approfondi qu’on ne s’attachait à rien.

J’avais beau râler devant mon bouquin, rien n’y fit, je n’obtint des Mélansires que des descriptions, des actions trop fouillies, et des personnages secondaires eux aussi bien trop peu exploités.

De ce fait, l’action qui découle de l’intrigue posée (très bancalement), n’était pas du tout crédible.

Pour cause ? Le non-attachement que j’avais, que ce soit pour les personnages ou pour l’intrigue elle même, la faute aux larmes d’Avery qui avaient pris toute la place sur l’exploitation du potentiel de cette histoire.

Je suivais donc, blasée, des actions qui s’obstinaient à donner une tournure limite dystopique au roman. Cela a achevé d’enterrer ce livre sous mon estime car ces actions étaient à la limite de l’inutile puisque la motivation des Mélansires et tout le contexte qui va avec n’était pas suffisamment bien inscrit dans l’histoire.

Malgré donc des éléments fortement prometteurs, je n’ai obtenu ici qu’une lecture qui m’a laissé insensible.

En effet ce monde sous-marin des Mélansires et l’intrigue qui s’en découlait ne fut effleuré qu’en surface, ce qui est dommage pour un monde des profondeurs (lol).

Résultat ? Peu d’attachement aux personnages, des actions peu crédibles, un monde trop peu exploité et un personnage principal qui se plaint beaucoup trop.

Le tout est porté par une plume très peu construite qui m’a elle aussi laissé sur ma faim.

Notons quand même que ce livre est le premier de l’autrice, ainsi je ne la blâme pas du tout, cependant ce livre est une grosse déception pour moi.

Merci aux éditions Albin michel pour l’envoi de ce roman !

Thorngrove

Tout était noir autour de moi. En moi. J’ai eu si froid. J’ai toujours froid… Le coeur gelé comme un flocon de neige.

Thorngrove, Cécile Guillot

Ce livre est déroutant au début. En effet, j’avais du mal avec la plume de l’autrice que je trouvais assez simple, avec un style qui me laissait quelque peu perplexe.

Mais peu à peu, on se laisse emballer sans s’en rendre compte par cette lecture, qui nous happe par son atmosphère étrange qui a su me prendre aux tripes.

https://www.instagram.com/evadee.des.livres/

Je me suis attachée à Madeline et à sa soeur, tout comme aux autres personnages, et aux mystères qui vont peu à peu les embaumer, les liant à la légende de Thorngrove… Un étrange manoir abritant des années plutôt des soeurs jumelles au destin funeste…

Ainsi, on part d’une histoire à priori banale portée par un style d’écriture fort simpliste, qui fini par nous entraîner dans une atmosphère quelque peu mystique à l’étrangeté angoissante… rendant ce livre parfait pour ce mois d’octobre.

Le seul bémol est que j’aurais voulu que ce livre dure un peu plus longtemps afin d’approfondir davantage l’intrigue ainsi que les personnages, mais j’ai tout de même été plus qu’agréablement surprise, et surtout complètement envoûtée aux côtés du caractère fort de Madeline, de la douceur atypique de Meadow, de la sincérité de Blaine… bref, ces personnages nous offre une palette de caractères différents, jouant tous un rôle dans la prise presque parfaite que ce livre a sur nous.

On entre dans une intrigue complètement décalée, à l’étrangeté qui a su me faire frissonner, à la limite du dérangeant… Et c’est totalement ce que je recherchais en cette période de l’année !

J’ai suivi avec engouement les recherches de Blaine et Madeline sur la légende qui entoure les jumelles de Thorngrove, donnant à l’histoire un rythme entraînant.
Mais surtout celle ci est extrêmement réaliste, ce qui contraste avec son étrangeté notamment au niveau du personnage de Meadow qui aura su m’intriguer tout au long.

Le tout porté par cette intrigue au comble du déconcertant et du mystère…

Cela est également accentué de par l’esthétique du livre, donc les pages se recouvrent de lierre au fur et à mesure.
Ce qui a su me faire frissonner également furent les extraits de journal des jumelles de Thorngrove, qui m’ont fortement deconcertés, faisant un parallèle avec l’histoire qui la rendait encore plus addictive.

Thorngrove est donc un livre totalement atypique, qui nous prend par surprise sans que l’on s’y attende, et c’est cette étrangeté qui nous enserre sans que l’on s’en aperçoive qui m’a plu.

L’intrigue prend au fil des pages un tournant de plus en plus intéressant, peuplée de mystères qui s’étoffent au fur et à mesure, pour enfin nous apporter un dénouement inattendu.

Cela a achevé de me surprendre et de m’attacher à cette histoire et ses protagonistes, qui a su me plaire par son réalisme transportant, mêlé à ce côté étrange qui m’a fait parfois froid dans le dos…

En somme, la lecture parfaite pour ce mois où Halloween approche…
Alors, Thorngrove ou un sort ?

Merci aux éditions Lynks pour l’envoi de ce roman !

Check me up !

Coucou !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un manga sorti récemment chez @kazefrance : Check me up !

https://www.instagram.com/evadee.des.livres/

Check me up, c’est quoi ?

Alors déjà, oui, c’est un shojo, mais non, pas une romance avec la petite infirmière sexy qui tourne légèrement au porno.

Bon, certes on va pas se le cacher : y’a du cliché.
Ça reste la petite infirmière qui a pris médecine simplement pour retrouver un mystérieux urgentiste croisé il y a des années…
Tiré par les cheveux comme intrigue, je suis d’accord.

Quand j’ai découvert ça, j’étais donc un peu sceptique, la boule au ventre de me retrouver avec une histoire gnangan prude VS bad boy.

Et oui, comme prévu, le bad boy est bien là.
Seulement… Pas la petite prude ! Sakura a un caractère bien trempé, et plutôt que de fondre face à la froideur (et méchanceté) de Kairi Tendo, elle ne se laisse pas démonter et riposte.

Ces caractères de feu m’ont beaucoup plu car il apportent un côté décalé à la romance, qui d’ailleurs va à un rythme normal, le scénario est loin d’être dénoué et donne ainsi un aspect véritable à l’histoire, bien qu’elle soit improbable.

Les personnages sont donc clairement un point fort de ce manga, car d’une part la froideur de Tendo m’intrigue beaucoup, et d’autre part la ténacité de Sakura la rend attachante malgré le côté très gnangnan de son amour pour le docteur.

Vous l’aurez compris, malgré le cliché présent dans cette histoire, elle est très addictive et sort tout de même quelque peu des sentiers battus.

D’ailleurs, autre point qui la rend vachement intéressante : le cadre de l’hôpital.
Je l’ai trouvé bien exploité : ni trop présent ni juste là pour le décor.

Il apporte un gros point positif car il permet une intrigue qui va au delà de la romance, permettant d’installer d’autres enjeux et de développer l’intrigue.

Les personnages secondaires ont une utilité, bien que ce ne soit pas eux qui apportent un réel plus à l’histoire, et ils sont aussi très mignons hehe.

Bref, ce cadre médical est assez innovateur je trouve, et promet beaucoup pour la suite !!

D’ailleurs en parlant de suite… olala j’ai si hâte de me plonger dans le tome 2 !
Ce tome 1 a su me convaincre et m’a emballée, et puis cette fin wow… Elle me laisse sur le cul !

L’intrigue a su prendre un tournant qui m’a prise par surprise, et qui surtout promet pour la suite une profondeur à l’histoire qui risque bien d’effacer le cliché et de me rendre accro…

Merci aux éditions Kaze pour l’envoi de ce manga !

Ashes falling for the sky

La beauté se cache dans les imperfections, dans les contrastes, dans les âmes brisées.

Ashes falling for the sky, nine Gorman et Mathieu Guibe

Je pense qu’il faut parler de « Ashes falling for the sky » en mettant les deux tomes ensemble, sans les dissocier, ce serait un bien trop affreux crime.

Le tome 1 fut une petite déception, je vous l’avoue.
J’avais lu bien trop d’avis dessus, et j’étais donc partie dans ma lecture avec bien trop d’attentes.
Je n’ai donc pas vraiment découvert à 100% ce livre, puisque j’étais influencé par ce que j’en attendais suite aux avis lus.
Ça m’a donc empêchée de profiter pleinement de cette lecture, qui m’a déçue car elle ne m’a pas brisé le coeur comme je m’y attendais.

J’ai également deviné quelques éléments, dont un qui était une révélation essentielle de ce tome mais que j’avais malheureusement comprise très tôt.

De plus, j’ai trouvé beaucoup de ressemblances à After.

Cependant « Ashes falling for the sky » est très loin d’être After. Je ne sais pas vraiment comment poser mes mots sur ces ressemblances, mais dans ce livre c’est indéniable qu’il y a des éléments qui rassemblement complètement à After, et pour autant on est face à quelque chose de très différent.

Ici la romance et le jeu de sexe qui s’installe entre Ash et Sky n’est qu’une petite partie de l’intrigue, car ce livre est très profond (pour mon plus grand soulagement).
Leur histoire va plus loin qu’un défi, va plus loin que les clichés. Bien plus loin que toutes les idées reçues qu’elle peut nous inspirer.

Ce bouquin aborde les fêlures des êtres blessés. Il montre l’être dévasté. Il montre le mal être et le combat pour s’en sortir.
Tous les deux à la quête de la lumière dans les ténèbres.

J’ai été très touchée par Ash, qui est aux premiers abords le cliché du bad boy mais qui est pourtant tellement plus.
Et aussi Sky, dont j’ai adoré le caractère combatif, sincère et spontané.
C’est également sans compter Véro, en qui je me suis reconnue, Sybille ainsi que tous les autres personnages.
Mais surtout Zach, dont je vais simplement dire qu’il fut un gros gros coup de coeur.

C’est tout cela qui a fait de ce livre une très bonne lecture. Car l’histoire elle même est recherchée, plus profonde qu’une simple romance malgré les apparences.
Elle est surtout extrêmement puissante, me tirant des larmes par sa justesse et sa beauté.
Ici c’est de l’amour dans la noirceur de l’être blessé, l’amour pour se relever, l’amour qui assiste aux chutes aussi.

On ne peut qu’adhérer aux messages transmis dans ce livre car nous sommes tout bonnement tous humains, tous un peu cassés.

C’est ces éléments, cette beauté transcendante qui a rendu ce livre si puissant, malgré la légère déception.
Et c’est surtout ça qui, lors du tome 2, a transformé cette « très bonne lecture » en putain de coup de coeur.

Ce tome 2 fut un saisissement au coeur, une parfaite continuation, une apothéose.

Les personnages sont approfondis, tout comme l’intrigue.
On sent que tout est plus recherché, plus touchant, plus briseur de coeur aussi.

Parce que oui, bordel, pour ce livre j’ai eu le coeur pété.
Il a explosé sous la puissance de ce livre, sous tout ce qu’il nous transmet.
La tristesse qu’il dépeint,
Les blessures qu’il effleure,
L’humanité qui nous touche.

Il fut d’autant plus touchant.

Les événements s’enchaînent, m’ont fait vivre une myriade d’émotions.

Ce livre a fait des sentiments sombres une oeuvre pleine de lumière.

Les auteurs ne se sont pas dérobés face à la tristesse, face aux blessures qu’ils devaient décrire.
Ils n’ont pas fait dans le cliché, ou en tous les cas celui ci n’est pas flagrant, inquisiteur.
Ils ont fait dans la justesse, dans le vrai surtout.

Et ça, ça c’est rare.
De pouvoir prendre sa palette d’émotions
D’en construire un chef d’oeuvre
Et surtout de ne pas dénaturer la toile.

Et, accomplissement de plus, d’emporter le lecteur dans ce que l’on transmet, tant et si bien que je me suis retrouvée avec des rivières sur les joues.

L’histoire des personnages est d’autant plus bien construite, l’intrigue également.

On retrouve des êtres humains, avec une réelle évolution dans leur construction et surtout celle de leur histoire.

On retrouve aussi tous les bons éléments du tome 1, et d’ailleurs les ressemblances avec After s’effacent, pour nous offrir une découverte, une vraie.

Tout fut plus puissant, mieux décrit, plus approfondi et plus recherché.

Je ne sais pas vraiment poser mes mots sur tout ce qui a fait que ce tome 2 fut la continuation parfaite du tome 1, en mieux.

J’ai adoré, et été brisée en milles morceaux par ce qui fait que ces deux personnages sont eux aussi brisés.

C’était juste encore plus puissant.
Une sorte de déflagration.

Je l’ai eu, le coeur brisé que j’attendais au tome 1.
Je l’ai senti, la brûlure dans ma poitrine.

Ash, plus profond,
Sky, encore plus sincère,
Et une histoire pleine de parts sombres à apprivoiser.

Merci aux auteurs (que j’ai pu rencontrer à Lille) pour leur proximité, leur gentillesse, leur talent, et tout simplement pour leurs personnes.

Merci du fond du coeur pour cette dédicace de Zach (mon personnage préféré) qui s’est apparentée à un exercice d’écriture pas prévu, mais qui est tout bonnement magnifique. 💛

Merci également aux éditions Albin michel pour l’envoi de ces deux romans, et désolée du retard qu’a pris ce post. (La faute à la veste en cuir que je n’ai pas trouvé, car je voulais faire une autre photo que celle ci mais je n’ai donc pas pu, ce qui a entraîné pas mal d’indécision… Qui a dit qu’être chroniqueur était facile ? ;))