C’est pourtant simple, bordel. Pourquoi personne ici n’arrive à se fourrer ça dans le crâne ? Jack est mon unique constante. Mon point fixe.

Rois de cendres, K. Ancrum

J’aime quand une lecture m’abime
Qu’elle me fasse couler des larmes à 1h du matin
Qu’elle dépose de la nuit sous mes yeux 
Des sillons salés sur mes joues
Des froncements de sourcils 
Et un coeur qui bat frénétiquement 
Blessé.

https://www.instagram.com/evadee.des.livres/

J’aime ce genre de lecture qui percute
Comme un camion en pleine face
Une lune (un traumatisme) qui se dévoile petit à petit de son ombre (ou qui s’intensifie)
J’aime regarder la Lune se draper d’un voile sombre qui éclaircit mes pensées  (paradoxal) parce que je n’ai d’autre choix.
Parce que mon crâne repose sur le bitume des mots, avec une auréole rougeâtre.
Parce que oui, métaphore un peu sinistre 
Pour un livre qui percute 
Comme un camion en pleine face 
Et une Lune qui se dévoile.

J’écris ces mots à 2h07 du matin, avec l’esprit chamboulé, des sentiments confus, et une beauté urgente dans l’épiderme, là où ont effleuré les mots.

Il est 2h07 du matin et mon rythme cardiaque est haut. 
Il est 2h07 du matin et j’ai les joues pleines de suie.
Il est 2h07 du matin, coup de coeur vibrant.
Il est 2h07 du matin et les aiguilles semblent avoir arrêté leur danse sur le cadran.
Il est toujours 2h07, comme éternellement.
J’ai été face à une maladie, avec l’esprit impuissant.
Il est 2h07 du matin, et je ne vais pas m’en remettre d’ici là, je le sens.

On m’a fait entrer dans un monde particulier,  entre réalité et visions, telle une funambule au fil des pages, plongée dans la complexité de l’esprit, brut et beau… Mais qui peut vite sombrer dans la folie.

En effet, quand Jack est envahi par des hallucinations inquiétantes, c’est le monde d’August qui s’effondre.
Il réagit alors de la seule façon qui lui semble envisageable : en plongeant dans la folie de Jack.

Attendez pause on fait un instant superficiel : EST CE QU’ON EN PARLE DE LA BEAUTÉ DU LIVRE ?! 
La couverture est sublime, et l’intérieur du livre aussi d’ailleurs : les pages se noircissent au fil de la croissance du danger… Et ça nous plonge dans une ambiance d’autant plus prenante.

Prenante, c’est le mot. J’ai dévoré ce livre en une (un ?) après-midi, complètement obnubilée par des questions tiraillantes « comment ça va évoluer ? » « Que va-t-il se passer ? »…
Une intrigue à couper le souffle, traitant des maladies mentales dans un cadre que je n’avais jamais retrouvé avant. Une plongée dans les pensées du personnage qui est aux côtés de son ami, jusqu’à complètement plonger dans son monde lui aussi.
Une ambiance assez sombre dans un contexte réaliste, pour une histoire qui prend aux tripes, retournant le cerveau.

Et les personnages, oh mon dieu… Une complexité étonnante, et des personnalités si bien ficelées… Un vrai plaisir de les suivre, si bien que j’ai fini par m’attacher corps et âme à eux.

Vraiment, une addiction. On dit souvent qu’un livre est addictif, mais ici c’est vraiment la définition même de ce mot qu’on retrouve dans ces pages.

J’ai le coeur qui a claqué, les yeux écarquillés, et un sourire ébahi sur le visage, au rythme du rouge sur mes joues.
Une teinte dûe au rythme effréné, à la prise aux tripes, aux personnages et à l’intrigue si importante.
Car en plus d’être un coup de coeur, ce livre est une prise de conscience.

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